
La mare aux municipales
Béziers : Ménard soutenu par le LR ?
Sans étiquette actuellement, après avoir été soutenu par le RN en 2014 et 2020, le maire de Béziers (34), Robert Ménard, est invité aux universités d’été des Républicains, les 6 et 7 septembre. Le Figaro évoque, le 23 juillet, la possibilité que LR soutienne Ménard aux municipales 2026, et n’y présente pas de candidat issu de ses rangs. À croquer ici.
Nîmes : face à une droite divisée, la gauche en embuscade
La gauche peut-elle profiter des divisions à droite, entre Julien Plantier et Franck Proust, dans la 3e ville d’Occitanie ? Vincent Bouget, conseiller départemental PCF et chef de file de l’opposition municipale à Nîmes depuis 2020, a su en tout cas créer une dynamique, en rassemblant un front allant des socialistes aux écologistes, explique Les Echos. « Une liste d’union s’impose face aux crises sociale, écologique et démocratique que traverse Nîmes. Un tiers des Nîmois vit sous le seuil de pauvreté », défend Pierre Jaumain, premier fédéral PS du Gard. La future tête de liste a enchaîné les réunions publiques ces derniers mois, réunissant au total 2.000 participants. « Nous avons constaté une ville morcelée, où les quartiers, les générations, les transports ne communiquent plus », diagnostique Pierre Jaumain. « Bouget est talentueux, mais je ne pense pas que le patronat local ait envie de revoir des communistes à la mairie », lâche une entrepreneuse gardoise, allusion au mandat passé d’Alain Clary (1995-2001). Avant d’ajouter : « Le Gard a beaucoup perdu par rapport à l’Hérault, du fait de ses discordes intestines. Un maire de la ville-centre président de la métropole, ça fonctionne à Montpellier avec Michaël Delafosse, et cela doit être le cas à Nîmes pour le prochain mandat. »
Le RN, autre candidat sérieux à Nîmes face à une droite divisée, n’a pas encore fait connaître sa future tête de liste à Nîmes, où il réalise des scores moins élevés que dans le Gard (six députés RN dans six circonscriptions).
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Parmi les dossiers chauds du futur maire de Nîmes : la sécurité – « avec des narcotrafiquants de 14 ans qui gagnent 35.000 euros par mois, que peut encore faire un élu local ? », interroge crûment Proust – l’adaptation d’une cité très exposée aux effets du changement climatique, une meilleure répartition des logements sociaux sur l’agglomération, le développement du bustram et d’un réseau cyclable encore embryonnaire, la réhabilitation des halles, ou encore la transformation du secteur marché Gare ou de la salle du Parnasse.
Côté sport, un autre sujet passionne cette ville tauromachique, à l’identité très marquée : le devenir du stade des Costières, aujourd’hui inexploité, et du club de football Nîmes Olympique, tout juste repris par une gouvernance locale après une fin de règne sous tension de Rani Assaf, ex-président. Un scénario dont Nîmes a le secret.