Les indiscrétions
Un bordel sans nom
Semaine du 6 octobre 2025
À l’affiche
Parce qu’elles et ils le valent bien

Olivier Nicollin, Groupe Nicollin
Les Indiscrétions avaient délivré l’information en exclusivité, en juillet – post Linkedin le plus lu de l’été sur notre compte : le Groupe Nicollin remporte 5 des 6 lots du marché de nettoiement et de collecte des ordures de la métropole de Montpellier. Ce contrat de 8 ans « débutera réellement en octobre 2026 », indique Olivier Nicollin, lors d’un entretien accordé ce 3 octobre. Il attribue ce quasi grand chelem, réussi face à des concurrents de taille – Pizzorno Environnement, Suez, Derichebourg Environnement, Urbaser et Paprec Group – « à notre connaissance de la métropole et à notre engagement à électrifier la quasi-totalité du parc de véhicules d’ici un an et demi. On a bien bataillé dans cet appel d’offres à étapes. Notre périmètre augmente un peu à Montpellier : on passe de 4 lots sur 5 sur le marché en cours à 5 lots sur 6 sur le prochain ». Le marché de la métropole de Montpellier représente « 10 à 12 % du chiffre d’affaires de la division Environnement (environ 550 M€ cette année, la partie Services représentant environ 220 M€). Le défi principal est de devenir la première métropole de France à décarboner totalement son service de collecte. Cela pose des difficultés, parce qu’à date, tous les gabarits de véhicules n’existent pas en électrique. Et qui dit électrification du parc, dit augmentation du coût, et donc augmentation des impôts des usagers ».
En termes de stratégie, le groupe familial, qui compte 12.000 salariés pour un CA d’environ 740 M€ en 2025, entend privilégier le secteur des services, « en forte croissance et où les appels d’offres sont très fréquents », au détriment de l’eau. Un projet d’acquisition d’une entreprise pesant plus de plus de 40 M€ de CA, basée au Portugal, est annoncé pour les prochains mois. Localement, deux marchés, en cours de renouvellement, sont à suivre : Grand Narbonne (11) et Sète Agglopôle (34).
Sur l’actualité fiscale et réglementaire, le PDG du Groupe Nicollin juge la taxe Zucman « débile (sic). Faire des efforts supplémentaires, pourquoi pas, mais on ne peut pas mettre une taxe sur une valeur potentielle de société. Prenez Mistral, qui fait de l’IA. Elle est valorisée à 2 Md€, mais les 2 % de son CA, elle ne les aura pas. Au bout d’un moment, il faut que le système soit intelligent ».
>Sur le même sujet : « Abandon du nouveau stade : les Nicollin ‘fatalistes’ », Les Indiscrétions du 15 septembre, en cliquant là.
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Il s’agace du poids croissant des normes, l’assimilant à un goût pour « l’autoflagellation. À un moment, il faut se détendre. La réduction de l’empreinte carbone du Groupe est un objectif qui n’est pas simple, surtout que nous sommes en croissance. La couche d’ozone, le réchauffement climatique, ce sont les Chinois, les Indiens, les Américains. Nous, en Europe et en France, on peut tous rouler en vélo, ça ne sauvera pas la planète (…). Dès qu’une loi nous paraît sympathique, au fin fond de la Lettonie, il faut la mettre en France. On ne s’en sort plus. Maintenant, c’est la réintégration de jours de congés pour les salariés qui ont été malades pendant leurs vacances. À un moment, trop, c’est trop ! Ça fait des années, de toute façon, que l’État envoie des patates chaudes aux entreprises pour régler des problèmes ». Comme le dépistage de drogue en entreprise (lire ici) : « On est obligés de contrôler l’alcoolémie et la présence de stupéfiants dans l’organisme de nos salariés. C’est le boulot des flics, pas le nôtre. Mais ça va faire des drames sociaux, cette histoire : on sait, aujourd’hui, que beaucoup de gens fument des pétards. Bientôt, je vais être obligé de virer des mecs parce qu’ils ont fumé un pétard la veille au soir ! Celui qui boit aura un test négatif le lendemain matin. Mais celui qui fume de manière régulière aura un test positif. Pourtant, le lendemain, il sera bien réveillé, et tout aussi apte à travailler que celui a bu la veille. La justesse des tests est selon moi à revoir. »
Comment garder un esprit familial, quand il y a plus de 12.000 salariés ? « C’est compliqué. C’est encore possible sur la partie Environnement, où on est 4.000. Sur la partie services, qui emploiera bientôt 9.000 personnes, c’est impossible à suivre. On espère que l’état d’esprit ruisselle, des directeurs généraux vers leurs adjoints, puis vers les équipes. »
Le dirigeant glisse enfin le relatif échec du CFA d’entreprise, inauguré en grandes pompes en 2019, en présence de la ministre du Travail.

Stéphane Mille, Aura Aero
Il est nommé directeur de l’activité défense de l’avionneur toulousain Aura Aero, apprend-on dans un post LinkedIn du 2 octobre. Ancien chef d’État-Major de l’Armée de l’air et de l’espace et fort de plus de 30 ans d’expérience opérationnelle en tant que pilote de chasse, il est nommé afin « d’accélérer la feuille de route Défense » de l’entreprise en vue lors du dernier Salon du Bourget, en juin dernier (À (re)lire juste là). Il interviendra notamment dans le développement du drone MALE (moyenne altitude et longue endurance).

PH.Carbonnel, Cathie Bourdoncle, législative partielle (82)
Pierre-Henri Carbonnel, candidat UDI-RN arrive en tête du 1re tour de la législative partielle (après que Brigitte Barèges a été déclaré inéligible en juillet) de la 1re circonscription du Tarn-et-Garonne, avec 29,5 % des voix. Pour le second tour, il sera opposé à Cathie Bourdoncle-Larnaudie (PS) qui le talonne avec 24,3 % des voix. Autre enseignement de cette élection : la candidate macroniste Catherine Simonin-Bénazet n’arrive qu’en sixième position des suffrages, avec tout juste 5 % des voix. Un score moins bon que celui de Brigitte Poma, dissidente RN (7,3 %), Samir Chikhi, Générations (10,4 %) et Bernard Pécou, LR (17,5 %). Second tour ce dimanche 12 octobre, avec des résultats à retrouver dans Les Indiscrétions du 13 octobre.

Virginie Fabre, GSE Toulouse
Elle est recrutée comme directrice du développement de GSE (contractant général en immobilier d’entreprise) à Toulouse. Directeur régional Occitanie de GSE : Jérôme Rolland. Virginie Fabre était auparavant en charge du développement de l’activité Parkings chez GSE (groupe allemand Goldbeck, actionnaire de GSE depuis 2019). « On est souvent perçus comme des professionnels des réalisations logistiques. C’est vrai, mais GSE développe d’autres expertises : commerces, industrie, tertiaire, data centers, parkings en silo… », confie aux Indiscrétions Constance Houlès-Catalan, nouvelle directrice de GSE côté Occitanie Est (Mauguio – 34). Les réflexions portent désormais sur des réalisations de plus en plus hybrides : « Un siège d’entreprise intègrera par exemple un morceau de logistique, une salle de sport au-dessus, peut-être des bureaux pour une autre entreprise et des logements… », projette-t-elle. GSE couvre toute l’Occitanie… Y compris la Lozère, insiste Constance Houlès (ex-Cogedim) : « L’agriculture change, répond à des réglementations environnementales de plus en plus drastiques, et a besoin de se moderniser. Des investissements sont à faire, et nous savons accompagner ce type de projet », glisse-t-elle. Parmi les zones potentielles d’intérêt, « le territoire du bassin de Thau (Sète-Agde, Hérault), en grande transformation. Des industries vont devoir quitter les centres-villes, où le logement est désormais très attendu après des décennies d’étalement urbain ».
> Sur le même sujet : « Constance Houlès, GSE », Les Indiscrétions du 29 septembre, en cliquant là.

Michel Labadie, CINES
Il est le nouveau directeur du CINES (Montpellier) depuis ce 1er octobre, annonce le Centre Informatique National de l’Enseignement Supérieur. Ingénieur en informatique, il a mené sa carrière dans l’enseignement supérieur et la recherche, à l’Inserm puis à l’IRD, où il pilote des projets de transformation numérique, de gestion de données et de calcul haute performance, en lien avec des bailleurs internationaux. Il succède à Michel Robert, dont le mandat a été marqué par la mise en service du supercalculateur Adastra et un chantier de rénovation des infrastructures. Il poursuit sa carrière en tant que professeur de l’Université de Montpellier, où il animera la chaire partenariale Polytech Montpellier – ISIA « responsabilité éthique et impact du numérique ».
Vice-président de l’association des Directeurs des Services d’Information (DSI) de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) depuis 2023, Michel Labadie est aussi impliqué dans la gouvernance nationale du numérique académique (Amue, Renater, datacenters labellisés).
Le saviez-vous ? L’équipe des Indiscrétions ne fait pas que Les Indiscrétions !
Animations, événements, rédactions, agence de presse…

Arnaud Danel, un 2e DAF pour le Groupe Nicollin
Cet ancien directeur financier de Delta Plus Group (Apt) est nommé DAF du Groupe Nicollin, aux côtés du DAF actuel, Baptiste Michon.

Thierry Breton défend le marché européen lors de Conecto
Lors de la soirée Conecto (CCI Hérault), le 2 octobre au Corum (Montpellier), Thierry Breton, ex-commissaire européen et artisan de l’AI Act, Digital Markets Act ou encore du Data Act, a insisté sur la profondeur du marché européen, devant environ 700 décideurs d’Occitanie. « Il faut utiliser davantage ce marché européen, je le dis devant vous. Cela peut être une idée, M. le Président (s’adressant à André Deljarry, président de la CCI 34, présent à ses côtés sur scène, ndlr), d’ajouter un module sur l’accompagnement des PME sur le marché européen. Il y a de très grandes opportunités à saisir. Ce marché européen, il faut le sanctifier. Il fonctionne au niveau des capitaux. Il manque un marché unifié des télécommunications et de l’énergie », insiste ce « passionné de technologies », comme il se définit lui-même. Selon lui, la fragmentation de l’organisation actuelle européenne – « 27 marchés publics, 27 façons de voir les choses différemment, 27 règlements permanents, 27 régulateurs » – est « l’une des raisons pour lesquelles l’Europe a raté le virage de l’information, laissant la place à l’émergence des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft). Prenez Facebook : ce n’est pas une invention géniale. C’est juste un annuaire en ligne. Mais l’entreprise a bénéficié tout de suite de la profondeur du marché américain, certes avec un génie du marketing ».
Selon lui, l’ère de l’IA s’ouvre « pour les 25 prochaines années. La vraie donnée qui va générer de la valeur, ce ne sont pas les données personnelles, exploitées, aujourd’hui, mais les données industrielles, professionnelles. Voilà la 2e révolution de l’information dans laquelle nous rentrons ».

Roxane Julien, Mathilde de Montgolfier, CEC
La Convention des Entreprises pour le Climat (CEC) s’installe en Occitanie, annonce le collectif CEC Occitanie ce 1er octobre. Le parcours régional, piloté par Roxane Julien et Mathilde de Montgolfier, réunira en 2026 une cinquantaine d’entreprises autour de six sessions de travail. L’objectif ? « Préparer les dirigeants aux défis climatiques, économiques et géopolitiques à venir et bâtir, collectivement, des feuilles de route de transformation ainsi qu’un plan de coopération territoriale », expliquent-elles.
Plusieurs entreprises ont déjà confirmé leur participation, parmi lesquelles Enedis (Services publics de distribution, Puteaux, 92), Suez (Services de conseil en environnement, Paris, 75), SDEL Rouergue (filiale de Vinci, Génie civil, Rodez), Clim-mag (Construction, Pérols, 34), Leasetic (services financiers, Balma, 31), One Point (cabinet de conseil, Paris, 75) ou encore Boudi (entreprise à mission de l’économie sociale et solidaire, Rousson, 30).
Pour accéder au programme et aux inscriptions c’est par ici.

