Les indiscrétions
Quand l’automne détone
Semaine du 27 octobre 2025
À l’affiche
Parce qu’elles et ils le valent bien

Jean-François Rezeau, fronde des CCI
Même si on a du mal à croire à la réalité de la menace de démission de certains présidents de CCI, en réaction aux coupes budgétaires prévues dans le projet de loi de Finances 2026, la grogne est bien là. Et s’exprime à Toulouse, le 23 octobre, en clôture de l’événement Occinergies. « Le projet de loi de finances prévoit une baisse d’un tiers du budget des CCI. C’est une décision incompréhensible, contraire aux engagements de l’État et aux besoins des entreprises », indique Jean-François Rezeau, président de la CCI Occitanie. Pour le réseau des 13 CCI territoriales, cette coupe représenterait 14 M€ de pertes en 2026, « menaçant directement les missions d’accompagnement, de formation et de soutien à l’économie locale. On est en risque de perte de 200 emplois ». Ce, alors que les besoins d’appui n’ont jamais été aussi forts (lire en ‘Décodage’ les chiffres d’Allianz Trade sur les défaillances en Occitanie au T3 2025). « En dix ans, les CCI d’Occitanie ont déjà contribué à l’effort du budget de l’État, avec une baisse de 66 % de notre dotation (taxe affectée). Le réseau s’est transformé, en passant de 1.200 à 700 collaborateurs. On considère que nous avons déjà fait l’effort demandé. En parallèle, les ministères nous sollicitent beaucoup. Notre feuille de route dans le cadre des missions des CCI reste dense. On nous enlève de la ressource, mais les opérations se rajoutent chaque année, en fonction des besoins des entreprises, sur l’IA, la décarbonation, l’accompagnement sur les transitions… »
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Rationalisations. Jean-François Rezeau admet néanmoins qu’il faut « se concentrer sur les actions à forte valeur ajoutée », et « encore plus mutualiser au sein de notre réseau. On a trop multiplié les acteurs. L’un des axes de rassembler, simplifier et rationaliser le nombre d’acteurs en lien avec l’accompagnement des entreprises : agence Ad’Occ, CMA, Bpifrance… » Il prône « une réflexion globale, au niveau régional, opérateurs d’État et chambres consulaires. L’ensemble de l’écosystème va connaître une forte baisse de ses moyens, ce qui va obliger à réfléchir à travailler ensemble et à plusieurs étages – se rassembler, mutualiser des opérations et des services supports. On se retrouve à plusieurs dans la mare (sic). » Il invite l’État à « prendre ses responsabilités, en favorisant des axes de rapprochement. Je serai inflexible sur un sujet : le maintien du maillage départemental. La force de l’accompagnement des entreprises passe par la proximité. Elles en ont besoin. Nous privilégierons toujours les CCI territoriales. Je m’opposerai à une vision qui consisterait à encore centraliser. J’ai une conviction portée par mon expérience professionnelle. Centraliser, regrouper, quitter certains territoires, c’est s’éloigner des clients, en l’occurrence les chefs d’entreprises. Si on s’éloigne d’eux, on aura plus de mal à démontrer notre impact auprès d’eux. »
Parmi les axes : trouver de nouvelles ressources. « Mais on ne peut pas se transformer aussi vite. Avec des règles du jeu qui changent en permanence, c’est difficile de s’adapter », lance Jean-François Rezeau.
La réaction d’André Deljarry : « Depuis plusieurs années, le réseau a engagé une importante transformation interne. Les efforts de rationalisation et de modernisation ont permis de maintenir l’efficacité des services malgré les contraintes financières. Nous proposons une stabilité jusqu’en 2027 avec en contrepartie un prélèvement sur le fonds de roulement des CCI de 100 M€ sur 4 ans », renchérit André Deljarry, président de la CCI 34 et vice-président de la CCI Occitanie.

Karine Calvet, Julien Muller, PeopleSpheres
Spécialisée dans l’exploitation de la donnée appliquée aux ressources humaines, pour permettre aux entreprises clientes de composer leurs systèmes d’information, PeopleSpheres (Montpellier) annonce trois nominations au sein du comité de direction. En plus de l’arrivée d’Arnaud Castille (ex-Septeo), PeopleSpheres recrute Karine Calvet (ex-Microsoft, Citrix, Aveva), experte des transformations d’entreprises à grande échelle et des environnements informatiques complexes, Julien Muller (ex-Septeo) comme directeur technique et Julien Autuori (ex-McCormick, Mars) comme directeur financier. La PME innovante compte une centaine de collaborateurs, dont 70 à Montpellier, réalise 15 M€ de chiffre d’affaires lors du dernier exercice (clôturé fin août), avec 350 clients, et revendique une croissance annuelle de 25 %.
Sur le même sujet : « Logiciels RH : PeopleSperes lève 5,3 M€ », Les Indiscrétions du 10 juin, en cliquant ici.

Nicolas Gomarir, LCS Groupe
Le dirigeant catalan de LCS Groupe (Perpignan, industrie textile) s’insurge de la signature de l’accord signé entre la plateforme chinoise Temu et La Poste, via Colissimo. « Pendant qu’on parle de réindustrialisation, d’emploi local, de transition responsable, nous allons confier notre logistique nationale à ceux qui détruisent la valeur que nous créons. Et pendant ce temps, moi, entrepreneur français, je paye 10 € pour envoyer un colis au bout de la rue. Jusqu’à quand allons-nous accepter ça ? », lance-t-il le 20 octobre.
Sur le même sujet : « Temu fait tousser les ecommerçants », Les Indiscrétions du 14 avril 2024, en cliquant ici

Jean-Michel Estibals, RAILwAI conquiert Eurotunnel
Cofondateur avec Thomas Muffat-Jeandet de RAILwAI, une solution de pilotage et d’optimisation de la maintenance et de l’exploitation des réseaux de transport ferroviaire et urbain (anticipation des défaillances et pannes, réduction des coûts, meilleure organisation des équipes d’intervention…), il annonce un partenariat avec Eurotunnel (filiale du groupe Getlink). Plus de 400 trains en moyenne circulent chaque jour dans le tunnel sous la Manche, soit un passage toutes les 4 mn aux heures de pointe. La plateforme RAILwAI combine six modules métiers : données, maintenance, météo, signalisation, trafic, inspection et géométrie. La PME, basée à Montpellier, emploie 12 salariés, pour un CA non communiqué.

Xavier Douais, CPME nationale
Il est nommé le 20 octobre vice-président national de la CPME (président : Amir Reza-Tofighi) en charge des relations avec les élus locaux. Xavier Douais a été président de la CPME Gard entre 2014 et 2020, et vice-président national en charge du commerce de 2016 à 2025. Sa mission : créer du lien entre le monde entrepreneurial et les décideurs territoriaux. Il organise notamment la première participation de la CPME au Salon des maires et des collectivités (18-20 novembre). « Une première pour notre confédération, avec un stand de 90 m² réunissant six fédérations adhérentes. À cette occasion, la CPME présentera, dans la perspective des élections municipales, six leviers pour redonner un nouveau dynamisme économique à nos territoires », déclare Xavier Douais, qui a été lui-même élu local (adjoint au maire de Nîmes délégué au tourisme). Il est associé gérant de Dental Discount (Nîmes, vente de fournitures et matériels dentaire pour le prothésiste dentaire) et d’une boutique IKKS à Nîmes.
Sur le même sujet : « Les parlementaires doivent être courageux et voter un budget » (Sabrina Jean, CPME Gard).

