La rédaction des Indiscrétions assiste, ce 16 octobre, à l’annonce des chiffres immobiliers au Conseil régional des Notaires du Midi (Aude, Pyrénées-Orientales, Hérault, Aveyron). Un rendez-vous en deux temps, d’abord avec Franck Selieye, nouveau président des Notaires du Midi (on en parlait ici, le 23 juin dernier) pour les chiffres régionaux, avant un point précis sur les chiffres de l’Hérault, entre juillet 2024 et juin 2025. Après deux années de turbulence, la profession notariale retrouve un semblant de stabilité en Occitanie, mais la prudence reste de mise.

47.940 ventes immobilières, en hausse de 2,5 % par rapport à l’année dernière. Ce chiffre est tiré par les ventes d’appartements neufs dans l’Hérault (+33 %). L’Aude se distingue également avec un bond de 162 % sur le neuf, « dû à une importante opération finalisée cette année », indique Franck Selieye. L’Aveyron, de son côté, marque le pas. « On constate également que les primo-accédants restent locataires, les prix ne baissent pas et les terrains restent inaccessibles », observe le président. Au total, les notaires du Midi ont effectué 218.000 actes, signe aussi que le notariat ne passe pas que par l’immobilier : « Il y a aussi le droit de la famille qui est prépondérant dans notre profession, le droit des affaires, et le droit rural », indique Franck Selieye.
De fortes disparités de prix selon les territoires. Le prix médian, en Occitanie, se situe à 200.000 €, « mais seulement 130.000 € en Aveyron, et 153.200 € », précise Franck Selieye.
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Au niveau des études notariales, la profession résiste mais s’inquiète. « Sur la Cour d’appel de Montpellier, nous comptions 2.756 collaborateurs en 2022, il n’y en a plus que 2.292 en 2024, dont 667 notaires, malgré l’ouverture de 16 nouveaux offices », souligne Franck Selieye. Par ailleurs, la profession poursuit sa mutation : 56 % de femmes au sein du Conseil régional, une moyenne d’âge de 46 ans chez les notaires, « alors que ce devait être bien au-delà des 50 ans quand j’ai commencé », sourit le président.
Après de fortes hausses, des prix stabilisés. Pour les appartements anciens, le prix au m² médian est stable : entre -2,3 % en Aveyron et +1,3 % dans les Pyrénées-Orientales, pour une moyenne de 2.680 €/m² en Occitanie. Le prix sur les maisons anciennes est en hausse partout : jusqu’à +3,5 % en Aveyron, et +2,1 % dans l’Aude. Le prix de vente médian en Occitanie se situe à 200.000 €. Pour les appartements neufs, seul l’Hérault affiche une baisse (-3,2 %), quand l’Aude voit ses chiffres bondir (+6,4 %).
À Montpellier, près de 3.000 € de différence au mètre carré selon les quartiers. La préfecture héraultaise concentre à elle seule de grandes disparités. Au classement des quartiers les plus chers, Port Marianne fait la course en tête (4.200 €/m²), alors que La Paillade dépasse difficilement les 1.000€/m². Le Centre historique et les Beaux-Arts complètent le podium. Cependant, c’est à La Grande-Motte que l’immobilier est le plus cher dans l’Hérault, avec un prix de vente médian de 5.140 €/m².
Le point sur les ventes d’exception dans l’Hérault. Ce rendez-vous est également l’occasion de saluer quelques ventes qui font office d’anomalies sur le marché, comme cet appartement de 43 m² situé à Agde (34), vendu pour 1,6 M€, ou cette maison de 450 m² avec 1.000 m² de terrain habitable vendue 4,3 M€.