Benjamin Darmouni, Cercle des Managers de l’Immobilier / DPE

15 juillet 2025

Le président du Cercle des Managers de l’Immobilier ne goûte guère à la modification des règles de calcul du DPE (diagnostic de performance énergétique, s’appliquant aux transactions et locations dans l’immobilier, ndlr) à partir du 1er janvier 2026, annoncée le 9 juillet par le Premier ministre. Certes, « le fameux coefficient de conversion de l’électricité (CEP) passera de 2,3 à 1,9. Résultat attendu : près de 850 000 logements chauffés à l’électricité sortiront mécaniquement du statut infamant de ‘passoires thermiques’ » (classes F et G) », ironise sur Linkedin le président délégué de l’UNIS Grand Paris. Mais, selon lui, cette réforme en trompe-l’œil « ne règle rien sur le fond. « Le DPE reste peu lisible pour le grand public ; Il conserve une portée juridique aux conséquences lourdes ; Et sa stabilité est désormais en question. Les professionnels, propriétaires immobiliers, bailleurs, peuvent-ils encore avoir confiance dans un outil qui change à ce point au gré des arbitrages politiques ? », conclut-il. 
> Sur le même sujet : « ‘Tout le monde est perdu’ : la rénovation énergétique au bord de la crise de nerfs », Les Echos du 29 juin, à croquer ici.

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