Romain Planés, APM Cœur de Languedoc
Romain Planés (directeur général du groupe Caminarem, services aux entreprises, Béziers – 34) est le nouveau président du club APM (Association Progrès du Management) Cœur de Languedoc, qui réunit une vingtaine de dirigeants du territoire biterrois, indique ce dernier aux Indiscrétions. Il succède à Mathilde Boulachin (fondatrice et présidente du groupe Chavin, vin sans alcool). La passation a eu lieu le 16 octobre. Le club APM Cœur de Languedoc organisera neuf rencontres thématiques en 2026. Trois premiers thèmes : La gouvernance d’entreprise ; Guider en 1ère cordée Quels essentiels ; ChatGPT : opportunités et menaces ; Comment en tirer le meilleur profit.
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L’APM Cœur de Languedoc participera à la Convention internationale APM à Paris en mars prochain.
Chaque club APM réunit une vingtaine de dirigeants, une journée par mois, autour d’échanges et de réflexion, sur différentes thématiques, animées par un expert. Le réseau APM réunit 8.500 dirigeants francophones au sein de près de 430 clubs répartis en France et à l’international.

Philippe Dessertine, Éric Servat, résilience de l’économie audoise
Face au défi climatique, l’Aude se met en ordre de marche. Comment restructurer la filière viticole ? Comment développer d’autres cultures : oliviers, pistaches, grenades, maraîchage, élevage et forêt ? Comment promouvoir un tourisme durable ? Ces thèmes seront abordés lors de la soirée « Plan d’action des Territoires méditerranéens », le 3 novembre à l’Abbaye de Fontfroide (Narbonne, 11), initiée par le think tank audois Cœur d’Occitanie, apprennent Les Indiscrétions. Au programme, notamment, deux conférences animées par Philippe Dessertine, économiste et directeur fondateur de la chaire FINAGRI (IAE Paris-Sorbonne), et Éric Servat, président du Centre international de l’UNESCO sur l’eau (Montpellier). Parmi les autres personnalités présentes : Éric Ménassi (AMF 11 / SMMAR), Denis Carretier et Ludovic Roux (Chambres d’Agriculture), Nicolas de Lorgeril et Matthieu Dubernet (FINAGRI Occitanie), Gérard Bertrand, Hélène Sandragné (Département de l’Aude).
Sur le même sujet : « Gérard Bertrand, méfafeu dans l’Aude », Les Indiscrétions du 25 août, à croquer ici ; « Hélène Sandragné, financement des SDIS », Les Indiscrétions du 15 septembre, en cliquant là.
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L’événement convie dirigeants, entrepreneurs et acteurs du territoire (Aude principalement), pour « mobiliser l’ensemble des acteurs publics, économiques, académiques et associatifs, autour d’une vision partagée du développement des territoires méditerranéens », apprennent Les Indiscrétions.
Cette journée vise à mobiliser les fonds publics et privés pour une croissance durable, de restructurer la filière viticole, de développer d’autres cultures (oliviers, pistaches, grenades, maraîchage, etc.), de promouvoir un tourisme naturel et de lancer l’Association Finagri Occitanie. Pour s’inscrire, c’est par ici.

Mathilde Boulachin, Chavin, Trophées PME RMC
Spécialisée dans le vin sans alcool, l’entreprise biterroise Chavin (fondatrice et dirigeante : Mathilde Boulachin) remporte le trophée PME RMC-BFM dans la catégorie Export. Chavin réalise 15,5 M€ de CA, dont 93 % à l’export, et vend 2,5 millions de bouteilles par an.
Sur le même sujet : Mathilde Boulachin martèle la valeur travail, Les Indiscrétions du 7 juillet 2025, en cliquant ici

Valérie Renet, CRC Occitanie / santé financière des Départements
La sensibilité des Départements à la conjoncture économique, le modèle de financement des Départements, les dépenses sociales, les compétences obligatoires, partagées ou facultatives des Départements, les conditions du recours à l’emprunt… La présidente de la Chambre régionale des comptes Occitanie intervient ce 6 novembre, à l’occasion d’une table ronde au sujet de la santé financière des Départements de la région Occitanie. L’événement, organisé par Sciences Po Toulouse, sera ouvert par Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie. Valérie Renet interviendra aux côtés d’Alexandre Gautier, directeur de l’INSEE Occitanie, et de Gérard Desarmaux, directeur des services économiques de la Banque de France Occitanie. Inscription gratuite juste ici.

Hervé Turchi, Bulane
Il est nommé directeur d’unité chez Bulane, lit-on sur le profil LinkedIn de l’entreprise. L’entreprise, basée à Fabrègues (Hérault), est spécialisée dans la production de stations d’autoproduction d’hydrogène décentralisées. Avant cela, Hervé Turchi est notamment passé par l’entreprise américaine d’informatique HP. Présent dans 20 pays et présidé par Nicolas Jerez, Bulane emploie 30 salariés.
Sur le même sujet : Montpellier veut s’affirmer comme capitale des énergies renouvelables , Les Indiscrétions du 24 juin 2025.

Pascale Auger, Mint
Cette administratrice indépendante, membre du comité d’audit et du comité Nominations et Rémunérations, est nommée au conseil d’administration de Mint, fournisseur montpelliérain d’énergie et de télécoms, apprennent Les Indiscrétions le 24 octobre. Elle succède à Khaled Zourray, fondateur de Budget Télécom, qui quitte ses fonctions après plus de vingt-cinq ans à la barre. Diplômée de Centrale Lille et docteure en organisation industrielle et robotique, elle a notamment occupé des fonctions de direction générale et exécutive chez Bolloré, Akka Technologies, LafargeHolcim, Rabot Dutilleul ou Mauboussin. Elle exercice actuellement des fonctions de gouvernance et d’administratrice indépendante au sein d’Exel Industries, Prodeval et Signaux Girod. Basée à Montpellier, Mint affiche un CA de 72 M€ et emploie 70 collaborateurs.

Yves Traissac, Thiot Ingénierie
Il est le nouveau PDG de Thiot Ingénierie (Groupe Eurenco), laboratoire de physique des chocs et basée à Puybrun (Lot). Il succède à Patrick Thiot, qui a fondé l’entreprise en 1988. Yves Traissac est le directeur général délégué du Groupe Eurenco depuis 2022. « Nous répondons aux besoins des secteurs de la défense, du spatial, de l’aéronautique et du génie civil dans l’observation, l’étude et l’analyse du comportement des matériaux soumis à des chocs à haute vitesse de déformation (tirs balistiques, impacts, explosions, souffles…) », explique la PME lotoise, qui emploie 45 salariés.

Laetitia Fuentes-Etienne, Afpa Toulouse Métropole Ariège Montauban
Elle succède à Serge Dreyer à la direction des centres Afpa de Toulouse Métropole Ariège Montauban. Depuis janvier 2024, Laetitia Fuentes-Etienne était directrice du centre de l’Afpa Montauban. Annie Brinet est la directrice de l’Afpa à l’échelle régionale. En Occitanie, l’Afpa, qui compte 2.600 formateurs, forme 4.500 apprentis par an.

Oscar Lustin, Domani
La Banque des Territoires lance le Silver Studio, un programme d’accompagnement de neuf mois destiné à huit entreprises à impact du secteur du grand âge. Parmi les huit sociétés retenues figure une entreprise occitane : Domani (38 salariés), implantée dans le Tarn et en Haute-Garonne. Cofondée par Oscar Lustin et Jean de Miramon, Domani développe des habitats partagés et accompagnés pour personnes âgées en perte d’autonomie. Ce modèle, pensé comme une alternative à l’Ehpad, permet de mutualiser l’aide à domicile dans des logements à taille humaine, favorisant le lien social et un coût maîtrisé.