Patrick Ceccotti, municipales à Mauguio-Carnon (34)
L’élu à la CCI 34, président d’ABCD (Académie du Bâtiment et de la Cité de Demain) et du CIP (Centre d’Information et de Prévention des entreprises en difficulté) figurera sur la liste de Cécile Barral (ex-membre du cabinet de Carole Delga) dans la course aux municipales à Mauguio-Carnon (34). Cet ancien président de la FFB Hérault apportera son expertise économique, ses réseaux et son ancrage à Carnon, station selon lui « négligé par l’actuelle mairie, trop centrée sur le seul territoire de Mauguio », glisse-t-il aux Indiscrétions le 6 octobre.

Jean-Charles Antoine, Astra G
L’ex-responsable du renseignement de la Gendarmerie en Occitanie lance Astra G (Arles – 13), sa société de diagnostic et de protection géopolitique pour les entreprises et les fonds d’investissement, « avec un gros volume de clientèle en Occitanie », indique l’intéressé aux Indiscrétions. Un partenariat avec une entreprise toulousaine de la cybersécurité sera signé le 15 octobre sur le salon Siane. « Mes formations consistent à fournir des outils aux décideurs pour se libérer de l’angoisse de l’incertitude géopolitique, par une série d’outils : gouvernance, éléments de veille, diagnostic, référent géopolitique en entreprise, suivi de l’impact géopolitique sur leur marché, leurs investisseurs et la chaîne logistique… Par exemple, la France est mal vue en Australie. Pour réduire cette vulnérabilité, on peut faire appel à un investisseur indien, car l’Inde est un allié de l’Australie face à l’influence chinoise », décrypte-t-il.
Jean-Charles Antoine a fait un passage éclair au sein du Groupe PSI (sécurité, Montpellier) courant 2025.
> Sur le même sujet : « Jean-Charles Antoine, du Renseignement à Groupe PSI Sécurité », Les Indiscrétions du 10 mars, à croquer ici.

Michel Marchesnay, Lab Entreprendre
Décès de Michel Marchesnay, « figure majeure des sciences de gestion et du management des PME en France et à l’international », comme l’écrit le Lab Entreprendre de l’Université de Montpellier sur Linkedin. Professeur émérite à l’UM, Michel Marchesnay « a marqué durablement la recherche en entrepreneuriat et en management stratégique des petites et moyennes entreprises. Ses travaux pionniers, notamment sur les logiques d’entrepreneur et la diversité des modèles de développement des PME, ont inspiré des générations de chercheurs et d’enseignants », indique Le Lab Entreprendre.
ARTICLE PARTENAIRE
« Le défi de l’eau, c’est le Pont du Gard du 21e siècle »
Après Blois, Villefranche-sur-Saône et Boulogne-sur-Mer, Veolia fait étape à Nîmes, ce 3 octobre en fin d’après-midi au Musée de la Romanité, dans le cadre de son Tour de France de l’Eau. Devant près de 100 acteurs du territoire, réunies en arc de cercle dans un esprit d’atelier, sa directrice générale, Estelle Brachlianoff, a décrypté les nouveaux défis de l’eau – technologies permettant de l’efficacité, prix de l’eau, acceptabilité des projets, irrigation ciblée… Tout en livrant sa vision sur la relation spécifique entretenue par le Gard avec l’eau, entre surabondance lors des épisodes cévenoles et pénuries lors des épisodes de sécheresse. Les Indiscrétions y étaient.

L’eau, terrain d’audace
Estelle Brachlianoff ouvre l’échange en revenant à l’histoire romaine du Gard. « Un siècle après Jésus-Christ, un ingénieur romain s’est dit, en bord du Gardon : ‘Comment apporter l’eau d’Uzès jusqu’à Nîmes ?’ On parle de 50 km et seulement 17 m de dénivelé ! Ça donne à la fin le pont du Gard, très célèbre. C’est l’audace de quelqu’un, sur un sujet essentiel, qui devient un monument. »
Pour la directrice générale de Veolia, ce détour éclaire le présent. « L’eau est au cœur des enjeux des territoires et au cœur de quelques spécificités. On ne parlera pas de la même façon de l’eau ici qu’à Lille, à Boulogne-sur-Mer, à Villefranche-sur-Saône ou à Blois. C’est un sujet éminemment local. » D’où un double impératif : « Être ancrés dans les territoires, et proposer des outils, de la vision, de l’innovation, des technologies que Veolia développe au niveau mondial. C’est à la fois le très grand et le très local. »
L’ingénieure place aussi Nîmes dans une continuité : « 1.900 ans plus tard, même ville, même esprit pionnier. Les enjeux sont les mêmes : trop d’eau ou pas assez, pas au bon moment, pas au bon endroit, pas de la bonne qualité. » Elle souligne l’anticipation de Nîmes Métropole en la matière : « Une station d’épuration dans laquelle on fait de la réutilisation des eaux usées, et de l’économie circulaire en fabriquant de l’énergie à partir des boues d’épuration. » Elle résume l’ambition posé à Veolia : « On est en train de bâtir ici le pont du Gard du XXIe siècle. » Avec une expertise pointue dans de nombreux métiers : « capteurs de réseaux, détection des fuites, gestion prédictive de la ressource en eau, capacité d’intervention 24 heures sur 24, gestion de crise… »

Vecteur d’aménagement du territoire
Franck Proust, président de Nîmes Métropole, situe l’étape nîmoise du « Tour de France de l’eau » : « L’eau concentre à nouveau toutes les tensions de notre temps. » Il évoque « la réinjection dans les nappes » et « d’autres solutions » adaptées aux défis des régions méditerranéennes. Il insiste sur la volonté d’action : « Vous accueillir aujourd’hui, pour conclure le Tour de France de l’eau à Nîmes, c’est affirmer que nous ne voulons pas subir l’avenir et le construire comme nos ancêtres, les Romains. »
Bernard Angelras, vice-président de l’intercommunalité, viticulteur dans les Costières et président de l’Institut Français de la Vigne et du Vin, replace le débat dans « l’aménagement du territoire » : « Il y a des communes, peut-être dans le Gard, qui demain n’auront plus d’eau parce qu’elles ne sont pas alimentées par le Rhône, par BRL ou par des puits de captage. » Il appelle à « amener de l’eau brute pour soutenir l’agriculture et rééquilibrer un territoire ».
« Le prix de l’eau augmente moins vite quand il est géré par des privés »
Estelle Brachlianoff a assuré que « les prix de l’eau augmentent deux fois plus vite au cours des dernières années en régie qu’en délégation de service public, d’après l’Observatoire de l’eau et de l’assainissement. Par exemple, la régie des eaux de la métropole d’Amiens a augmenté le prix de l’eau de 49 % entre 2018 (1,72 euros / m3) et 2023 (2,57 euros / m3) ».
Elle relie innovation et pouvoir d’achat : « Quand on fait de l’innovation, c’est pour économiser de l’eau et faire en sorte qu’elle coûte le moins cher possible. C’est ça qu’apporte le secteur privé : cette efficacité. » Le tout, dans le respect d’un mandat politique. « Ce sont toujours les élus qui décident des projets, qui décident du prix, qui décident de la mise en place d’une tarification sociale. Les entreprises comme la nôtre opèrent en fonction d’un cahier des charges défini par des élus de la République. L’eau n’est jamais privatisée. Jamais ! »

Sur le niveau de facture de l’eau, la dirigeante relativise. « L’eau en France, c’est moins de 1 % du budget des ménages. La plupart des gens ne connaissent pas le tarif de l’eau du robinet, qui est 1000 fois moins cher, en moyenne, qu’une bouteille d’eau achetée au supermarché. » Pour elle, le sujet principal tient à la « quantité et la qualité, ». Elle note une inflexion de la perception : « Le sujet du prix de l’eau est devenu bien moins important qu’il y a dix ou quinze ans. »
Concernant la mécanique de la facture : « Le principe en France est que l’eau paye l’eau. La facture d’eau paye la production d’eau potable, la distribution, la boucle retour des eaux usées, l’entretien des ouvrages. » Elle mentionne « l’aménagement du bassin versant » via « les agences de l’eau » et « des taxes qui reviennent en théorie à l’eau. Mais là, je pense que j’ai perdu un peu la population… », sourit-elle. D’où un besoin de plus de lisibilité nécessaire pour que les populations comprennent mieux de quoi se compose une facture d’eau.Franck Proust articule coût et service : « Le partenariat avec Eau de Nîmes Métropole (ndlr : Société dédiée sur Nîmes Métropole exploitée par Veolia) nous permet d’allier expertise et exigence de qualité du service public au quotidien. » Il rappelle l’ampleur des actifs : « 1.700 km de canalisations surveillées et entretenues, 58 réservoirs et 28 captages dont la protection est une priorité. » Il cite des « investissements lourds : 130 M€ sur le mandat. Nous ne voulons pas subir l’avenir », mais anticiper avec « une alimentation en eau sécurisée par plusieurs sources pour les 45.000 habitants et le CHU de Nîmes ».
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Reute : « Quand on explique, ça ne pose pas de problème »
Où en est l’objectif d’Emmanuel Macron, qui souhaitait passer, en mars 2023, de 1 % à 10 % de réutilisation d’eaux usées traitées à l’horizon 2030 ? « Ce plan avait de l’ambition. Est-ce qu’on est en route pour faire les 10 % en 2030 ? Ça me surprendrait, à moins d’un décollage. Mais ça démarre. On avait un projet, deux projets ; maintenant on en a 70 actifs ! »
Bernard Angelras rappelle « le premier enjeu » des agriculteurs c’est l’acceptabilité des usages alternatifs. « Quand vous parlez de réutilisation des eaux usées, les gens commencent à dire : attention. » Il plaide pour « une communication conjointe » pour « faire accepter ce phénomène ».
Estelle Brachlianoff souhaite une accélération des évolutions réglementaires : « Les décrets existent. Ça va dans le bon sens, mais pas assez vite. » Et appelle à « passer à l’action. On n’a pas les réponses à tout, mais on en a déjà beaucoup. »
D’autant plus que les lignes bougent à l’étranger. « La France reste à 1 % environ de production d’eau réutilisée. C’est 15 % en Espagne, 85 % en Israël. Prenez Windhoek, en Namibie : quand vous ouvrez le robinet, c’est de l’eau 100 % réutilisée, recyclée. Plus près d’ici, à Barcelone, au milieu de l’été, un tiers de l’eau vient des rivières et barrages, un tiers du recyclage des eaux usées et un tiers d’une usine de dessalement. » En France, elle cite en modèle la Vendée, où « la réutilisation sert à alimenter un bassin juste avant l’usine de traitement d’eau pour produire de l’eau potable. » Son message de méthode : « Ça ne pose pas de problème quand on explique, et qu’on garantit les es contrôles sanitaires. »
L’innovation permettant un usage frugal de l’eau concerne aussi les procédés industriels. « Il y a quelques années, pour produire un litre de soda, il fallait entre 6 et 8 litres d’eau. Maintenant, dans les meilleures usines, c’est 1,4 à 1,5 litre d’eau seulement. »
L’enjeu de l’eau du Rhône
Bernard Angelras pose l’enjeu d’accès à l’eau. « Des communes, dans le Gard, n’auront pas d’eau demain si elles ne sont pas alimentées par l’eau du Rhône, par BRL ou par des puits de captage suffisants. » Il propose « d’amener de l’eau brute jusqu’au début des communes » pour favoriser « l’installation des agriculteurs » et permettre « l’irrigation ». Il relie ces choix à « la souveraineté alimentaire. Sur nos cultures ici, notamment pour les besoins en eau de la vigne, on est à des mètres cubes tellement faibles que ça n’a pas d’incidence ; on n’est pas des arroseurs de maïs ! Les techniques ont évolué en matière d’irrigation, notamment le goutte-à-goutte. »
Estelle Brachlianoff rejoint ce diagnostic d’efficacité : « Le goutte-à-goutte, c’est moins 70 % d’utilisation d’eau par rapport à l’aspersion. » Elle cite aussi un levier régional : « BRL (Région Occitanie), c’est un vrai atout pour le territoire. »
L’objectif pour Franck Proust : « Protéger la population (lors d’inondations, ndlr), mais aussi conserver une part de cette eau. »
Le dessalement d’eau de mer, « solution ultime »
« Le dessalement est la solution ultime, quand on a fait tout le reste, projette Estelle Brachlianoff. Ce sont des solutions de moins en moins énergivores, étudiées par Veolia pour les agglomérations de Béziers Méditerranée (eau saumâtre) et Perpignan Méditerranée (eau de mer). »
Polluants éternels : « des années de recherche »
Face au défi posé par les polluants éternels (PFAS), il faut la force de frappe d’un géant mondial tel que Veolia. « Ce sont des années de recherche. On a appris aux États-Unis et en Australie. Les options de traitement diffèrent selon la concentration et le milieu : charbon actif, membranes, résines échangeuses d’ions, technologies d’oxydation… Veolia propose aussi des unités mobiles pour traiter sur place. L’idée est de traiter tout ce qui doit l’être, mais pas trop, pour ne pas coûter trop cher. »
La pédagogie reste, selon elle, un préalable à la mise en œuvre des solutions. L’innovation, sert à traiter mieux en tenant compte de l’impact financier sur la facture : « pour que ça coûte le moins cher possible. »
La rédac’ se mouille
On aime
Garder le contact avec les vieux potes, qui n’ont rien à voir avec l’univers de la presse, de la com’ et de la politique. Comme il y a 10 jours, dans les Cévennes, dans ce bon village de Monoblet, pour les 50 ans d’un camarade. Il vit désormais dans les Alpes, mais Monoblet, c’était notre repaire festif et estival, lorsque nous avions 20-25 ans. On ne s’est pas revus depuis. Les discussions ont pourtant repris comme si on s’était vus la veille. Je suppose que c’est ça, l’amitié. Inoxydable. Inconditionnelle. Éternelle. Et elle est encore plus belle sur ces pentes cévenoles.
On n’aime pas
Le décès d’Antoni Lallican, photojournaliste français de 38 ans, ce 3 octobre, dans une frappe de drone attribuée à la Russie, dans la région du Donbass en Ukraine, en pleine zone de guerre. Il travaillait entre autres pour l’agence de presse Hans Lucas, basée à Carcassonne (11). Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine en 2022, 14 reporters ont été tués, dont 4 Français, indique Reporters sans frontières dans un post LinkedIn. Dans un communiqué, la Commission de la Carte d’identité des journalistes professionnels déplore « le prix toujours plus lourd à payer pour défendre, partout, la liberté d’informer ».
Décodage
On perce le coffre-fort
L’agriculture d’Occitanie face à la tempête climatique et économique

