Va-t-on vers une guerre de succession, comme au bon vieux temps des Gabrielle Deloncle / Rudy Iovino, lors des prochaines élections à la CCI de l’Hérault ? Il y a certes le temps de voir venir : le scrutin est décalé à fin 2027, voire fin 2028 (Les Indiscrétions du 25 août, en cliquant ici). Mais les ambitions sont déjà affirmées, avec deux prétendants qui s’échauffent : Samuel Hervé, président du Medef Occitanie et ex-président du Medef Montpellier, et Lamine Gharbi, président de Cap Santé et de la FHP, et soutenu par André Deljarry, actuel président de l’institution consulaire. Ce dernier ne pourra pas se représenter, car il aura alors plus de 70 ans. Le 25 septembre, il déclare : « Quand je suis arrivé au Medef, j’ai comblé les dettes. Après quatre ans de présidence, les comptes étaient remis à flot. Jean-Marc Oluski (actuel président du Medef Montpellier, ndlr) ne m’a pas appelé. Je trouve ça irrespectueux. Tous les syndicats de branches professionnelles ont-ils été consultés ? Je n’en suis pas sûr. Même si je m’arrêterai donc comme président de la CCI (poste occupé depuis 2011, ndlr), je serai sur une liste. Ceux qui se pressent pour avoir ma place doivent attendre un peu. Il y a un temps pour tout. Par ces méthodes, on peut raviver des guerres du monde patronal, et de ça, je ne veux pas. Pendant 15 ans, j’ai tenu le monde patronal, on a fédéré, CCI, CPME, UPE, Medef Béziers et Medef Montpellier. Et je laisserai un beau vaisseau amiral, avec un parc expos et un CFA rénovés à Béziers, un campus à Cambacérès, un bâtiment à Sète, l’Hôtel Saint-Côme rénové à Montpellier. » Au final, vu la conjoncture économique, y aura-t-il seulement la place pour des divisions ?
André Deljarry, hausse le ton
29 septembre 2025