Emmanuelle Cosse, logement social dans les territoires
À 5 mois des élections municipales, et en pleine crise du logement, l’événement prendra une tournure particulière. La présidente de l’Union Sociale pour l’habitat interviendra ce 6 novembre à Montpellier, en début d’après-midi (Espace Diderot, rue du Carré du Roy), à l’occasion de la rencontre du réseau Convergence organisée par Habitat Social en Occitanie. Emmanuelle Cosse interviendra aux côtés de Michaël Delafosse, maire et président de Montpellier Méditerranée Métropole, sur le thème « Du modèle économique aux solutions locales : agir ensemble pour le logement social dans les territoires ». Parmi les intervenants : Cédric Grail (Altémed), Mathieu Massot (DG, groupe FDI), Aldo Rizzi (DG, Office 66-Roussillon Habitat) ou Bruno Le Roy (directeur de l’habitat, Montpellier Méditerranée Métropole).

François-Xavier Choussy, Latécoère
Il est nommé directeur des ventes et des programmes pour la région Emea (Europe, Moyen-Orient, Afrique ; président : Yves Yemsi) de Latécoère, équipementier aéronautique basé à Toulouse, apprennent Les Indiscrétions le 15 octobre. François-Xavier Choussy est fort de 20 ans d’expérience dans l’industrie aérospatiale, notamment à des postes de direction chez Aresia, Daher et Airbus. Présent dans 13 pays, Latécoère emploie 5.000 salariés et réalise en 2024 un CA de 705,8 M€. Le groupe est côté sur Euronext Paris.
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Serge Zaka, Les Rendez-vous de l’éco (Université de Montpellier)
La Faculté d’économie de l’Université de Montpellier organise, dans le cadre des Rendez-vous de l’éco, une conférence sur le thème : « Changement climatique, agriculture et paysages : opportunités ou catastrophes ? » ce mardi 4 novembre à 18h, sur le campus Richter (amphithéâtre C001). L’objectif de cette rencontre est d’analyser les effets du changement climatique sur l’agriculture et les paysages, ainsi que les stratégies d’adaptation possibles pour préserver l’agriculture à l’horizon 2050. L’intervenant, Serge Zaka, est agronome et docteur en agroclimatologie. Pour s’inscrire, c’est par ici.

Éric Pélisson, lutte contre la pauvreté des familles monoparentales
Le commissaire à la lutte contre la pauvreté en Occitanie, Éric Pélisson, organise en partenariat avec l’Université Paul-Valéry et la Mission Locale Montpellier Méditerranée Métropole une conférence régionale consacrée aux risques de bascule dans la pauvreté des familles monoparentales, apprennent Les Indiscrétions. L’événement se tient ce 29 octobre, de 8h30 à 16h, à l’Université Paul-Valéry (Montpellier). Inscriptions par ici.
Sur le même sujet dans Les Indiscrétions du 27 mai 2024, « Toulouse/accueil de jour : l’Arpade investit 4,2 M€ dans sa « Fabrique de Liens » », à (re)lire ici.

Agnès Maurin, Notaires de l’Hérault
Notaire à Gignac (Hérault), elle est élue vice-présidente des Notaires de l’Hérault, et deviendra, dans un an, présidente à la place de Laurent Vialla, en poste depuis deux ans, explique ce dernier aux Indiscrétions le 16 octobre.

Nicholas Blanc, Ville de Nîmes
Il est nommé directeur général des services de la Ville de Nîmes ce 22 octobre, fonction qu’il exerçait en intérim depuis un mois, suite au départ de Christophe Madalle (Les Indiscrétions du 1er septembre, à relire ici). Il va assurer la fin de mandat de Jean-Paul Fournier, maire de la capitale gardoise depuis 25 ans, qui ne se représente pas aux municipales en mars.
Sur le même sujet : « Municipales / Nîmes : Plantier candidat à Nîmes, Proust en embuscade » (Les Indiscrétions, 27 janvier)
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Nicholas Blanc était directeur général adjoint Ressources et Population à la municipalité depuis juillet 2024, et a auparavant exercé en tant que magistrat financier à la Chambre régionale des comptes Occitanie entre 2022 et 2024.
Les Indiscrétions se projettent avec la cité de l’économie et des métiers de demain / Région Occitanie

Revenir à la valeur de l’humain, pour construire de meilleurs lendemains. En partant de façon volontaire, à pied ou en stop, à la rencontre des habitants de l’Occitanie, dans les 13 départements. Les 8 et 9 octobre, La Cité de l’Économie et des Métiers de Demain (CEMD – Région Occitanie), à Montpellier, a accueilli une initiative inédite, à la croisée de l’utopie, d’une nouvelle forme de participation citoyenne et de recherche de sens : le Service Utopiste. Pendant trois mois, des volontaires ont sillonné la région, en posant en substance la question suivante aux habitants rencontrés : que pourriez-vous imaginer sur votre territoire, concrètement, si tout allait mieux ?

Le projet est né d’un constat : dans une société en accélération permanente, où l’isolement et la fragmentation gagnent du terrain, que signifie encore “s’engager” ? Comment réinventer le fonctionnement du monde associatif, alors que les observateurs constatent une difficulté grandissante à mobiliser et fidéliser les bénévoles ? Comment redonner l’envie de se projeter dans nos sociétés, et redonner la parole aux citoyens qui sont finalement que très peu écoutés ?
L’enjeu est crucial. Car c’est bien le tissu associatif qui structure les territoires, ponctue nos vies, nous enrichit tous, en tissant du lien, en réparant les fractures, en inventant de nouvelles formes de solidarité. Des actions discrètes, mais qui relient les habitants, et redonnent du sens à la notion d’appartenance. Et si, en 2025, l’engagement devenait un terrain partagé d’exploration collective, où le ‘faire ensemble’ devient un moteur de transformation ?
« On marche à l’envers de ce qu’il faut faire »
À l’origine des Services Utopistes, Romane Berlingen, 30 ans, diplômée en aménagement du territoire. Après une expérience comme maîtresse d’école à Mayotte, en 2022, l’atterrissage en métropole est douloureux. « J’ai adoré enseigner à Mayotte. Mais à mon retour, je me suis pris les réalités sociales en pleine face. J’ai compris qu’on marchait à l’envers de ce qu’il fallait faire », confie-t-elle. L’écoanxiété la gagne. Son remède ? La rencontre. Non pas la rencontre pour la rencontre, mais bel et bien pour échanger en profondeur avec les habitants des territoires. « Je suis partie de chez moi à pied, avec ma cousine. On ne savait pas où dormir. Je voulais écouter les gens, retrouver la foi en l’humain. Car pour avoir foi en demain, il faut avoir foi en l’humain. »
Près de 3.000 km parcourus en Occitanie
De cette aventure naît une méthodologie de voyage social : le Service Utopiste. À pied ou en stop, les “aventuriers” partent interroger les habitants, partout sur le terrain : comment rêvent-ils leur futur ? À quoi ressemblerait un monde plus souhaitable ?
Les binômes, 2.613 au total (pour 70 candidats au départ, signe d’un besoin d’engagement de la population), ont sillonné, au printemps dernier, les 13 départements d’Occitanie, rencontrant, échangeant, dormant parfois chez l’habitant. Un vrai travail de fourmi, avec sa part d’imprévu, pour ces ‘Aventuriers’ : 2.934 kilomètres parcourus, 824 échanges formels et informels, 128 entretiens semi-directifs, et 76 heures d’entretiens enregistrées ! A chaque fois, l’authenticité est privilégiée. « L’exercice est tout sauf un sondage d’opinion. Pour les ‘aventuriers’, c’est une aventure collective, raconte Romane Berlingen. Former des binômes qui ne se connaissaient pas, les voir sortir de leur zone de confort, c’est un défi. » Les aventuriers ont pu se libérer du temps par différents biais – phase de transition, prise de congés, profils d’indépendants…