Avec 165.000 emplois et 65.000 exploitations, l’agriculture reste un pilier du territoire occitan. « Notre région est aussi vaste que le Portugal, avec des productions aussi diverses que l’élevage de montagne ou la viticulture méditerranéenne », rappelle Denis Carretier, président de la Chambre régionale d’agriculture Occitanie (CRAO), ce 29 septembre, à l’occasion de la présentation d’Agri’scopie, un document recensant les chiffres clés de l’agriculture en Occitanie pour 2023. Mais derrière la diversité, une réalité commune : des contraintes climatiques de plus en plus rudes. « Nous sommes la première région française à subir les impacts du changement climatique. Précurseurs, mais pas dans le bon sens », regrette-t-il.
Une région bio et sinistrée. L’Occitanie est en pointe sur le bio : une exploitation sur deux s’y est convertie, et 22 % des surfaces viticoles sont conduites en agriculture biologique ou sont en conversion. Mais les crises s’accumulent. L’été dernier, près de 20.000 hectares sont partis en fumée dans l’Aude. « Mieux vaut investir dans des retenues d’eau que payer les dégâts », martèle Denis Carretier, citant l’exemple de la vallée de l’Agly où 180 mm de pluie sont tombés en 90 minutes, sans pouvoir être stockés. « Il ne manque que l’eau à cette région pour qu’elle soit l’Eldorad’eau de l’Europe ».
Le vin rouge en crise. L’Occitanie abrite le premier vignoble de France (257.000 ha, 51 AOP, 36 IGP, pour 17 % du chiffre d’affaires agricole régional) mais la filière viticole traverse une zone de turbulences. « Le marché du rouge est à l’arrêt », constate Denis Carretier. La taxe Trump continue de réduire les exportations vers les États-Unis (+15 % de coûts), tandis que la sous-consommation et le taux de change euro/dollar pèsent sur la compétitivité. « L’Asie, on a tourné la page du vin rouge depuis longtemps. Il faut se réorienter vers le rosé, le blanc…, estime-t-il. Les exploitations montrent pourtant une forte résilience, même si certaines coopératives n’ont pas encore soldé leurs comptes de 2022 », ajoute-t-il.
Des revenus toujours trop faibles. « Les agriculteurs vivent une période d’incertitude », souligne Patricia Granat, présidente de Cerfrance Occitanie. Selon Nelly Dubosc, responsable du Pôle économie et prospective (PEP) à la Chambre régionale d’agriculture Occitanie, le revenu courant avant impôt des actifs non-salariés atteint 19.452 euros, soit 45 % de la moyenne nationale. « Le revenu des agriculteurs est deux fois plus faible que la moyenne française », confirme Denis Carretier.
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Des filières qui se cherchent. Les productions végétales se diversifient : 38 % du pois chiche national est cultivé en Occitanie, tout comme 500 hectares d’amandiers et 80 hectares de pistachiers (dont 21 en bio). « La pistache, plus c’est vert, plus c’est cher », sourit Denis Carretier. Mais ces cultures restent marginales : « Toutes ces filières se cherchent, mais ne peuvent être que des compléments. » Même tentative du côté du chanvre, plébiscité pour ses qualités agronomiques, ou de l’avocat, testé dans les Pyrénées-Orientales.
Entre forêts et filières émergentes. L’Occitanie est aussi la deuxième région forestière de France, avec 16 % de la surface nationale, dont 80 % de forêts privées. Une ressource stratégique, mais encore sous-exploitée. Pour les responsables agricoles, la clé réside dans une nouvelle PAC équitable, des politiques d’adaptation climatique ambitieuses et un soutien au revenu. « On ne veut dépouiller personne, insiste Denis Carretier. Mais on veut faire entendre notre voix. »
Plus de 40 % des caves particulières en grand danger financier. Benjamin Devaux, directeur conseil économique et études du réseau de cabinets comptables CerFrance Occitanie, rappelle que 40 % des caves particulières dépassent le seuil d’alerte du risque financier, pour 41 % des exploitations coopératives. Une donnée qu’il est important de coupler avec le fait que la récolte 2025 s’annonce « historiquement faible ».
Infrastructure : avis favorable délivré pour le Contournement Ouest de Montpellier
La commission d’enquête publique portant sur la demande d’autorisation environnementale du projet du Contournement Ouest Montpellier délivre le 3 octobre un avis favorable. François-Xavier Lauch, préfet de l’Hérault, se félicite de cette décision, dénombrant 5.538 observations au total, « dont 65 % sont des avis favorables ». Pour consulter le dossier, c’est par ici.
De leur côté, les entreprises de Garosud poussent pour la réalisation de ce projet. La zone d’activités compte 1.000 entreprises pour plus de 9.000 salariés. L’association des entreprises de Garosud estime que le COM représente une opportunité pour « fluidifier la circulation, améliorer l’accessibilité directe à Garosud et renforcer la mobilité durable ».
> Agencehv organise ce 6 novembre un débat « Mobilités : l’heure de l’action », au Domaine du Grand Puy, à Montpellier. Pour s’inscrire (gratuitement), c’est ici.
Occitanie : hausse de la consommation de carburant au 1er semestre (TotalEnergies)
Lors du 1er semestre, les volumes de carburant consommés en Occitanie augmentent de 5 % par rapport au 1er semestre 2024, indique TotalEnergies aux Indiscrétions, en se basant « sur les volumes passant par notre dépôt ». Traduction concrète de la lente mutation du parc automobile vers l’électrique.
Par ailleurs, TotalEnergies ouvre ce 8 octobre quelques acteurs de la presse les portes de son centre de contrôle et commandement, basé à côté de Montpellier et qui supervise tous les actifs de TotalEnergies sur les activités renouvelables en France et en Outre-Mer, qu’il s’agisse des installations éoliennes, solaires ou hydroélectriques. Ce centre a pour mission de suivre l’état de santé des actifs pour être informé de tout dysfonctionnement et prendre les mesures correctives nécessaires. Grâce à une plateforme digitale, développée avec l’aide de la TotalEnergies Digital Factory, le centre bénéficie d’une vision détaillée et en temps réel de la production.
Blanchiment de l’argent du narcotrafic : le rôle de certains syndics pointé
Un lecteur des Indiscrétions, après avoir lu « avec beaucoup d’intérêt » l’article dans Les Échos sur le thème « faux commerces, vrai blanchiment » (lire en cliquant ici), apporte aux Indiscrétions ce complément. « Il me semble important de s’interroger également sur le rôle que peuvent jouer certains syndics dans le blanchiment de l’argent. En effet, il arrive que des contrats de nettoyage de résidences soient confiés à des sociétés douteuses, offrant ainsi un accès légal et permanent à l’ensemble des parties communes pour des trafiquants. Évidemment, il est impossible de se plaindre sans risquer des menaces de la part des dealers. Tout cela contribue à donner un avenir assuré à ce type de trafic. »
Tarn : Les Laboratoires Pierre Fabre investissent 25 M€ dans leur nouveau siège social
À Castres (Tarn), les Laboratoires Pierre Fabre inaugurent le 2 octobre leur nouveau siège social baptisé « Campus Chartreuse ». Moyennant un investissement de 25 M€, l’ensemble s’étend sur 10.000 m² et accueille plus de 600 collaborateurs. L’architecture est assurée par le cabinet Séquences (Toulouse). « Campus Chartreuse est né d’une triple ambition : démontrer notre attachement au territoire de Castres, doter l’entreprise d’un siège social conçu selon des normes environnementales exigeantes, et projeter nos équipes dans des espaces de travail transparents et contemporains », explique Éric Ducournau, directeur général des Laboratoires Pierre Fabre.
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Le bâtiment est régulé à la géothermie avec « 37 sondes installées dans le sol à 150 mètres de profondeur permettant la récupération de la chaleur en hiver et de la fraîcheur en été, explique le laboratoire. Le site est par ailleurs équipé de 732 m² de panneaux photovoltaïques. » Les laboratoires Pierre Fabre emploie 10.200 salariés dans le monde. Implantée dans 120 pays, l’entreprise réalise 3,1 Mds€ de CA en 2024, dont 70 % à l’international. Le budget R&D s’élève à 219 M€ dont 60 % dédiés aux thérapies ciblées en oncologie et 35 % aux thérapies et aux soins de la peau.
> Sur le même sujet : « Pierre Fabre abandonne son projet de plateforme logistique à Muret (31) » (Les Indiscrétions, 8 septembre 2025)
Autopartage : Modulauto muscle sa flotte à Montpellier
L’autopartage veut gagner du terrain. À Montpellier, Modulauto accélère : 200 véhicules fin 2025, 300 prévus d’ici 2028, avec un maillage serré de nouvelles stations pour rendre le service accessible à 300 mètres de chez soi, annonce l’entreprise ce 30 septembre.

