Arches Castriotes : ce projet d’agroforesterie introduit 2.000 arbres 

15 juillet 2025
Arches Castriotes
©DR

Un laboratoire écologique suivi par des organismes scientifiques, comme alternative à la monoculture, lieu pédagogique et espace de valorisation RSE. Le 25 juin, Nicolas Chambon, président de la Fondation CEIBA et de Socri REIM (immobilier commercial, dont, actuellement, les Galeries Lafayette à Nîmes), et Yann Fortunato, président de Racines de France, lèvent le voile sur un projet d’agroforesterie Les Arches Castriotes (route de Guzargues) mené sur 5 hectares, depuis 8 ans, à Castries. Le programme inclut 36 essences d’arbres « sélectionnées pour leur résilience au changement climatique », indique Nicolas Chambon. À venir, une parcelle d’agro-pastoralisme, et la création d’une structure d’accueil dédiée aux décideurs économiques et territoriaux.  

En tout, le projet, soutenu par la Fondation CEIBA (Montpellier) à hauteur de 126.000 euros*, compte 2.000 arbres. « Les essences méditerranéennes cohabitent avec des plantes aromatiques, des haies, des fleurs sauvages, des pollinisateurs, des oiseaux… Le vivant a repris ses droits et, avec lui, l’espoir d’un modèle agricole régénératif et durable », déclare Yann Fortunato. Il revient sur la genèse d’un projet au long cours : acquisition de la parcelle, alors dégradée et stérile, en 2017 ; En 2020, plantation des premiers amandiers ; En 2021, 40.000 plants de romarin et lavandin pour les huiles essentielles ; En 2025, plantation de 2.000 arbres supplémentaires : figuiers, grenadiers, citronniers, orangers, pacaniers, pistachiers… « Les résultats sont là : trois fois plus de pollinisateurs qu’ailleurs en quatre ans ; Cinq fois plus d’oiseaux ; Une ripisylve restaurée, avec 800 mètres de trame verte ; Des récoltes (amandes, poivre, miel, huiles essentielles…) ; Des sols qui respirent à nouveau, et dont l’érosion est stoppée », assure Yann Fortunato.  
Selon Nicolas Chambon, le modèle « est réplicable jusqu’au cœur des villes, pour réconcilier urbanisme et vivant ». Sa Fondation a aussi permis de sauver « 10 arbres emblématiques du Jardin des Plantes de Montpellier, en mobilisant 250 k€ à travers trois soirées de gala. Cela a permis de financer un décompactage des sols, une mycorhization (modification de la structure des racines, ndlr) ciblée, la mise en place de protection anti-piétonnage… Il a fallu de l’argent, et aussi le travail des paysagistes Léo Marguerit et Bruno Ricci. Ce qui nous a séduits, ici à Castries, c’est la dimension de renaturation en milieu périurbain ». La Fondation CEIBA vient d’éditer un livre, « La Nature en Ville », mettant en valeur des exemples réussis de renaturation des villes, comme le Parc André-Citroën à Paris.  
« La commune de Castries, c’est 2.400 hectares, dont 20 % à peine sont urbanisés. Le reste est composé de garrigues, d’espaces boisés classés, d’espaces verts… », détaille Claudine Vassas-Mejri, maire de Castries (non candidate à sa réélection, ndlr).  
* Parmi les donateurs : DGL, Crédit Agricole du Languedoc, Lexnot, L35, Atalian, Equans, Labographic, Verspieren, Ingénio Sécurité, Aura Architecture, Planet Indigo, Capstan Avocat, MNL, SVA, BMA Audit, Bonne Compagnie, Traiteur Grand… 

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