« Redonner une place au rêve, désinfantiliser l’utopie »
Le Service Utopiste n’a rien d’un voyage naïf. « L’idée n’est pas de partir en croisade, mais d’écouter. Les gens ont besoin d’être écoutés », explique Romane Berlingen. Parmi les rencontres marquantes, celle avec un habitant, ingénieur en informatique. « Il rêvait juste d’avoir le temps de jardiner, de créer un potager collectif. Ce n’est pas un rêve fou, mais c’est un projet collectif, qui l’implique dans son territoire par le prisme de sa passion. Il faut redonner une place au rêve, et cesser de l’infantiliser. Rêver, ce n’est pas fuir la réalité : c’est un vecteur d’idées, de créativité, d’engagement. »
« L’Occitanie est un terreau de solidarité »
Pourquoi l’Occitanie ? « Parce qu’ici, il y a un terreau d’initiatives et de solidarité », souligne-t-elle. Grâce à une rencontre, aussi. Le projet est co-porté en partenariat avec une structure présente sur le territoire de la région Occitanie : l’île des possibles. « Il m’a fallu le faire porter avec une structure locale afin que le projet puisse se déployer au plus près des réalités du territoire. » Aussi soutenu par La Cité de l’Économie et des Métiers de Demain (Région Occitanie), la communauté 2030 Glorieuses, Pragma Management (recueil et analyse de données), la chaire UNESCO Complexité d’Edgar Morin (notamment Lionel Scotto d’Appolonia, directeur), l’agence de communication Patte Blanche (rédaction du livret, avec l’objectif d’en faire un livre), l’Ademe et le service Écusson Vert, le projet fédère un réseau inédit de partenaires.
Le territoire et le lien social, priorités citoyennes
Les entretiens réalisés entre avril et juin derniers dessinent une cartographie fine des préoccupations citoyennes. La méthode a cette grande vertu qu’elle donne la parole à des gens souvent invisibles et inaudibles dans les débats publics. « Dans les questionnaires participatifs, ce sont toujours les mêmes habitants qui répondent. Il y a un fort besoin de recréer du lien entre les instances décisionnaires et les citoyens », souligne Romane Berlingen. Cinq grandes thématiques émergent : le travail, l’éducation, la culture, le territoire (mobilité, alimentation) et la cohésion sociale.
La première, selon Romane Berlingen, reste le territoire : « Les habitants s’inquiètent de leur cadre de vie. » Puis, vient le lien social : « Le besoin d’échanger, de se rencontrer, revient partout, tout le temps. »
Les citations recueillies témoignent d’un attachement profond au local. En voici quelques-unes : « L’éducation doit aussi transmettre la culture locale. » (habitant du Tarn) ; « Les fêtes de village, c’est aussi notre identité. » (Aude) ; « On préfère travailler en collectif, ça donne du sens. » (Tarn-et-Garonne) ; « J’aimerais qu’on limite la place de la voiture, qu’on développe les transports collectifs. » (Hérault) ; « La culture, ce n’est pas que ce qu’on lit dans les livres, c’est aussi ce qui se passe dans le village. »
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Différents types d’aspiration selon les espaces
Selon les typologies d’espaces, les aspirations diffèrent. En milieu rural (moins de 5.000 habitants), l’importance du lien intergénérationnel domine, et « le tissu associatif reste un rempart contre l’isolement. » Par contre, dans les espaces périurbains (communes de moins de 50.000 habitants), où l’habitat est plus étalé, les habitants ressentent un manque de lieux de rencontre. Et, en ville dense (communes de plus de 50.000 habitants), la priorité est donnée « à la mixité sociale et à la participation citoyenne », compare Romane Berlingen.
« Avec Romane, nos deux énergies débordantes se sont croisées, sourit ainsi Lucien Bonhomme (association L’Île des Possibles). J’ai tout de suite vu un projet non seulement faisable, mais souhaitable. Nous avons apporté le soutien logistique, les contacts, les liens avec les acteurs locaux. »
Pour Florence Huc, coordinatrice économie circulaire à l’Ademe Occitanie, « le projet du Service Utopiste est à même d’accélérer la transition écologique dans les territoires. Il génère une connaissance utile pour les élus, les entreprises, les associations. Pour un futur désirable, il faut embarquer le plus de personnes possibles. »
Solène Bladou, de La Fabrique des Possibles, complète : « C’est un travail de fourmi. On sème des graines, on espère que ça pousse ! Pour constituer les binômes, nous avons cherché des profils variés, dans les associations, les offices de tourisme, sur les réseaux sociaux… pour que chacun devienne un passeur d’utopie. »
L’événement des 8 et 9 octobre, à Montpellier, s’est organisé autour d’une exposition des œuvres issues des voyages, d’un vernissage, d’une table ronde, de la présentation des premières données chiffrées et de la projection d’un documentaire de 15 minutes donnant la parole aux binômes et aux partenaires du projet.
« Nous voulons que le grand public goûte au Service Utopiste. Qu’il comprenne la démarche et sa force d’inspiration. Les gens sont capables de se projeter, si on les questionne et si on les écoute autrement. Et ça leur fait du bien de rêver ! », insiste Romane Berlingen. Loin de la morosité ambiante et des messages trop souvent anxiogènes, « partout sur les territoires, des femmes et des hommes tissent du lien, inventent de nouvelles formes de solidarité », se félicite la CEMD. Cette réalité trop souvent invisible, le Service Utopiste la met en valeur, par des visages, des voix, des émotions. Bien évidemment, cette démarche expérimentale ne nie pas les difficultés, et ne prétend pas sauver le monde. Elle a en revanche le mérite de montrer que rêver ensemble, par un échange constructif et respectueux, peut encore changer quelque chose. Et si c’était cela, s’engager en 2025 ?
> Le podcast du Service Utopiste accessible ici
On aime
Dans la tendance du « News Jacking » (récupération d’actualités, notamment sur les réseaux sociaux), dans la foulée du cambriolage au Musée du Louvre, on aime la communication sur les réseaux sociaux (communication éphémère, les posts ayant été supprimés, ndlr) du groupe Nicollin, en charge de la sécurité du Musée Fabre à Montpellier. Certes, le Musée Fabre n’est pas le Louvre, mais sur la forme, c’est malin.
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Deux dispositifs sont mis en place, explique Christel Chatte, DGA de Nicollin Sécurité : « D’une part, les dispositifs de sécurité électronique dont fait partie la vidéosurveillance, tout ce qui est détection anti-intrusion, le contrôle d’accès etc., qui permettent de sécuriser les lieux, et d’autre part, il y a la surveillance humaine qui permet de compléter ce dispositif et d’intervenir quand il y a des événements qui impactent la sûreté ou la sécurité du lieu (…) Bien sûr que le musée Fabre est en sécurité, par contre, il faut arriver à réfléchir toujours plus vite par rapport à la malveillance qui se développe. »
On n’aime pas
Les mecs qui font semblant, pendant les interviews, de chercher leurs mots en français, parce que désormais, ils ne travaillent plus qu’en anglais. Cette façon de surjouer la recherche d’un vocabulaire élémentaire dans sa langue maternelle est franchement ridicule, et peu crédible – les personnes en question résident en France. Il y a comme un côté… comment dit-on, déjà, en anglais ? Coldness.
Décodage
On perce le coffre-fort
Aveyron : la voie pourrait se libérer pour le méga-projet hydroélectrique de Montézic (500 M€)
Il est sous les radars, mais c’est pourtant l’un des plus importants potentiels chantiers potentiels à venir en Occitanie. Alors qu’un accord a (enfin) été trouvé entre Bruxelles et la France concernant l’avenir des concessions hydroélectriques, EDF devrait reprendre les investissements pour moderniser ses barrages, dès que le cadre législatif le permettra.
Parmi les projets dans les cartons, l’un des plus attendus est le chantier de Montézic 2, en Aveyron, qui devrait faire passer la puissance totale de la STEP (station de transfert d’énergie par pompage) de Montézic de 920 MW à 1286 MW. Le projet Montézic 2 consiste à percer une nouvelle usine composée de 2 turbines-pompes réversibles de 233 MW au cœur de la montagne. Ces dernières posséderont leur propre prise d’eau avec un puits de chute de 335 mètres de haut. L’investissement est chiffré à 500 M€, pour une mise en service prévue courant 2034. Rien n’est cependant acté à ce jour ; « L’accord avec Bruxelles est effectivement un point-clé, mais il reste le vote de la loi », indique EDF Hydro aux Indiscrétions ce 27 octobre.
Sur le même sujet : « Emmanuelle Verger-Chabot, EDF Hydro », Les Indiscrétions du 30 juin, en cliquant ici
Rationalisation des salons TAF en 2026
« Des arbitrages budgétaires vont avoir lieu » : Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, ne fait pas mystère, le 24 octobre, de la rigueur budgétaire de sa collectivité en 2026. Les Indiscrétions apprennent une réorganisation des salons TAF (Travail, Avenir, Formation), organisés chaque année par la Région Occitanie et France Travail. Le nombre de salons va ainsi passer de 19 à 13, l’idée étant d’organiser un salon par département (13 salons, pour 13 départements en Occitanie). « Pour les six départements qui comptaient jusqu’à deux éditions dans deux communes distinctes, chacune des deux villes accueillera un salon TAF une année sur deux. Par exemple : en Haute-Garonne, Saint-Gaudens en 2026, Toulouse en 2027 ; Dans l’Hérault, Béziers en 2026, Montpellier en 2027 ; Dans le Lot, Cahors en 2026, Figeac en 2027 ; Dans le Gard, Nîmes en 2026, Alès en 2027… », explique la Région Occitanie aux Indiscrétions. La configuration des salons TAF à Toulouse et Montpellier va par ailleurs être repensée, « car le marché de l’emploi est différent dans les métropoles ».
Les défaillances d’entreprises au T3 2025 en hausse (Allianz Trade)
1.297 défaillances d’entreprises sont enregistrées sur le 3ème trimestre 2025 (T3) en Occitanie, soit une hausse de +4 % par rapport au T3 2024, après une hausse de +13 % sur l’ensemble de l’année 2024 et de +39 % en 2023, apprennent Les Indiscrétions auprès d’Allianz Trade (assurance-crédit commercial), le 24 octobre. En nombre de défaillances, ce sont la Haute-Garonne (314 cas au T3) et l’Hérault (287 cas) qui sont les départements les plus touchés. Sur les 12 derniers mois, quatre secteurs sont principalement touchés par les défaillances dans la région : les services (32 %), la construction (22 %), le commerce (20 %) et l’hébergement/restauration (15 %).
Allianz Trade observe « une grande hétérogénéité des départements sur T3, par rapport à la même période en 2024 » : l’Ariège connait une hausse de 100 % des défaillances, tandis que 4 départements connaissent une hausse à deux chiffres : Tarn-et-Garonne (+50 %), Aude (+23 %), Lot (+17 %), et Tarn (+15 %). La Haute-Garonne (+5 %) et le Gard (+4 %) « connaissent des hausses plus mesurées ». À l’inverse, 6 départements affichent une baisse : le Gers (- 45 %), l’Aveyron (- 32 %), la Lozère (- 18 %), les Hautes-Pyrénées (- 12 %), l’Hérault (- 11 %) et les Pyrénées-Orientales (-1 %).
Airbus, Leonardo et Thales veulent s’unir pour créer un acteur spatial européen
Vers un géant mondial du spatial. Et il sera basé à Toulouse. Les trois géants de l’aéronautique Airbus, Leonardo et Thales signent le 23 octobre un protocole d’accord afin de créer un acteur spatial européen de premier plan visant à « démultiplier la force de frappe des trois entreprises en regroupant leurs activités de production de satellites et les services associés », expliquent-ils. Objectifs : favoriser l’innovation et le progrès technique, être compétitif, renforcer l’écosystème spatiale européen, mener à bien des programmes innovants, et accompagner le développement des collaborateurs. Le groupe, qui « pourrait être opérationnelle en 2027, sous réserve des autorisations réglementaires nécessaires », emploiera 25.000 personnes en Europe pour un CA annuel d’environ 6,5 Md€.
Sur le même sujet : « Airbus à Toulouse : 18 hectares supplémentaires d’ici à 2028 » (Les Indiscrétions, 13 octobre)
Montpellier : un nouveau centre mondial contre les maladies auto-immunes