300 véhicules à Montpellier d’ici 2028. Modulauto revendique 5 000 utilisateurs en septembre, soit 1 500 de plus en deux ans sur la seule métropole montpelliéraine. Les professionnels représentent 40 % du chiffre d’affaires de la société. La flotte atteindra 200 véhicules fin 2025, dont 170 à Montpellier, répartis sur 140 à 150 stations en Occitanie, dont 118 dans la métropole. Avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 2 millions d’euros en 2025 et une équipe resserrée de 9 collaborateurs, Modulauto affiche son objectif d’ici 2028 : porter sa flotte montpelliéraine à 300 véhicules.
Une nouvelle station à la gare Sud de France. Cette année, Modulauto aura ouvert 26 stations supplémentaires en voirie à Montpellier. Le hub mobilités du parking de la Comédie double quasiment sa flotte (12 véhicules, 20 attendus d’ici décembre). Prochaine étape : une station à la gare Sud de France dès l’extension de la ligne 1 du tram, le 18 octobre.
Un acteur régional en croissance. Créée en 2006 et dirigée par Olivier de Broissia, Modulauto s’impose comme la référence de l’autopartage « en boucle » en Occitanie-Est. Depuis sa victoire à l’appel à manifestation d’intérêt de Montpellier Méditerranée Métropole en 2024 (contrat jusqu’en 2030), l’entreprise étend méthodiquement son réseau. Elle a aussi ouvert son capital à Communauto en 2023.
Un contexte favorable. En France, l’autopartage séduit désormais 1 million de pratiquants début 2025 (+11,5 % en un an), avec des trajets souvent courts (moins de 4 heures). L’Agence de la transition écologique (ADEME) appelle néanmoins à élargir l’offre pour accélérer la démocratisation. Montpellier accueillera d’ailleurs la 3e Journée nationale de l’Autopartage le 4 décembre, réunissant l’ensemble du secteur.
Innovation et nouveaux usages, décarbonation, avancées du Serm, point sur le Contournement Ouest de Montpellier… Agencehv organise une table ronde “Mobilités : l’heure de l’action” le 6 novembre au Domaine du Grand Puy (Montpellier). En partenariat avec Vinci Autoroutes et La Banque des Territoires. Inscription gratuite ici.
Sur le même thème : « Citiz veut s’étendre en dehors des grandes villes », Les Indiscrétions du 4 mars 2024, en cliquant ici
Immobilier : Vestia en redressement
L’immobilier neuf souffre, et des acteurs locaux, qui serrent les dents depuis trois ans, mettent un genou à terre. Le promoteur Vestia Immobilier (Montpellier), dirigé par Jean-Patrick Brouillard et Phillippe-Antoine Brouillard, est placé en redressement judiciaire le 22 septembre.
> Sur le même sujet : « Pyramides d’Argent : les lauréats, les réactions », Les Indiscrétions du 21 octobre 2024, en cliquant ici ; « Sombres chiffres pour la promotion immobilière d’Occitanie », Les Indiscrétions du 15 septembre, en cliquant là
20 M€ alloués à la seconde édition du programme Entreprendre au Cœur des Territoires
Le 30 septembre à Bozouls (Aveyron), la Banque des Territoires et Bpifrance signent la convention de reconduction du programme Entreprendre au Cœur des Territoires (ECT) pour une durée de trois ans, doté d’une enveloppe de 20 M€. Soit le double de la première édition. Objectif : « amplifier l’impact de leurs actions menées depuis 2022 pour soutenir l’entrepreneuriat dans les territoires Action Cœur de Ville et Petites villes de demain et à les étendre aux zones rurales et de montagne », apprennent Les Indiscrétions. Depuis 2022, 42 opérateurs ont été déployés dans 13 régions,14.600 porteurs de projets et entrepreneurs ont été accompagnés et 3.400 créations ou reprises d’entreprises sont comptabilisés à fin 2024.
11 entreprises occitanes nominées au Sett d’Or de l’Innovation
Parmi les 62 entreprises françaises et européennes en lice au concours Sett d’Or de l’Innovation du salon européen de l’hôtellerie de plein air (Sett, 4 au 6 novembre), onze sont occitanes, parmi elles : Hexaconseils (Sète, 34) et sa gamme de textile rafraîchissants ou encore Osmozis (Clapiers, 34), fournisseur et opérateur de services connectés pour camping et sa solution OsmoEnergy.
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Iotopics (Labège, 31) pour sa solution Clim Pilot qui gère à distance la climatisation ; Aquaécologie et Biomicrobics (Mèze, 34), pour Eco-guard solution de traitement des eaux pluviales, de ruissellement ou de piscine ; la machine à cocktails compacte de Time Shaker (Le Crès, 34) ; Locacuisines (Lespinasse, 31) avec Quick&Eat, container de 15 m² transformé en cuisine mobile ; EDF (Montpellier, 34) et sa solutions pour booster la performance énergétique des campings ; SunBase (Cournonterral; 34), mobilier de jardin polyvalent et solaire ; FJS Technologies (Sète, 34) avec son climatiseur intelligent Torrys R Airsens ; Mycea (Grabels, 34), avec Mycoterroir, service de régénération des sols basé sur les champignons mycorhiziens indigènes ; et enfin Archipropre Conciergerie (Castelnau-le-Lez, 34), capsule de pressing autonome et connectée.
5 entreprises seront récompensées lors des Sett d’Or de l’Innovation, le 4 novembre à 18h au Parc des Expositions de Montpellier. Cette 17e édition est organisée par la Fédération Régionale de l’Hôtellerie de Plein Air Occitanie (FRHPA Occitanie) et 6 autres fédérations régionales partenaires (Auvergne, Bourgogne Franche-Comté, Corse, Limousin, Provence Alpes Côte d’Azur et Rhône-Alpes). En 2024, le Sett a regroupé plus de 18.000 visiteurs professionnels et 750 exposants, dont plus de 10 % venus de l’étranger. La liste intégrale des nominés est à retrouver ici.
Construction / Immobilier : à 5 mois des municipales, l’ABCD fait front uni
Une grosse conférence de presse un jour de bouclage : on n’est pas fans, mais que ne ferait-on pas pour couvrir l’actualité des pros de l’acte de bâtir ? En pleine crise du logement et hystérie politique, Les Indiscrétions se devaient d’être à la conférence de reprise de l’ABCD, ce 6 octobre à CCI Entreprises (Mauguio – 34).

