
« D’ici quelques années, comment ferons-nous venir des touristes sous 50°C dans le sud de la France ? », lance Cyril Meunier, vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole, délégué au tourisme, attractivité et congrès, en ouverture des Assises du Tourisme Durable, organisées ce 30 juin par la Métropole de Montpellier. « Peu d’élus comprennent le tourisme. On a un important complexe en France, selon lequel lorsqu’on s’intéresse au tourisme, on devient un pays en voie de développement. L’attention portée au tourisme par les élus est très faible », déplore-t-il.
Point de vue attractivité, l’image de la métropole montpelliéraine reste positive auprès des touristes. Selon une étude menée par la chaire attractivité & nouveaux marketing territorial de l’Université d’Aix-Marseille, 89 % des sondés ont une image neutre, plutôt bonne ou très bonne de Montpellier, contre 11 % qui en ont une image « plutôt mauvaise ou très mauvaise », détaille Audrey Rivière, maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille. Des chiffres comparables à ceux de métropoles telles que Toulouse ou Bordeaux, précise-t-elle.
Quelle implication de l’IA dans le tourisme ? « Si on s’en passe, c’est qu’on n’est plus dans le train. Il y a avant tout un besoin de s’éduquer pour savoir comment ça marche et prendre conscience des dépenses, notamment environnementales, que ça engendre. Il faut l’utiliser à bon escient. Le tourisme est un métier d’humain à humain et pas de robot à humain », avance Julien Cadiou, directeur des opérations de Cool’n Camp, application destinée aux campings (Toulouse).