Un Centre d’excellence translationnel dédié à l’innovation contre les maladies inflammatoires et auto-immunes voit le jour à Montpellier. Ce projet est le fruit d’un partenariat signé le 15 octobre pour 5 ans entre Sanofi, le CHU de Montpellier, l’Inserm, l’Université de Montpellier et l’IHU Immun4Cure (directeur : Christian Jorgensen). Objectif : accélérer la mise à disposition de nouvelles solutions thérapeutiques pour les patients, stimuler l’innovation, former et attirer de nouvelles compétences, exploiter les synergies technologiques et scientifiques, pour « faire de Montpellier une référence internationale dans la médecine de précision », indiquent les acteurs. Cette première mondiale permettra de rapprocher recherche académique, clinique et innovation industrielle autour de pathologies comme le lupus ou l’arthrite.
Sur le même sujet : « Montpellier : Careprod projette une série documentaire immersive sur la prise en charge des AVC » (Les Indiscrétions, 13 octobre)
TMI-Orion en redressement
Basé à Castelnau-le-Lez (34), TMI-Orion (environ 20 salariés), spécialisé dans la conception et la fabrication de systèmes de mesure pour environnements industriels difficiles, est placé en redressement judiciaire le 15 septembre. Les difficultés viendraient de problèmes de fiabilité de robots sous-marins, secteur gourmand en capitaux et dans lequel la PME s’est diversifiée en 2023.
Paul Boyé Technologies passe sous pavillon norvégien
La société norvégienne NFM Group, spécialiste des systèmes de protection individuelle, acquiert 100 % de Paul Boyé Technologies, fabricant d’uniformes et de tenues pour les forces de sécurité basé à Labarthe-sur-Lèze (31), apprend-on le 21 octobre. Les cédants sont Philippe et Jacques Boyé. Grâce à cette acquisition, NFM Group possède désormais des sites de production en Norvège, en France, en Allemagne, en Pologne, en Bulgarie, aux États-Unis et à Madagascar. Dans le cadre de cette intégration, Mads Larsen, directeur général de NFM France et directeur de la stratégie de NFM Group, assurera la présidence de Paul Boyé Technologies. L’entreprise occitane, créée en 1904 à Sète (34), emploie 250 personnes en France et plus de 2.000 à Madagascar.
Toulouse accueillera le congrès des matériaux composites en 2029
La Ville rose remporte l’organisation de la 26e édition du ICCM, congrès mondial dédié aux matériaux composites, qui se déroulera du 23 au 27 juillet 2029, apprennent Les Indiscrétions. Cet événement, porté par un consortium réunissant l’Université de Toulouse, l’IMT d’Albi, l’IRT Saint Exupéry, Toulouse Team et Toulouse Events, réunira près de 1.600 chercheurs, ingénieurs, industriels et décideurs au MEETT.
Pyrénées-Orientales : TotalEnergies accompagne Habilev et Ecologène
Via son dispositif de prêt à taux zéro, TotalEnergies accompagne deux PME catalanes : Habilev (système breveté de surélévation automatisée des mobil-homes pour protéger les campings face aux inondations) et Ecologène – Theven Energy, une alternative aux groupes électrogènes grâce à des générateurs solaires autonomes. Partenaires de l’opération : Initiative Pays Catalan, Créalia Occitanie, CCI Pyrénées-Orientales et Bpifrance. Directeur de TotalEnergies Occitanie : Sylvain Panas.
Perpignan : Saint-Charles inaugure ses nouveaux locaux et lance « Perpignan Sud Eco »