Un secteur fragilisé par les coûts et la concurrence. A cinq mois des municipales, l’ABCD (Académie du Bâtiment et de la Cité de Demain), association présidée par Patrick Ceccotti, met la pression sur les candidats et élus en place. Cette entité héraultaise regroupe tous les acteurs de la construction, à l’exception des notaires et des architectes. D’après l’ABCD, la filière du bâtiment et de l’immobilier connaît une situation préoccupante, alors que la filière pèse 23.000 entreprises et 26.000 salariés dans le département. « Les marges et la trésorerie des entreprises sont sous tension », résume Patrick Ceccotti, d’après qui « la pérennité des entreprises est posée », en raison de facteurs combinés – augmentation du coût de l’énergie, transformation des aides à la rénovation, hausse du prix des matériaux, concurrence déloyale féroce et rallongement des délais de paiement.
Promotion immobilière : Montpellier tire le marché. La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) Occitanie Méditerranée, qui organise ce 7 octobre ses Pyramides d’Argent, observe une dynamique locale sur le territoire de Montpellier Méditerranée Métropole (3M). Au deuxième trimestre 2025, les mises en vente progressent de 290 % et les ventes de 32 %, par rapport à la même période en 2024. Cette tendance positive « tire l’Occitanie Méditerranée », précise Thierry Iacazio, son président, alors que les autres marchés régionaux reculent « en raison notamment de la disparition de l’investissement locatif ». Un tiers des ventes (33 %) se font désormais en bloc. Dans le secteur de Montpellier Méditerranée Métropole, 70 % de la production se situe en secteur aménagé.
Le logement individuel en recul. Roch Angelotti (Nexity), représentant de l’Unam Languedoc-Roussillon (aménageurs, président : Philippe Roussel), souligne l’effondrement du nombre de permis de construire pour les maisons individuelles. « Entre 2013 et 2022, nous étions en moyenne à 4.500 permis par an. En 2025, nous serons à 2.000 au maximum, soit une baisse de 55 %. »
Il attribue cette évolution à plusieurs causes : la loi ZAN (zéro artificialisation nette) générant une frilosité des acteurs, la complexité réglementaire pour densifier les zones pavillonnaires, la lenteur du processus législatif…. Par ailleurs, les documents d’urbanisme comme le Sraddet, le Scot, le PLH ou le PLU « nécessitent en moyenne dix ans pour attribuer des enveloppes foncières. À cela s’ajoutent les contraintes liées aux enjeux environnementaux et aux risques climatiques ou hydrauliques », analyse-t-il.
Roch Angelotti critique également la suppression du prêt à taux zéro (PTZ) : « Le PTZ est un levier indispensable. Il ne coûte pas à l’État au regard de ce qu’il rapporte. » Pour lui, « le logement individuel est le seul produit immobilier neuf adapté aux familles avec deux enfants ou plus ».
Un produit accessible mais en perte de vitesse. Céline Torres, présidente du Pôle Habitat FFB Occitanie, confirme que la maison individuelle perd du terrain : elle représente 37 % des logements commencés et 26 % des logements autorisés. Elle constate que « l’offre pour les familles, et notamment les classes moyennes, se réduit ». Tout en insistant sur le décalage entre l’image du produit et sa réalité : « La maison individuelle reste orientée vers les personnes à faible pouvoir d’achat, loin de l’image qu’on lui a donnée ces dernières années. »
Un sondage IFOP indique que 39 % des Français souhaitent vivre dans des villes de 2.000 à 20.000 habitants, « ce qui confirme une demande pour des logements individuels. L’annonce du maintien du PTZ a temporairement relancé l’intérêt, mais le manque de stabilité des taux et les doutes sur l’avenir n’encouragent pas les familles à investir », ajoute-t-elle.
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Logement social : demande en hausse constante. Mathieu Massot, DG de FDI Groupe et président de Procivis Immobilier, insiste sur l’importance du logement social. Le nombre de demandeurs est passé de 24.000 il y a quatre ans à 34.000 aujourd’hui dans l’Hérault. Près de 73 % des habitants sont éligibles à un logement social (PLS inclus). « Cela confirme la nécessité d’une offre soutenue et adaptée », estime-t-il.
La production a atteint l’an dernier 7.636 logements sociaux en Occitanie, dont 1.548 dans l’Hérault. Les objectifs fixés pour 2025 sont de 9.879 logements (33 % PLAI, 41 % PLUS, 27 % PLS), dont 2.231 dans l’Hérault. « Mais on sera difficilement sur ce chiffre espéré », reconnaît-il.
Dans l’Hérault, un quart des locataires HLM sont des retraités.
Marché privé : reprise fragile. Jacques Rossi, président de la Fnaim 34, observe un redressement du nombre de ventes. « Nous enregistrons + 6,7 % de ventes dans l’Hérault et autant en Occitanie Est sur un an, avec 20.900 logements vendus. »
Les prix repartent légèrement à la hausse : +1,7 % dans l’Hérault et +1 % à Montpellier, « ce qui correspond au rythme de l’inflation. Les prix moyens atteignent 3.400 euros/m² à Montpellier, avec des niveaux supérieurs à 5.000 euros à Palavas-les-Flots et La Grande-Motte ».
Les taux d’intérêt se stabilisent autour de 3 %, mais « le pouvoir d’achat immobilier ne progresse plus ».
Victime collatérale de la baisse de production de logements neufs, cumulé à la croissance démographique et au phénomène grandissant de décohabitation, « le marché locatif se tend fortement avec des loyers en augmentation (+ 1,7 % à Montpellier) ».
Immobilier d’entreprise : attentisme mais des secteurs porteurs. Richard Thélène, spécialiste de l’immobilier d’entreprise, rappelle que ce marché fonctionne sur un cycle distinct de l’immobilier résidentiel classique. « Ce n’est pas un marché soutenu par des avantages fiscaux, et les entrepreneurs ne sont pas exposés de la même façon aux taux d’intérêt. Il répond strictement à une demande. » Si aucun effondrement n’est observé, il constate un « attentisme » lié au manque de visibilité économique et institutionnelle, accru par la démission-surprise de Sébastien Lecornu ce 6 octobre, événement repris plusieurs fois par les intervenants.
Les secteurs les plus dynamiques dans la zone montpelliéraine concernent « la santé et le bien-être, le digital et l’informatique (IA, cybersécurité), les métiers de bouche et les industries culturelles et créatives (ICC) », détaille-t-il. Montpellier bénéficie « d’un écosystème mondialement reconnu dans ce dernier domaine, grâce aux écoles Esma et Artfx qui offrent un vivier de talents aux studios internationaux, toujours friands de la ‘French touch’ », dépeint-il.
Entreprises fragilisées par une concurrence déloyale. Gilbert Comos, président de la FFB 34, alerte sur la fragilité des entreprises de construction installées : « Beaucoup d’acteurs peu recommandables prennent des affaires à des conditions non viables, contribuant à affaiblir les entreprises existantes. Ces concurrentes repartiront aussi vite qu’elles sont arrivées. » Même analyse pour Céline Torres sur le front des constructeurs de maisons individuelles : « De nouveaux entrants arrivent sur le marché, sans ancienneté, sans garanties de sous-traitants, avec peu de capitaux propres et surtout sans garanties financières », tandis que les constructeurs de maisons individuelles établis offrent « davantage de protection aux consommateurs. »
Un besoin de 9.800 logements par an dans l’Hérault. Les défaillances d’entreprises de construction s’accroissent : 395 sociétés ont disparu au premier trimestre 2025, en hausse de 21,9 % par rapport à la même période de 2024. Gilbert Comos alerte sur le fait que « refaire l’outil de production prend plusieurs années » et souligne la nécessité de « garder la capacité à faire ».
Le Sommet de la Construction, prévu à Paris le 16 octobre, doit présenter une étude du ministère de l’Aménagement du Territoire sur les besoins à venir. « 9.800 logements doivent être construits chaque année entre 2026 et 2030 », glisse-t-il.
Logement étudiant : tension croissante. Thierry Iacazio identifie trois modes de logement étudiant : le logement social, la promotion privée et la production en compte propre par les écoles (comme le fait MBS avec quatre programmes immobiliers représentant 900 logements, portés à proximité de la Zac Cambacérès). Mais l’offre reste insuffisante dans la métropole montpelliéraine. « Faute de fonds propres, le Crous ne construit pas », regrette-t-il, alors qu’en face, la demande explose.
Mathieu Massot illustre cette tension : « Un T2 à 700 euros de loyer par mois reçoit 120 appels en une demi-journée. Les étudiants se retrouvent par exemple en concurrence avec des personnes qui viennent de divorcer ou des seniors. »
Les élus mis sous pression. Pour Céline Torres, l’objectif n’est pas de « sensibiliser les élus, mais de les convaincre. Tout ce qui permet de loger les Héraultais, qu’il s’agisse de logements sociaux ou libres, denses ou moins denses, doit être encouragé. » « La construction est un domaine à forte inertie, enchaîne Gilbert Comos. Les décisions d’aujourd’hui donneront des chantiers en 2028. Les maires qui n’auront pas eu le courage de construire perdront les élections suivantes. »
Mathieu Massot abonde dans ce sens, en soulignant l’ampleur de la demande. « Je reçois dix demandes par jour de la part d’élus cherchant des logements sociaux. Ça devient ingérable. »
Thierry Iacazio plaide pour une accélération de la densification le long des axes de transport : « Nous avons du mal à avancer, notamment sur la question de l’acceptabilité. Comment atteindre un niveau minimal de production, qui réponde à la fois au besoin de mixité sociale et aux attentes du marché ? Pour l’instant, nous en sommes loin. » « Trop d’excès dans les restrictions créent des tensions. Les maires qui ferment les vannes du foncier seront les mêmes à devoir les rouvrir dans quelques années, sous la pression de leurs administrés », conclut Richard Thélène.
Immobilier commercial : Promeo Groupe acquiert Accessite (Nexity)
Le promoteur sétois Promeo (président : Olivier Ganivenq) annonce le rachat des parts d’Accessite (DG : Alexandre Séjourné), opérateur indépendant dans la gestion d’actifs immobiliers à usage commercial détenu jusqu’ici par Nexity. Ce rapprochement donne naissance à un ensemble de 250 collaborateurs répartis dans une dizaine de filiales. Il marque une étape importante dans la stratégie de diversification de Promeo, déjà implanté dans l’immobilier, le tourisme et la gestion. Accessite (120 salariés) gère près de 300 actifs commerciaux, représentant 1 million de m², dans 24 villes.
> Sur le même sujet : « Promotion immobilière : Promeo envisage de créer une cellule foncière pour maîtriser les prix » (Les Indiscrétions, 2 avril 2024)
Alès : une étude pour restaurer la capacité du barrage de Sainte-Cécile-d’Andorge
Dans le Gard, le bassin versant du Gardon fait face à de fortes tensions sur la ressource en eau, notamment en raison des sécheresses à répétition. Pour anticiper le manque d’eau à venir, l’EPTB Gardons et le Département du Gard lancent une étude de renforcement du soutien d’étiage du barrage de Sainte-Cécile-d’Andorge, dans l’agglomération alésienne. Objectifs : « restaurer les capacités initiales de l’ouvrage et équiper le barrage d’un dispositif qui rehausse le plan d’eau », indique l’EPTB Gardons. L’étude s’achèvera au premier semestre 2026. Mis en service en 1967, le barrage de Sainte-Cécile-d’Andorge dispose d’une capacité de stockage de 15 millions de m3 d’eau.
Laveries connectées : les ambitions de l’héraultais Washin

Payer et réserver à distance une machine de laverie avec son smartphone, suivre en temps réel le temps restant du cycle, choisir son programme… À travers ses applications mobiles et solutions connectées, Washin dépoussière le marché des laveries connectées, en pleine émergence. La startup héraultaise, créée en 2019 et travaillant avec une clientèle professionnelle, entend désormais internationaliser son modèle. En Europe, l’entreprise est présente en Italie, Espagne, Belgique, Luxembourg, Suisse, Roumanie. Une trentaine de campings dans la région de Rome vont par exemple être équipés.
Cap à présent sur le grand export, avec des marchés comme la Malaisie, l’Afrique du Sud ou le Brésil, visés « pour leur forte population étudiante, leur pouvoir d’achat en hausse et leur forte demande d’infrastructures collectives. Ces pays sont par ailleurs plus technologiques que la France ! », analyse Dimitri Belin, qui mène en parallèle une formation en IA à Télécom Paris.
La nouvelle solution NoLa Brain, dotée d’un bras articulé, pilote les machines avec l’IA et des technologies robotiques. « Grâce à des capteurs et algorithmes, notre application identifie la nature des textiles (couleurs, fibres) pour lancer le programme adapté aux vêtements, détecte des tâches avec un spectromètre (vin, boue…), ajuste les cycles automatiquement, anticipe les besoins de maintenance, dialogue avec l’utilisateur… », égrène Dimitri Belin, président-fondateur.
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Washin, qui n’a pas levé de fonds à ce jour, vise 10 M€ de chiffre d’affaires en 2028, avec 10 % à l’export, au lieu de 5,5 M€ en 2025. D’ici 2028, Washin vise 3.600 machines réparties sur 1.000 laveries. La PME qui compte 10 salariés, dont une équipe R&D de 5 personnes, opère aujourd’hui 2.800 machines dans 750 laveries (dont 700 en France).
Le marché des laveries collectives est solide : une unité génère en moyenne entre 35.000 et 65.000 euros de chiffre d’affaires par an, avec une marge nette comprise entre 20 % et 30 %, selon transactioncommerce.
Le Crédit Agricole Toulouse 31 renforce son engagement dans la transition énergétique
La banque régionale Crédit Agricole Toulouse 31 annonce ce 2 octobre la création de CA Toulouse 31 Énergies, une nouvelle filiale dédiée au financement et au développement de projets d’énergies renouvelables en Haute-Garonne. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la création en 2024 de l’Agence de Conseil en Transition Énergétique (ACTE), qui accompagne professionnels, agriculteurs, entreprises et collectivités. Depuis son lancement, ACTE a soutenu 49 projets, allant de l’installation de panneaux solaires à la rénovation ou au « repowering » de bâtiments existants.
Avec sa nouvelle filiale, le Crédit Agricole Toulouse 31 compte investir 10 M € par an pendant cinq ans, soit 50 M € de fonds propres d’ici 2030.
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Deux modèles sont proposés. Le co-investissement, où la banque devient partenaire du projet, et le tiers-investissement, où elle développe et exploite les infrastructures en redistribuant une partie de la valeur aux propriétaires. À ce jour, le groupe revendique plus de 127 M € financés dans les énergies renouvelables en Haute-Garonne. Le parking de 70 places de l’Intermarché de Ramonville-Saint-Agne, récemment équipé d’ombrières photovoltaïques, représente un exemple concret.
Le Crédit Agricole Toulouse 31 compte 486 000 clients et 1 365 collaborateurs, pour une centaine d’agences.
Capital investissement : Turenne Groupe s’implante à Montpellier
Turenne Groupe (capital investissement, président : Christophe Deldycke, Paris) doit annoncer ce 7 octobre l’ouverture d’un bureau à Montpellier, au Village by CA. Il s’agit du 8e bureau en France, et le premier en Occitanie. L’ouverture se fait dans le cadre d’un partenariat avec le Crédit Agricole du Languedoc, qui avait lancé une consultation en 2024. Le but, pour Sofilaro (CAL) et Turenne Groupe est de valoriser les entreprises locales dans les trois secteurs d’expertise de Turenne : santé , services BtoB à l’environnement et hôtellerie. Quelques participations de Turenne en Occitanie Est : hôtel Jost, Medin+, Sources (traitement d’eau), hôtel à Carcassonne… Le directeur d’investissement du bureau montpelliérain de Turenne est Cédric Thoma (ex-Banque Palatine).
Aqua Valley et Derbi organisent une rencontre entreprises-financeurs
Croiser l’eau et l’énergie au milieu des enjeux sociétaux : les pôles Aqua-Valley et Derbi-Cemater s’allient pour une matinée inédite de rencontres entre entreprises et financeurs, le 17 octobre dès 8h30 à la Cité de l’Économie et des Métiers de Demain à Montpellier. Objectif : faciliter l’accès aux solutions de financement et accompagner le développement des acteurs des secteurs eau et énergie, lit-on dans un post LinkedIn d’Aqua-Valley ce 1er octobre. Banques, investisseurs et organismes publics – Bpifrance, Ad’Occ, Créalia Occitanie, Sofilaro, Sofiac France, We Take Part, ou encore les Banques Populaire du Sud et Crédit Agricole du Languedoc – seront présents pour partager leurs dispositifs et conseils. Inscriptions juste ici.
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Attractivité commerciale : les dessous de Visio Commerce Montpellier

