
Payer et réserver à distance une machine de laverie avec son smartphone, suivre en temps réel le temps restant du cycle, choisir son programme… À travers ses applications mobiles et solutions connectées, Washin dépoussière le marché des laveries connectées, en pleine émergence. La startup héraultaise, créée en 2019 et travaillant avec une clientèle professionnelle, entend désormais internationaliser son modèle. En Europe, l’entreprise est présente en Italie, Espagne, Belgique, Luxembourg, Suisse, Roumanie. Une trentaine de campings dans la région de Rome vont par exemple être équipés.
Cap à présent sur le grand export, avec des marchés comme la Malaisie, l’Afrique du Sud ou le Brésil, visés « pour leur forte population étudiante, leur pouvoir d’achat en hausse et leur forte demande d’infrastructures collectives. Ces pays sont par ailleurs plus technologiques que la France ! », analyse Dimitri Belin, qui mène en parallèle une formation en IA à Télécom Paris.
La nouvelle solution NoLa Brain, dotée d’un bras articulé, pilote les machines avec l’IA et des technologies robotiques. « Grâce à des capteurs et algorithmes, notre application identifie la nature des textiles (couleurs, fibres) pour lancer le programme adapté aux vêtements, détecte des tâches avec un spectromètre (vin, boue…), ajuste les cycles automatiquement, anticipe les besoins de maintenance, dialogue avec l’utilisateur… », égrène Dimitri Belin, président-fondateur.
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Washin, qui n’a pas levé de fonds à ce jour, vise 10 M€ de chiffre d’affaires en 2028, avec 10 % à l’export, au lieu de 5,5 M€ en 2025. D’ici 2028, Washin vise 3.600 machines réparties sur 1.000 laveries. La PME qui compte 10 salariés, dont une équipe R&D de 5 personnes, opère aujourd’hui 2.800 machines dans 750 laveries (dont 700 en France).
Le marché des laveries collectives est solide : une unité génère en moyenne entre 35.000 et 65.000 euros de chiffre d’affaires par an, avec une marge nette comprise entre 20 % et 30 %, selon transactioncommerce.