Le pôle économique de Saint-Charles International inaugure ce 16 octobre ses nouveaux locaux communs aux syndicats et associations professionnels. Le bâtiment est situé à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du Marché Saint-Charles. Ce déménagement accompagne la modernisation engagée dans le cadre du Projet Partenarial d’Aménagement Saint-Charles 2040, qui vise à repenser infrastructures, mobilités et transition écologique. C’est à cette échelle élargie que surgit « Perpignan Sud Eco ». Complémentaire à la structure centrée sur le Marché, elle va rassembler toutes les entreprises de la ZAE et devenir l’interlocuteur unique des pouvoirs publics sur l’aménagement, la sécurité, la mobilité et le développement durable. La signature des statuts est prévue pour ce 16 décembre, lors d’une assemblée constitutive ouverte à toutes les entreprises du secteur.
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Un changement d’échelle. Avec la création de « Perpignan Sud Eco », la gestion mutualisée des services va s’étendre désormais à l’ensemble de la zone. Sa feuille de route prévoit un plan de circulation, la création d’une aire de stationnement pour poids lourds, le traitement paysager des berges de la Vieille Basse, le développement des mobilités douces et une démarche d’écologie industrielle territoriale pour renforcer les synergies d’économie circulaire.
Le 1er centre européen de commercialisation. Saint-Charles International, situé à Perpignan, est depuis 1970 le premier centre européen de commercialisation, de transport et de logistique en fruits et légumes frais. Cette plateforme s’étend sur près de 80 hectares et concentre plus de 150 entreprises spécialisées dans le négoce international, le transport et la logistique de fruits et légumes frais. Cette filière génère un chiffre d’affaires de plus de 2,3 Mds €, faisant de Saint-Charles International le premier bassin d’emplois des Pyrénées-Orientales, avec plus de 2 500 emplois directs.
IRDI Capital Investissement : accompagner les entreprises innovantes et créatrices d’emplois
Acteur du capital-investissement régional en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, IRDI Capital Investissement annonce, le 22 octobre, près de 1.300 emplois créés d’ici à 2029 à travers 14 entreprises nouvellement investies. Exemples d’investissements récents : dans les startups, Medinbox, Sim&Cure, Keysom ; Dans les entreprises en développement, Texelis, Amplitude, D&D, BRD ou encore Ceva Santé Animale.
Parmi des entreprises récemment désinvesties : Arkolia (EnR, Mauguio – 34), qui a vu son CA multiplié par 6 en 7 ans, avec un effectif quadruplé ; Eforsa (32), spécialiste de la formation dans la sécurité aérienne, qui a vu son CA multiplié par 12 et ses effectifs par 6 en 10 ans ; Bancarel (12), spécialiste du textile technique pour l’automobile, qui s’est diversifié dans le camping-car et les bateaux pour contrer une baisse de son marché historique. « Depuis notre 1re investissement en 2009, l’entreprise a maintenu un CA stable autour de 4,4 M€, et a doublé son Ebitda », indique IRDI.
IRDI Capital Investissement affiche 185 entreprises en portefeuille (CA cumulé de 4,3 Md€, 30.000 emplois), 550 M€ d’actifs sous gestion, avec des opérations allant jusqu’à 4 M€ en innovation et 15 M€ pour les ETI.
Sur le même sujet : « Alliance Arkolia / Banque des Territoires », Les Indiscrétions du 23 juin, en cliquant ici
Trophées INPI 2025 : le toulousain AB7 retenu
Seule entreprise d’Occitanie sélectionnée pour la finale nationale des Trophées INPI 2025, AB7 (Deyme, 31), acteur de la santé animale et des solutions antiparasitaires, va défendre les couleurs régionales le 26 novembre à Paris. AB7 concourra dans la catégorie Export.
Créée en 1972, AB7 conçoit et fabrique des médicaments vétérinaires sous forme de colliers ou de pipettes, diffusés dans plus de quarante pays. Parmi ses marques, Alzoo aux États-Unis et Ecogene pour l’entretien domestique et extérieur. Avec 250 salariés en France et une filiale américaine, AB7 consacre 6 % de son chiffre d’affaires, soit 2,3 M € sur un total de 41 M € en 2024, à la recherche et développement.
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Face à onze autres finalistes, d’Eco Compteur en Bretagne à TreeFrog Therapeutics en Nouvelle-Aquitaine, AB7 concourt dans la catégorie Export. Pour cette 27e édition, les Trophées INPI distinguent quatre lauréats, dont un prix spécial France 2030, à l’intersection de l’innovation, de la souveraineté économique et de la propriété intellectuelle.

La mare aux municipales
Santé, mobilité, urbanisme : le candidat Pascal Pintre livre ses axes de rupture