Pourquoi Montpellier ? Paroles d’enseignes. Atelier Tuffery, implanté depuis juin 2024 sur le boulevard du Jeu de Paume, Sostrene Grene, qui va ouvrir un magasin de 300 m2 sur Maguelone (immeuble Le Capoulié, propriété de la Ville) et Decathlon, qui vient de s’installer sur 200 m2 au Polygone Montpellier : trois enseignes ont livré leurs témoignages.
« Le ‘piège’ montpelliérain s’est refermé sur nous… On n’était pas forcément censé y rester, à Montpellier, plaisante Julien Tuffery (Atelier Tuffery). Mais Montpellier, pour nous, a été un laboratoire. Le fait d’avoir pu bénéficier d’un pop up store, place de la Comédie, nous a permis de tester la profondeur du marché de la métropole, avant de partir sur une implantation pérenne. » Tuffery va ouvrir dans les prochaines semaines un nouveau magasin à Paris, dans le quartier du Marais, rue des Blancs-Manteaux. Guillaume Sarthe distingue plusieurs atouts spécifiques : « Dynamisme démographique, investissements locaux, mobilités notamment avec le tramway. Cela donne une lisibilité aux entreprises. Par ailleurs, les enseignes participent à la vie économique, culturelle et sportive de la ville. »
Capoulié pour Sostrene Grene. Pour Jean Thiriez (franchisé Sud de la France chez Sostrene Grene), Montpellier est « la première ville que j’ai pointée. Sa réputation n’est plus à faire sur le commerce ». Il se dit avoir été séduit par la beauté de l’immeuble du Capoulié, même s’il reconnaît la présence de commerces peu attirants le long de cette artère – kebabs, etc. Sostrene Grene est censé jouer un rôle de locomotive pour amorcer une transformation du secteur.
Tables et tennis de table. Michaël Delafosse, maire de Montpellier, a pointé les atouts de la ville : « qualité de vie, culture (musée Fabre, festival Radio France, MoCo…), sport (frères Lebrun au tennis de table, handball…), gastronomie (avec 6 chefs étoilés, « bientôt 8, et l’objectif d’atteindre les 10 en 2030 »), créant une destination attractive qui va au-delà du simple acte d’achat ».
Cédric Grail : « Une gouvernance partagée, dans un contexte commercial compliqué ». « Mon obsession, c’est d’arriver à avoir des stratégies commerciales connectées à la vie d’un quartier, aux futures demandes des habitants, aux évolutions d’Internet, etc. Montpellier est une destination touristique, avec 15 millions de nuitées par an et 5,4 millions de visiteurs. Entre le Polygone et la Comédie, tous les samedis après-midi, il y a, 80.000 personnes qui passent… La stratégie commerciale d’Altémed, de la Ville et de la Métropole, c’est d’éviter de tout faire en un seul lieu (allusion à la route de la mer, conçue à l’époque comme un espace 100 % commercial, ndlr). On peut parvenir à développer une offre fine grâce au partenariat entre la CCI, la Ville, la Métropole et Altémed. Cette gouvernance partagée nous permet d’être très opérationnels au jour le jour, dans un contexte commercial qui est compliqué. »
Delafosse : « On va se donner les moyens de la coercition sur Ode à la Mer ». Interrogé sur le devenir du projet de requalification Ode à la mer (Lattes et Pérols), ralenti par l’arrêt du projet de la foncière Frey en 2020, Michaël Delafosse déclare : « Des acquisitions d’enseignes sont en cours. Des logements sont aussi construits. On est sur des proches de développement. C’est plutôt sur 2028-2030 qu’il y aura de la visibilité sur ce secteur. On se donnera un peu plus les moyens de la coercition (expropriations via une procédure de Zac, ndlr), pour être plus efficaces. Ce sont des opérations très compliquées à piloter. Cet axe est à très fort potentiel, entre la fin de la commune de Montpellier et le système lagunaire, desservi par le tramway. »
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Cultura : pourquoi un refus à Odysseum ? L’enseigne Cultura (présente déjà Saint-Aunès dans l’aire métropolitaine) a essuyé un refus de CDAC pour un projet d’implantation sur une partie de l’ancien hypermarché Casino à Odysseum. « Cela m’interroge, alors que la population s’accroît, qu’il y a une demande et que les collectivités et institutions veulent travailler l’attractivité du territoire », déclare le représentant de l’enseigne depuis la salle. Réponse d’André Deljarry, président de la CCI 34 : « La CDAC a en effet été refusée, parce qu’il n’y avait pas de lisibilité définie sur la totalité du projet (ensemble de la surface de l’ancien hyper, ndlr). Il n’a pas un élu, une Chambre, qui peut donner un blanc-seing à un projet, s’il n’y a pas clairement toutes les enseignes de données. Bien sûr qu’il faut faire quelque chose sur cet espace. C’est une évidence. Mais je vous renvoie un peu la balle : dans la mesure où on peut travailler avec les services de la CCI, de la Ville, pour vous aider à avoir une meilleure lisibilité dans le projet, ça ne peut que fonctionner. Dans le principe, quand on va en CDAC, c’est qu’elle doit en fait déjà être accordée. C’est aussi simple que ça. Il y a tout un travail en amont à faire, avec les gens en responsabilité. Moi, j’ai découvert le dossier de CDAC à la CDAC. Ce n’est pas possible. Alors qu’on vous veut ! C’est la raison pour laquelle on vous réunit ce jour. » « Ma mission, c’est l’équilibre commercial. On doit avoir la certitude de ce qui va se passer ensuite. C’était trop compliqué pour nous, car tout cela est fragile, ce n’est pas à vous, professionnels du commerce, que je vais l’apprendre », complète Alban Zanchiello, adjoint au commerce du maire de Montpellier.
Chiffres-clés. Présentée par Bruno Bouterin (CCI Hérault), l’étude Obséco délivre l’attractivité commerciale en chiffres : poursuite de la croissance démographique (+ 1,8 % par an sur 3M) ; 7.500 commerces de détail, 3.100 cafés, hôtels et restaurants et 7.800 services à vitrines. « La croissance est portée essentiellement par le secteur culture&loisir, ainsi que les établissements hygiène, santé et beauté ».
L’aire métropolitaine concentre 40 % des commerces de l’Hérault et 43 % du CA des commerces du département – en clair, c’est l’endroit où s’implanter en priorité pour une enseigne voulant planter son drapeau en Occitanie Est. « L’aire d’attraction de l’appareil commercial métropolitain s’étend sur 6 départements », déclare-t-il, citant, outre l’Hérault, l’Aude, le Tarn, l’Aveyron, la Lozère et le Gard, pour une zone de chalandise globale du centre-ville de 800.000 habitants et une aire d’attraction « de près de 2 millions d’habitants ».
Sur 2.300 locaux commerciaux dans le centre-ville, 19 % sont des enseignes nationales. Le taux de vacance s’élève à 9 %.
Les chiffres d’affaires des commerces de la métropole s’élèvent à près de 3 Md€ en cumulé : 1,5 Md€ pour les produits courants (1,2 Md€ en 2020) et 1,4 Md€ pour les produits non alimentaires (1,3 Md€ en 2020). Dans l’activité non alimentaire, l’équipement de la personne pèse 524 M€, l’équipement du foyer 429 M€ et le bricolage / jardinage / fleurs, 217 M€.
> Sarah Nguyen Cao Khuong et Hubert Vialatte (Agencehv) ont eu le plaisir de coanimer la matinée Visio Commerce – Journée Enseignes, ce 3 octobre au Musée Fabre (Montpellier). Nos références en matière d’animation sont accessibles en cliquant ici
Sang neuf
Nos jeunes d’Occitanie ont du talent
Élian Jeulin, de la manette à la lampe torche

À 24 ans, Élian Jeulin vient tout juste de tourner la page de ses études d’ingénieur aux Mines d’Alès. Diplômé en septembre, il n’a pas attendu la remise de son diplôme pour se lancer : c’est en deuxième année, au cœur de sa formation en apprentissage, qu’a germé Daidala, un projet de jeu vidéo.
« Je voulais entreprendre, et comme on avait un incubateur à l’école, j’en ai profité », raconte-t-il. Le jeune homme, passionné de jeux vidéo, cherche alors une manière de se démarquer. Avec une équipe d’étudiants bénévoles, il imagine un concept où le téléphone devient manette – et plus précisément lampe torche – dans un jeu d’horreur immersif. « L’idée, c’était d’utiliser les composants du smartphone pour renforcer l’immersion, sans casque VR à 400 euros. »
L’équipe Daidala conçoit une vidéo démonstrative d’une trentaine de minutes, suffisamment convaincante pour décrocher une invitation au salon Viva Technology 2024, sur le pavillon de l’Occitanie. Là, leur innovation attire aussi l’attention du monde culturel, notamment autour de projets de visites virtuelles comme la grotte de Lascaux. « Ça n’a pas abouti, mais ça donne des idées d’applications à d’autres milieux », admet-il.
En décembre, le projet remporte le Prix Pépite national, doté de 5000 euros et 2000 euros de prestations. « On avait déposé un dossier sans prétention, juste pour raconter notre aventure. » Une distinction qui leur donne un vrai coup d’élan, même si l’équipe a dû lever le pied quelques mois pour permettre à chacun de décrocher son diplôme.
Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux à préparer la création officielle de leur entreprise, prévue pour février. Objectif : continuer à développer la technologie de Daidala, voire la proposer à d’autres acteurs culturels ou créatifs. « On veut permettre à d’autres de “gamifier” leurs environnements », explique Élian Jeulin, qui travaille en CDI chez Appi-Technology pour se constituer un petit matelas financier. Soutenu par Ad’Occ, Pépite LR, Push Start et le BIC de Montpellier, le jeune entrepreneur avance.
La HV Touch
Conseil RP
Ad’Occ recense les appels à candidatures – Les Inn’Ovations, Occitanie Invest, économie circulaire…- dans son nouveau « Trajectoires d’entrepreneurs », à croquer ici. Notre côté prude est un peu surpris par l’intitulé de la rubrique « Allez vous faire incuber ! », mais après tout, avec un Premier ministre qui démissionne sans même avoir mis les pieds à Matignon, on peut raisonnablement se dire que tout est désormais permis.
La phrase
« Il n’est pas exact de dire que les actifs paient les retraités en France. C’est vrai jusqu’au 27 du mois. Mais 10 % des pensions, c’est-à-dire les 3 derniers jours de chaque mois, sont payés par les enfants (dette, ndlr). C’est un système qui ne pourra plus durer. »
Thierry Breton, ex-ministre de l’Economie et ex-commissaire européen, le 2 octobre lors de la soirée Conecto, à Montpellier
On s’en fout
Une agréable surprise ce dimanche 5 octobre à la sieste, en découvrant que l’enquête Narcotrafic / commerces de façade à Montpellier, diffusée le 1er octobre, figure en tête des « meilleures histoires de la semaine », dans la newsletter des Echos. On aime le ton, chirurgicalo-amical :
« Bienvenue dans votre newsletter consacrée aux meilleures histoires business racontées par les journalistes des Echos et des Echos Week-End.
C’est d’un fléau qui bouleverse la physionomie des centres-villes français dont nous avons choisi de vous parler cette semaine. Bars à chichas, bars à ongles, épiceries de nuit, barbiers : on les appelle des « commerces de façade » car ils servent bien souvent à blanchir l’argent issu du narcotrafic. Hubert Vialatte vous raconte le difficile combat de la Ville de Montpellier face à leur prolifération. »
Je remercie au passage Gwénaëlle Barzic, cheffe du service Enquêtes, pour sa confiance sur ce sujet explosif, complexe et ramifié. Une confiance qui oblige, puisque l’enquête, pour l’anecdote, a été relue l’avant-veille de sa parution, et à peine remaniée.
En logique journalistique, un article paru, s’il laisse bien sûr une empreinte, se conjugue quand même au passé. Il faut déjà trouver d’autres angles, originaux, saillants, parlants…
« Pourquoi est-ce que tu continues le journalisme ? Tu n’en as plus besoin à présent », me disent – le pensent-ils vraiment, ou est-ce juste pour me piéger ? – souvent certains confrères. Pour ça, probablement : chercher des vrais sujets, les faire valider par la rédac’ et repartir à l’attaque.
Et au fait, l’enquête en question est disponible en cliquant ici. On en parlait dans Les Indiscrétions, du 25 août, en cliquant ici.
Le saviez-vous ? L’équipe des Indiscrétions ne fait pas que Les Indiscrétions !
Animations, événements, rédactions, agence de presse…
Ça pousse
Ils et Elles bâtissent nos villes
Urbis Réalisations, LP Promotion, Bouygues Immobilier… le palmarès 2025 des Pyramides d’Argent dévoilé côté Toulouse

