Narcotrafic : le blanchiment d’argent via les commerces ‘de façade’ s’intensifie 

25 août 2025

Une lutte inégale ? Alors que l’État et la Ville de Montpellier tentent de juguler la croissance de commerces ‘de façade’ (barbers, bars à chicha, tacos…) mis en place pour blanchir une partie de l’argent du narcotrafic, une source locale bien introduite confie que ces commerces « se propagent à vitesse grand V, notamment depuis le Covid. À cette période, les trafiquants ont mis en place de nouvelles techniques de commercialisation de la drogue – Snapchat, Uber shit, boîtes aux lettres… Les points de deal se démultiplient, et leur cible commerciale s’est considérablement élargie ».  

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S’il reconnaît les efforts déployés, à l’échelle nationale avec la loi narcotrafic, et locale – fermetures d’épiceries de nuit, davantage de contrôles, enquête de la police judiciaire sur la vente de tabac de contrebande, meilleure coordination État / justice / ville via un Codaf, préemption de certaines cellules commerciales… -, il juge le combat inégal. « Il y a une vraie volonté d’agir. Les pouvoirs publics se rendent compte qu’ils ne sont pas loin d’être submergés. Ils sont trop limités dans leurs possibilités d’agir et leurs moyens juridiques. On ne peut pas partir en guerre avec une cuillère à la main.»  
> Enquête à paraître sur ce thème dans Les Echos.  
> Sur le même sujet : Les Indiscrétions du 7 juillet, en cliquant là.

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