Il se lance, avec pour slogan « Agir pour Sète – Un nouveau souffle ». Fin connaisseur du développement économique et du marketing territorial – il a dirigé l’aéroport de Béziers puis, entre 2021 et septembre 2025, l’agence d’attractivité Blue Invest, couvrant le bassin de Thau -, le Sétois Pascal Pintre lance, le 23 octobre, sa campagne pour les élections municipales de 2026, dans un bar le long des quais, devant près de 300 sympathisants.
Il est le 5e candidat déclaré pour la Ville de Sète (34), après Laura Seguin (élue municipale d’opposition, liste de gauche), l’élu régional et municipal socialiste Sébastien Denaja, Sébastien Pacull (RN) et l’actuel maire, Hervé Marquès, ayant succédé en mai à François Commeinhes, poussé à la démission après sa condamnation pour détournement de fonds publics.
Entouré de futurs colistiers, dont l’ancien élu municipal Henri Merz, l’ex-restauratrice Aurélie Beltra et le pharmacien Pedro Escudero, Pascal Pintre veut mener une liste « sans étiquette, républicaine et d’ouverture », pour « incarner une rupture avec François Commeinhes », après 25 ans d’un règne qu’il a cependant soutenu – comme directeur de campagne en 2020, puis François Commeinhes ayant été son coprésident à l’agence Blue Invest.
Faire de l’entrée Est une base arrière du port
Le candidat plaide notamment pour « un modèle de croissance raisonnée : Il faut du dynamisme économique, pas démographique. L’objectif de gagner 10.000 habitants n’a pas été une bonne chose pour la ville. Il faut préserver notre cadre de vie, et revenir à une logique de proximité : santé, sécurité, qualité de vie. »
Sur le plan économique, le candidat veut « consacrer les dernières friches à l’activité économique au sens large : culture, loisirs, emploi, formation ». Il a notamment cité l’entrée Est, « un secteur à reconsidérer totalement. Si nous sommes élus, nous rencontrerons le groupement titulaire de la concession pour revoir complètement la copie. Le projet de réalisation a été voté, mais il est imparfait. Aujourd’hui, le projet prévoit encore 2.400 logements neufs, soit environ 7.000 nouveaux habitants. Nous ne voulons pas de telles proportions. Il faut préserver le cadre de vie. Sète est une presqu’île, avec des limites à ne pas dépasser : infrastructures, stationnement, mobilités, canaux, ponts… À un moment, on atteindra la saturation. Il faut prendre le temps de se demander ce que nous voulons vraiment faire. » Avant d’ajouter que les programmes déjà livrés ou en cours de commercialisation « ne se vendent pas facilement, à des prix supérieurs à 5.000 ou 6.000 euros du m² », et « ne sont pas en phase avec l’identité paysagère et architecturale de la ville ».
Dans ce secteur d’entrée Est, Pascal Pintre souhaite développer « des activités tertiaires et de services, en lien avec le port de Sète. Le port, c’est 1.800 emplois, il n’y a aucune raison que la ville ne prenne pas sa part à son développement. »
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Pôle de loisirs à développer
Il voit dans cette zone « un pôle culturel déjà amorcé », autour du conservatoire Manitas de Plata, qu’il juge « plutôt heureux » et qu’il souhaite « élargir et compléter avec une base de loisirs pour les jeunes. Pour la jeunesse à Sète, il n’y a pas de loisirs, pas de bars à thèmes, pas de bowling… Or, la culture, c’est aussi de l’emploi et de l’activité économique. »
Autre priorité : le développement de l’enseignement supérieur. « Le pôle universitaire à Sète est une très bonne chose. Il faut des étudiants, et je prône aussi l’implantation d’écoles supérieures privées. Ce n’est pas une compétence du maire, mais ce n’est pas une raison pour ne pas porter une ambition en la matière », déclare celui qui se présente comme « un Sétois depuis 1860, soit 5 générations », et qui est père d’un garçon de 19 ans.
Trop de résidences secondaires
Concernant les difficultés croissantes de logements, Pascal Pintre souhaite engager une révision du PLU, en priorisant les résidences principales et en réduisant « drastiquement » la densité et la hauteur des nouveaux programmes d’habitat. « À Sète, il y a 7.000 résidences secondaires sur 31.000 logements. C’est un vrai sujet. Les Sétois ne trouvent plus à se loger, sauf à s’acquitter de loyers exorbitants. Il faut corriger cette équation, qui est insupportable. » Pour lui, cela passe par « l’arrêt des nouveaux programmes immobiliers destinés aux résidences secondaires », et par « le soutien à la réhabilitation de l’immobilier ancien ». « Il faut prioriser les résidences principales, continuer de réinvestir le centre et soutenir la rénovation de l’existant. »
Sur l’entrée Ouest, il prône une revégétalisation : « C’est aujourd’hui un espace trop minéral. Je prône un vaste plan de végétalisation sur 5 ans, la création de parcs et d’îlots de fraîcheur, pour mieux se prémunir d’épisodes de canicule de plus en plus fréquents. »
Côté mobilités, le candidat veut « revoir les flux de circulation » et « mettre en place une tarification différenciée entre résidents et visiteurs ». « Comme à Venise – et Sète est la Venise du Languedoc – nous étudierons la création d’un ‘Vaporetto’ électrique pour relier les quais et faciliter les déplacements d’un bord à l’autre. »
Sur le plan sanitaire, il déplore « la disparition des dermatologues et des cardiologues » et « un vrai problème d’accès aux soins ». Il met en avant « deux grands axes : retrouver une ambition pour l’hôpital public et développer des maisons de santé pour favoriser l’installation de spécialistes ».
« Il faut aborder la ville autrement »
À ses côtés, Henri Merz a démissionné de son mandat de conseiller municipal en mai, en désaccord avec le mode de désignation du nouveau maire, après la démission contrainte de François Commeinhes. « Pascal a bien travaillé en 2020 pour la campagne du 4e mandat de François Commeinhes. Les Sétois m’ont accueilli, marié, fait travailler. La politique m’a formé, elle m’a permis de rencontrer beaucoup de gens, je ne renie pas le passé. »
Aurélie Beltra, ancienne commerçante à Sète, aujourd’hui impliquée à la CCI en tant que conseillère technique, les conseils de quartier et le Club des Entrepreneurs de Blue Invest, dit avoir « beaucoup d’énergie à revendre. Je m’intéresse à la santé et à l’enfance. La tête pensante (François Commeinhes, ndlr) n’est plus là, il faut que ça change. »
Pour Maïda Masseboeuf, analyse risque crédits à la Banque Populaire du Sud (et fille de l’ancien entraîneur du FC Sète), « cela fait plusieurs mandats que nous avons les mêmes personnes. Il faut aborder la ville autrement. Sète, tout le monde sait où c’est, mais il est temps qu’on en parle différemment. »
« Je n’ai jamais été encarté »
Pascal Pintre revendique une démarche non partisane : « Je n’ai jamais été encarté. Les logiques partisanes appartiennent à un autre âge et ne répondent pas aux problématiques locales. Les projets réussissent quand on fédère les énergies. » Il promet une « démarche collégiale et collective », et explique que la rédaction du projet est « en cours d’achèvement ». « Nous voulons constituer la meilleure équipe, avec les bonnes personnes au bon endroit. Des gens qui n’ont jamais fait de politique, beaucoup d’actifs, avec des parcours professionnels solides, identifiés dans leur milieu, leur quartier ou leur génération. Une liste la plus représentative possible de la ville. Ce rendez-vous est important pour les Sétoises et les Sétois. Dans cinq mois, sauf report du scrutin lié à la situation nationale, nous aurons à faire un choix majeur, après un cycle de 25 ans. Il y a eu de belles réalisations, mais rien n’est acquis. Nous pensons que le modèle fondé sur l’attractivité a produit des réussites, mais aussi des effets de bord indésirables. Il faut changer de modèle et d’équipe pour y répondre. »
Industrie : le groupe Capelec ouvre son capital au fonds Ciclad
Le groupe montpelliérain Capelec, spécialiste de la conception et de la fabrication d’équipements de contrôle technique et pour la qualité de l’air, ouvre son capital au fonds d’investissement français indépendant Ciclad, apprennent le 13 octobre Les Indiscrétions. Il s’agit d’une prise de participation majoritaire au capital. « Cette opération va nous permettre d’anticiper les mutations du marché », indique Thierry Coton, président de Capelec. L’entreprise montpelliéraine, créée il y a 36 ans, compte 900 clients dans 80 pays. Elle emploie 70 salariés pour un CA de 25 M€.
Gers : la Ville de Samatan cherche le prochain exploitant du village vacances
La commune de Samatan, dans le Gers, lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour l’exploitation de son village de vacances situé en bord de lac, lit-on dans un post LinkedIn de l’Arac Occitanie. Feuille de route : « Moderniser, dynamiser et valoriser ce lieu, grâce à une rénovation énergétique, une modernisation de l’hébergement et un développement d’activités comme la gastronomie, le bien-être et la culture. » Responsable de l’opération : Stéphane Leroy-Therville. Les préinscriptions se clôturent le 14 novembre, et la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 15 décembre, à 18h. Informations pratiques et dossier complet disponibles juste ici.
Immobilier : les notaires du Midi constatent une reprise fragile
La rédaction des Indiscrétions assiste, ce 16 octobre, à l’annonce des chiffres immobiliers au Conseil régional des Notaires du Midi (Aude, Pyrénées-Orientales, Hérault, Aveyron). Un rendez-vous en deux temps, d’abord avec Franck Selieye, nouveau président des Notaires du Midi (on en parlait ici, le 23 juin dernier) pour les chiffres régionaux, avant un point précis sur les chiffres de l’Hérault, entre juillet 2024 et juin 2025. Après deux années de turbulence, la profession notariale retrouve un semblant de stabilité en Occitanie, mais la prudence reste de mise.