Ce 30 septembre, 9 programmes sont récompensés lors de la 22e édition des Pyramides d’Argent de la Fédération des Promoteurs Immobilier Toulouse Occitanie, apprennent Les Indiscrétions.
Parmi les lauréats : LP Promotion pour son projet Studently (architecte : Agence Charrière & Jacob), un ancien EHPAD reconverti en résidence étudiante de 129 logements (quartier Saint-Cyprien), qui remporte le prix rénovation-extension-réhabilitation. Ou encore le projet Highline de Nacarat, labélisé Passivhaus (label international pour les bâtiments à très faible impact environnemental), et qui accueillera en 2026 les services de la Métropole pour le territoire Nord de l’agglomération toulousaine.
Le jury était présidé par Annette Laigneau, adjointe au maire de Toulouse et vice-présidente de Toulouse Métropole en charge de l’urbanisme, et présidente d’Oppidea Europolia, aménageur de Toulouse Métropole.
> Dévoilement du palmarès côté Occitanie Méditerranée, ce 7 octobre à Saint-Brès (34).
Le palmarès complet
- Le Grand Prix Régional revient à Urbis Réalisations pour sa résidence Horizon à Toulouse (architecte : Khardam).
- Angelotti Promotion et son programme Nature & Sens, résidence à Toulouse (architecte : Maurice Schwab), remportent le prix de la qualité globale.
- La Pyramide de la conduite responsable des opérations revient Sporting Promotion & Saint-Agne Immobilier, pour le projet Place Faubourg (architectes : V2S Architectes et AMPM), au cœur du quartier Faubourg Malepère au sud-est de Toulouse.
- Le projet Now Living Spaces (architectes : Sight & Label architecture) de GA Promotion remporte la Pyramide de l’immobilier d’entreprise.
- La Pyramide du bâtiment bas carbone est attribuée à Highline, projet de bureaux de 5 étages de Nacarat (architecte : Goubert & Landes).
- LP Promotion remporte le prix rénovation-extension-réhabilitation pour son projet Studently (architecte : Agence Charrière & Jacob), un ancien Ehpad reconverti en résidence étudiante de 129 logements (quartier Saint-Cyprien).
- La Pyramide de la mixité énergétique revient au projet Patio Campus (résidence étudiante, salle de sport, coworking, cafétéria) de Bouygues Immobilier (architecte : Taillandier Architectes Associés).
- Le prix de l’économie circulaire écocycle est attribué à Eclisse Promotion pour son projet Passerelles (architecte : Atelier Cube), 38 maisons et 8 appartements.
- Enfin le prix du jury est revenu à Eclisse Promotion pour son projet de construction et rénovation du siège social toulousain des filiales du groupe Procivis Sud Massif Central Toulouse Pyrénées.
Hérault : Icade Promotion lance la construction d’un Ehpad de 81 chambres

Le chantier de l’Ehpad « Les Gardioles », porté par Icade Promotion, est lancé le 1er octobre à Saint-Gély-du-Fesc, dans l’Hérault, dévoile sur LinkedIn Nicolas Ceysson, directeur régional Occitanie chez Icade Promotion. Ce projet médico-social se déploiera sur 5.000 m² de surface de plancher et comprendra 81 chambres. Exploité par le groupe Clariane, acteur européen de la santé, l’Ehpad s’implante dans la Zac des Vautes avec 3.500 m² d’espaces verts. La maîtrise d’œuvre est assurée par Ecome SARL, et l’architecture par Jean-Baptiste Miralles.
> On l’annonçait dans Les Indiscrétions du 10 mars, à relire en cliquant ici.
La future salle Georges Brassens dévoilée à Sète

