Gérard Bertrand, mégafeu dans l’Aude

25 août 2025

Face à l’exposition de l’Aude et des Pyrénées-Orientales aux effets du réchauffement climatique (sécheresse, incendies), « il est temps pour les pouvoirs publics de trouver les financements et d’accélérer les procédures administratives », lance Gérard Bertrand, président du groupe Gérard Bertrand (groupe viticole éponyme, Narbonne – 11), dans un post LinkedIn, ce 6 août, en réaction au mégafeu survenu entre le 5 et le 8 août dans les Corbières.
Pour Gérard Bertrand, « l’eau est le facteur limitant, car son manque a accéléré le processus d’arrachage des vignes qui servent de coupe-feu ». Il dénonce également la « lenteur insupportable de la mise en place du doublement d’Aqua Domitia pour dynamiser l’agriculture la viticulture et le tourisme » (Les Indiscrétions en parlent ici et  dans la newsletter du 7 juillet 2025). Il demande l’instauration d’un « plan Marshall de l’eau ». « Ce désastre oblige la région Occitanie et l’État pour amener de l’eau dans cette zone en grande souffrance », décrit-il. 

Au cours de l’été, près de 20.000 hectares sont partis en fumée dans l’Aude. Les incendies ont traversé plusieurs villages dont Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, Fontjoncouse, Montséret, Durban-Corbières, Sigean, Ribaute ou encore Bages.

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Durement touché par les incendies, le Cellier des Demoiselles, à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, a perdu 80 % de ses parcelles dans les flammes, à 15 jours du début des vendanges, lit-on dans les colonnes de Terre de Vins. Ewa Crétois, fondatrice de l’agence marketing Com & Cru, précise sur LinkedIn : « Cet incendie n’est pas couvert par les assurances, car il n’est pas considéré comme une catastrophe climatique. Certaines vignes avaient entre 60 et 70 ans. »

La cave coopérative fondée en 1914 est l’une des nombreuses exploitations touchées, aux côtés des Celliers d’Orfée, du Domaine Fontjoncouse, ou encore du Château de Caraguilhes. Plusieurs cagnottes en ligne ont été lancées.

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