Le transfert de la salle Georges Brassens est lancé, à Sète. La future structure se trouvera en centre-ville, « dans la pente du Mont Saint-Clair », indique Ateliers A+ dans un post LinkedIn. Un lieu de 1.140 m2 qui ne sera livré qu’au premier trimestre 2027. Maître d’ouvrage : Ville de Sète. Architecte : Ateliers A+. Ce futur lieu devrait accueillir spectacles, concerts, conférences et expositions. L’artiste Robert Combas signe les deux fresques qui vont habiller la nouvelle salle.
Des potins immo ? Une nomination ? Des initiatives et projets ?
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Au marché
Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.
APPELS D’OFFRES
Occitanie
Aménagement 🏗️
Occitanie Est
Le SEMOP Saint-Christol lance un avis pour l'aménagement du quartier Saint-Christol à Pézenas.
BTP 👷♀
Occitanie Est
Sa3m lance un avis pour la construction du nouveau siège d'Altémed.
La mairie de Perpignan lance un avis pour le contrat de maîtrise d'œuvre pour la réhabilitation et la recomposition de 8 immeubles de l'ilot dégradé 11 PA T2.
La TaM lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour la construction d'un nouveau dépôt tramway.
La Ville de Nîmes lance un avis pour les travaux de rénovation et de requalification de voirie.
Le conseil départemental des Pyrénées-Orientales lance un avis pour le remplacement du pont sur la Têt entre Canet-en-Roussillon et Sainte-Marie-la-Mer.
La mairie de Perpignan lance un avis pour la rénovation de plusieurs gymnases.
L'EPF d'Occitanie lance un avis pour les travaux de curage et déconstruction d'un bâtiment d'habitation en rez-de-chaussée à Sète.
Le Pays de l'Or lance un avis pour la rénovation complète du parc aquatique Espace Grand Bleu à La Grande-Motte.
La Ville d'Alès lance un avis pour la construction d'un équipement public dans le cadre de la requalification du Faubourg du Soleil.
Alès Agglomération lance un avis pour la construction de la station d'épuration de la Grand'Combe et de raccordement de Cendras et la Favède.
La Région Académique Occitanie lance un avis pour la mission de de maîtrise d’œuvre relative à l’aménagement d’un espace d’environ 410 m² situé au rez-de-chaussée du site de la Direction Départementale de l’Education Nationale du Gard.
Béziers Méditerranée lance un avis pour les travaux de réhabilitation pour acceptation des effluents tiers sur la step de Béziers.
Occitanie Ouest
La SPL Arac Occitanie lance un avis pour les travaux de construction de locaux pour l'Erm de Montauban.
Le syndicat départemental d'énergies de l'Ariège lance un avis pour les travaux de réseaux électriques, d'éclairage public et de génie civil de télécommunications.
Le SIEDA lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour l'implantation de centrale photovoltaïque et études structure.
L'Université Toulouse Jean-Jaurès lance un avis pour les travaux de construction du bâtiment Epicure et de rénovation du bâtiment Ovalie.
Aveyron Habitat lance un avis pour les travaux de réfection de couvertures pour des résidences du patrimoine.
Le Sdis 65 lance un avis pour les travaux de remplacement des menuiseries extérieures du bâtiment administratif à Aureilhan.
Communication 📣
Occitanie Est
L'office de tourisme Cap d'Agde Méditerranée lance un avis pour stratégie et appui à la communication.
Déchets 🗑️
Occitanie Est
La Région Occitanie lance un avis pour le tri et enlèvement de dépôts de déchets illégaux sur la commune de Poussan (34), avec une extension sur les communes avoisinantes, notamment Frontignan.
Montpellier Méditerranée Métropole lance un avis pour l'exploitation et la gestion des déchèteries.
Occitanie Ouest
La Ville de Rodez lance un avis pour la collecte, transport, tri et traitement des déchets issus des activités des services de la Ville.
La communauté de communes Cœur de Lozère lance un avis pour la collecte des déchets ménagers et assimilés.
Eau / Assainissement 💧
Occitanie Est
Le Grand Narbonne lance un avis pour les travaux de réhabilitation ou d'extension des réseaux AEP, EU, EP, sur le territoire.
Occitanie Ouest
La commune de Saint-Affrique lance un avis pour l'exploitation des postes de refoulements et des stations de traitement des eaux usées.
Énergie ⚡
Nettoyage 🧹
Occitanie Est
L'office de tourisme de Palavas-les-Flots lance un avis pour le nettoyage des locaux du centre des congrès.
Services 📋
Occitanie Est
La Ville de Lattes lance un avis pour la fourniture de matériels et matériaux pour les services techniques.
Montpellier Méditerranée Métropole lance un avis pour la fourniture de produits de traitement de l'eau pour les piscines.
La mairie de La Grande-Motte lance un avis pour le marché d'exploitation et de maintenance des installations chauffage, ventilation et climatisation.
La mairie de Béziers lance un avis pour l'entretien des bâtiments communaux.
Occitanie Ouest
La communauté de communes Terres des Confluences lance un avis pour l'entretien et la réparation de 13 ouvrages d'art.
L'agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées lance un avis pour les services de maintenance des installations de sécurité incendie.
Tourisme 📷
ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ
La Ville de Toulouse attribue le marché de travaux de création et rénovation de réseaux d'arrosage, d'équipements de fontainerie et de brumisation pour la ville à Ideo. Valeur totale du marché : 1 000 000 euros.
Le Centre hospitalier des Vallées de l'Ariège attribue le concours de maîtrise d'œuvre pour la création d'une USLD et la rénovation/extension d'un Ehpad sur le site du Rozès à SAS ATELIER FGA. Valeur totale du marché : 1 188 709 euros.
La SPL Terre d'Argence attribue le marché de réhabilitation des bâtiments et construction d'un bâtiment neuf de l'Ilot Aillaud à Beaucaire au Groupement Tautem Architecture (mandataire) / OTEIS. Valeur totale du marché : 5 400 000 euros.
La Ville de Montpellier attribue le marché de conception et production artistique de la manifestation Cœur de Ville en Lumières 2025 au groupement Creativ Light / ID Scenes, au groupement Cosmo AV / ID Scenes... Les autres titulaires sont à consulter ici. Valeur totale du marché : 336 000 euros.
La SPL Occitanie Events attribue le marché de prestations d'aménagements d'espaces événementiels à Orsa Events, Solutions Evenements Services, Solution Mobilier... Les autres titulaires sont à consulter ici. Valeur totale du marché : 2 944 504,12 euros.
La Ville de Toulouse attribue le marché de réhabilitation et extension de l'ancienne halle d'attente des passagers en équipement mutualisé jeunesse-famille Montaudran à CROS & LECLERCQ ARCHITECTES. Valeur totale du marché : 296 604 euros.
Alogea attribue le marché de maîtrise d'œuvre pour l'aménagement et la construction de 40 logements collectifs Chemin des Amandiers à Salles-d'Aude à FERRIE FRANCOISE AGENCE D'ARCHITECTURE. Valeur totale du marché : 318 300 euros.
Plus de marchés ici
Toulouse Métropole attribue le marché de collecte en porte à porte des déchets ménagers et assimilés (hors verre) Saint-Jory et Est Toulousain à SUEZ RV SUD OUEST et PAPREC FRANCE. Valeur totale du marché : 1 665 380 euros.
Le CHU de Montpellier attribue le marché de modernisation de l'IFMS avec la construction d'un bâtiment à proximité immédiate du bâtiment existant à MOON SAFARI SAS. Valeur totale du marché : 2 221 992,4 euros.
Toulouse Métropole attribue le marché de création d'un bassin d'orage sur la commune de Pibrac à Cazal. Valeur totale du marché : 389 427,37 euros.
La communauté de communes Albères Côte Vermeille Illibéris attribue le marché de collecte et valorisation des encombrants à LA RECYCLERIE. Valeur totale du marché : 540 000 euros.
La SPL Éclat attribue le marché de prestations de conception, adaptation graphique, conseil en communication, maintenance, hébergement et développement de sites web pour la SPL Culture et Patrimoine à PROPULSE. Valeur totale du marché : 350 000 euros.
L’agenda
Du mercredi 8 octobre au vendredi 10 octobre :
35e convention des Intercommunalités de France, organisée par Intercommunalités de France, à partir de 10h, au MEET à Toulouse. Plus d’informations ici et inscriptions là.
Jeudi 9 octobre :
Débats d'Élixir : « Comment s'affranchir de la loi Évin ? », organisé par Midi Events au siège de Midi Libre (Saint-Jean-de-Védas). Inscription ici.
Café des experts “Cartographier votre succès entrepreneurial“, organisé par la CPME Gard, de 8h30 à 9h30, à la Brasserie des Costières (Nîmes). Inscriptions ici.
11e édition de Cap’IoT, organisé par Synox de 8h30 à 17h, au Kiasma (Castelnau-le-Lez). Inscriptions ici.
Lundi 13 octobre :
L’Hexagone Tour, organisé par Interstis en tant que lauréat France 2030, fait étape à Toulouse à 9h30 à La Cité. Inscription ici.
Matinée d'échanges sur les enjeux de souveraineté numérique et de cybersécurité dans le cadre d'Hexagone Tour, organisé par Interstis et accueilli par la French Tech Toulouse à La Cité, à Toulouse (55 Avenue Louis Breguet). Plus d'infos et inscription ici.
Plus d'événements ici
Mardi 14 octobre :
Le RDV des Relayeurs “Transmission reprise d'entreprise”, organisé par la CCI du Lot, de 10h30 à 14h, à Figeac (46). Plus d’informations ici et inscriptions là.
Rendez-vous éco organisé par le Medef Gard, à partir de 18h00, Hémicycle de Nîmes Métropole, ouvert à tous les chefs d'entreprise sur inscription.
Convention économique “Du culte de la performance à la culture de la robustesse”, organisée par la CPME Hérault, à 18h, à Montpellier Business School (34). Inscriptions ici.
Rendez-vous “Réindustrialiser et durer : construire l’Occitanie industrielle de demain”, organisé par la CCI de Pyrénées-Orientales, de 18h à 22h, au Quai de Lattre de Tassigny (Perpignan). Inscriptions ici.
3e édition du CibleWeb Connect Montpellier, organisé par CibleWeb, de 9h à 18h, au Crédit Agricole à Lattes-Maurin. Plus d’informations ici et inscriptions là.
Événement hybride 2-en-1 à l'Accord Arena, avec un match Montpellier Handball-Kiel suivi d'un concert de Kenji Girac. Inscriptions ici.
Le 44ème Café D.A.V.O.S des PME, à partir de 18h15 au Clos de l’Aube Rouge à Castelnau-le-Lez. Inscriptions ici.
Mercredi 15 octobre :
Après-midi TechDay « Les réseaux du futur pour un IoT plus intelligent », organisé par l’IUT de Béziers, de 13h30 à 18h, à l’IUT de Béziers. Inscriptions ici.
Jeudi 16 octobre :
« Les rencontres de l’innovation technologique du CEA à Bagnols-sur-Cèze », organisées par Ad'Occ. Plus d'infos ici, et inscription là.
« Réno vers le futur », organisé par Envirobat Occitanie à La Forêt Électrique (Toulouse). Plus d'infos et inscription ici.
Événement “Digital Marketing” avec Amandine Raynaud, organisé par Flex, de 9h à 12h, à Flex Pépinière d’entreprises (Sète). Inscriptions ici.
Mardi 21 octobre :
Table ronde « Toulouse et l'industrie, l'amour toujours ? », organisée par le Club des industriels de la région toulousaine, à 18h30 au Manoir du Prince à Portet-sur-Garonne (31). Plus d'infos ici.
Petit déj « RGPD, IA Act, Data Act… Startup, PME, comment garder la tête hors de l’eau ? », organisé par le Bic Innov'Up (CCI Gard) à 8h15 à la Maison des Entreprises (Nîmes). Plus d'infos et inscription ici.
Du 4 au 6 novembre :
Le Salon Européen des Tendances Touristiques 2025, au Parc des Expositions à Montpellier. Le programme complet ici.
Mercredi 5 novembre :
Restitution de l'étude prospective « Gard 2030 » par la CCI Gard à la Maison des Entreprises (111 Chemin de la Tour de l'Évêque, Nîmes). Plus d'infos et inscription ici.
Jeudi 6 novembre :
Table ronde « Mobilités, l'heure de l'action », organisée à 8h par Agencehv aux côtés de Vinci Autoroutes, Banque des Territoires et SNCF Gares&Connexions, au Domaine du Grand Puy (Montpellier). Inscription gratuite ici.
Vendredi 7 novembre :
4ᵉ édition du salon des Communes et des Territoires de l'Aude à Limoux. Plus d'informations ici.
Colloque « L'œnotourisme : de la préservation à la valorisation, un levier pour fédérer les territoires viticoles », organisé par l'Anev à Toulouse. Plus d'infos ici.
Jeudi 13 novembre :
Débats d'Élixir : « L'eau : une ressource vitale pour le vin », organisé par Midi Events au siège de L'Indépendant. Inscription ici.
Jeudi 13 et vendredi 14 novembre :
Forum Dev&Co 2025, organisé par le CNER, AD’OCC, Blue Invest et l’Agence de Développement et des Transitions, à partir de 8h, au Corum à Montpellier. Plus d’informations ici et inscriptions là.
Vendredi 14 novembre :
5e Rencontres de l'ORT Occitanie sur le thème « Transport et climat : convergeons vers un futur soutenable », de 9h30 à 13h au Centre international de conférences de Météo-France (Toulouse). Plus d'infos là.
Lundi 17 novembre :
Afterwork réseautage "lundis CCI" sur le thème à Sète. Informations ici et inscription là.
Jeudi 20 et vendredi 21 novembre :
“Expédition Créative”, organisé par AD’OCC, au Domaine de Combelles à Rodez (12). Appel à candidatures ici.
Rencontre “Transfo Digitale Day”, organisée par Ad’Occ à La Cité de Métiers et de l'économie de Demain (Montpellier). Inscriptions ici.
Mardi 25 novembre :
Remise des Trophées du MOCI à la Cité de Toulouse, dans le cadre de l'Occitanie Export Tour, organisé par la CCI Occitanie. Programme ici.
Jeudi 27 novembre :
Débats d'Élixir : « L'oenotourisme est-il la solution ? », organisé par Midi Events aà Pays d'Oc (34). Inscription ici.
Jeudi 18 décembre :
Débats d'Élixir : « La recherche est-elle optimiste ? », organisé par Midi Events au siège de Midi Libre (Saint-Jean-de-Védas). Inscription ici.
2026
Mardi 12 et mercredi 13 mai :
Space Summit for a Resilient Future (Sommet de l'espace pour un futur résilient), organisé par Novaspace avec le soutien de la Région Occitanie, au Centre des Congrès Pierre Baudis à Toulouse. Plus d'infos ici.
Newsroom
L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :
JOURNALISME
Pour Les Échos :
- La stratégie à l’export de Jallatte (chaussures de sécurité).
- Groupe Poncin : ses ambitions sur le chantier Catana à Canet-en-Roussillon
- La marinière française
- Modulauto
- Groupe Nicollin
- Le poids économique du marché de Mauguio
- Washin
Pour ToulÉco :
- Interview longue d'Olivier Nicollin (Groupe Nicollin)
- Interview off de Mathias Malzieu
- Article sur la biotech Greenphage (solutions antibactériennes naturelles, 34)
BoisMAG :
- Enquête « traitement et finition du bois », parution octobre-novembre.
RÉDACTIONS
Occitanie News (Région Occitanie) : pour octobre 2025 , portrait de Anne-Julia Goutte (Roquefort Société, 12), et articles sur l'entreprise Plastic Vortex (Tolouse) et la traversée en drakkar pour relier Toulouse à New-York. La newsletter Occitanie News de septembre est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.
Profils Systèmes : quatre reportages pour le prochain magazine Signature : Hôtel Horizon Massane (Baillargues) ; Bâtiment Etic (Cambacérès, Montpellier) ; Transformation d'une bastide provençale en villa contemporaine ; La stratégie du couple Tuffery (jeans).
Magazine l'Occitan : pour septembre 2025, co-rédaction avec Métropolitain et Laurent Blondiau d'un magazine papier portant sur l'actualité économique de la région.
3M : 13 articles sur les atouts EnR de la métropole de Montpellier, pour Le Mas Média (Pierre Bruynooghe).
HV EVENT
« Mobilités : l’heure de l’action », le jeudi 6 novembre à 8h au Domaine du Grand Puy (Montpellier). En partenariat avec la Banque des Territoires Occitanie et Vinci Autoroutes. Inscription ici.
ANIMATIONS
16 octobre : débat Robert Ménard / David Revault d'Allonnes (L'Hémicycle), au Domaine des Grands Chais à Mauguio (34).
13 et 14 novembre : Forum Dev&co-CNER (Fédération nationale des agences de développement économique), Corum de Montpellier. Coanimation avec Priscille Lacombe.
Ad’Occ, tournée 2025 ‘Entreprenez en Occitanie’ :
. 18 novembre à Alès (30)
. 20 novembre à Perpignan (66)