47.940 ventes immobilières, en hausse de 2,5 % par rapport à l’année dernière. Ce chiffre est tiré par les ventes d’appartements neufs dans l’Hérault (+33 %). L’Aude se distingue également avec un bond de 162 % sur le neuf, « dû à une importante opération finalisée cette année », indique Franck Selieye. L’Aveyron, de son côté, marque le pas. « On constate également que les primo-accédants restent locataires, les prix ne baissent pas et les terrains restent inaccessibles », observe le président. Au total, les notaires du Midi ont effectué 218.000 actes, signe aussi que le notariat ne passe pas que par l’immobilier : « Il y a aussi le droit de la famille qui est prépondérant dans notre profession, le droit des affaires, et le droit rural », indique Franck Selieye.
De fortes disparités de prix selon les territoires. Le prix médian, en Occitanie, se situe à 200.000 €, « mais seulement 130.000 € en Aveyron, et 153.200 € », précise Franck Selieye.
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Au niveau des études notariales, la profession résiste mais s’inquiète. « Sur la Cour d’appel de Montpellier, nous comptions 2.756 collaborateurs en 2022, il n’y en a plus que 2.292 en 2024, dont 667 notaires, malgré l’ouverture de 16 nouveaux offices », souligne Franck Selieye. Par ailleurs, la profession poursuit sa mutation : 56 % de femmes au sein du Conseil régional, une moyenne d’âge de 46 ans chez les notaires, « alors que ce devait être bien au-delà des 50 ans quand j’ai commencé », sourit le président.
Après de fortes hausses, des prix stabilisés. Pour les appartements anciens, le prix au m² médian est stable : entre -2,3 % en Aveyron et +1,3 % dans les Pyrénées-Orientales, pour une moyenne de 2.680 €/m² en Occitanie. Le prix sur les maisons anciennes est en hausse partout : jusqu’à +3,5 % en Aveyron, et +2,1 % dans l’Aude. Le prix de vente médian en Occitanie se situe à 200.000 €. Pour les appartements neufs, seul l’Hérault affiche une baisse (-3,2 %), quand l’Aude voit ses chiffres bondir (+6,4 %).
À Montpellier, près de 3.000 € de différence au mètre carré selon les quartiers. La préfecture héraultaise concentre à elle seule de grandes disparités. Au classement des quartiers les plus chers, Port Marianne fait la course en tête (4.200 €/m²), alors que La Paillade dépasse difficilement les 1.000€/m². Le Centre historique et les Beaux-Arts complètent le podium. Cependant, c’est à La Grande-Motte que l’immobilier est le plus cher dans l’Hérault, avec un prix de vente médian de 5.140 €/m².
Le point sur les ventes d’exception dans l’Hérault. Ce rendez-vous est également l’occasion de saluer quelques ventes qui font office d’anomalies sur le marché, comme cet appartement de 43 m² situé à Agde (34), vendu pour 1,6 M€, ou cette maison de 450 m² avec 1.000 m² de terrain habitable vendue 4,3 M€.
Deux entreprises occitanes intègrent l’accélérateur de Bpifrance
Bpifrance dévoile sa 9e promotion de l’accélérateur Neo Startups industrielles. Parmi les 25 sociétés désignées, deux représentent l’Occitanie.
Cykero, pour rendre le reconditionné désirable. L’entreprise allemande désormais basée à Castelnau-le-Lez (34), développe une technologie de reconditionnement électronique et automatisée capable de réparer en profondeur les composants de smartphones, tablettes et ordinateurs. Son approche vise à rendre le reconditionné désirable, durable et transparent.
Sur le même sujet : Bientôt un magasin éphémère Cykero place de la Comédie. (Les Indiscrétions du 22 septembre).
Occitanie Geotex, pour réindustrialiser l’Ariège. La société, basée à Lavelanet (09) et dirigée par Victor Lamego, porte le projet Biotex-Technologie. Le budget total du projet s’élève à 18,2 M€ dont 17,7 M€ pour le site de production.
Sur le même sujet : En Ariège, un projet d’usine textile pour créer 40 emplois. (Les Indiscrétions du 3 mars).
Défaillances en Occitanie : ces PME impactées
Quelques exemples récents de défaillances d’entreprises en Occitanie, collectées par Les Indiscrétions :
Duffau Consulting, Portet-sur-Garonne (31). Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion. Dernier CA communiqué : 1 M €. Liquidation judiciaire le 22 octobre.
S.O.L Sens of Life, Clermont-l’Hérault (34). Activités spécialisées, scientifiques et techniques diverses. Redressement judiciaire le 14 octobre. Dernier CA communiqué : 3,3 M €.
CTAC-Tech, Toulouse (31). Commerce de gros de composants et d’équipements électroniques et de télécommunication. Dernier CA communiqué : 1,6 M €. Liquidation judiciaire le 12 octobre.
Vegeplast, Bazet (65). Fabrication de pièces techniques à base de matières plastiques. Redressement judiciaire le 10 octobre. Dernier CA communiqué : 3,4 M €.
Climadour, Bagnères-de-Bigorre (65). Travaux d’installation d’équipements thermiques et de climatisation. Dernier CA communiqué : 1,4 M €. Redressement judiciaire le 17 octobre.
Controverses by Mozart : retour sur le débat Ménard / Revault d’Allonnes
Jeudi 16 octobre, au Domaine des Grands Chais de Mauguio (34), plus de 300 décideurs économiques et politiques se réunissent pour la première édition des Controverses by Mozart, du Cercle Mozart. Sur scène, Robert Ménard, maire de Béziers, et David Revault d’Allonnes, rédacteur en chef de L’Hémicycle et éditorialiste politique, ont croisé le fer pendant près d’une heure et demie. Un débat dense, coanimé par Hubert Vialatte et Sarah Nguyen Cao Khuong (Agencehv), sur fond de crise politique et de défiance nationale.

Une démocratie essoufflée. Robert Ménard juge sévèrement l’accord PS / Macronie – suspension de la réforme des retraites pour éviter la censure du gouvernement. « Je suis honteux de ce que sont devenus nos politiques. Ils promettent tout et font le contraire, juste pour sauver leur poste. » Le maire de Béziers fustige une classe politique qui, selon lui, « démontre son absence de morale » et ne tient plus parole. Il invoque le général de Gaulle, « qui au moins démissionnait quand il perdait un référendum ».
David Revault d’Allonnes, dans un rôle plus mesuré, partage le constat d’un pouvoir bloqué. « La France est à l’arrêt. Après avoir promis une révolution, Emmanuel Macron se retrouve incapable de réformer quoi que ce soit. Nous vivons une impuissance politique totale. »
L’union des droites, vieux rêve ou réalité imminente ? Chantre de l’union des droite, Robert Ménard n’y croit plus. « Ils (les élus, ndlr) ne pensent qu’à eux, chacun est dans son couloir, tu ne peux pas les faire bosser ensemble ! », tempête le maire de Béziers. David Revault d’Allonnes, en revanche, évoque la situation italienne, où la droite dure s’est alliée à la droite traditionnelle : « Ce n’est plus tabou en France. » Avant d’ajouter : « S’il y a une dissolution dans un mois ou deux, je vous garantis que l’union des droites va déjà se faire et qu’il y aura des députés et des candidats qui feront alliance avec le RN. Moi, je pense que l’Union de droite est en train de marcher. »
La France est-elle réformable ? Aucune hésitation pour Robert Ménard. « Non, pas tant qu’on sera empêtrés dans les normes et la bureaucratie. Le moindre projet est bloqué par un lézard ocellé ! », affirme-t-il en brandissant une pancarte représentant le saurien. Selon David Revault d’Allonnes, « le poids des normes, c’est aussi le résultat d’une Europe paralysée. On se plaint d’un excès de règles, mais personne n’a le courage d’en supprimer. »
Nouveaux rapports de force. Interrogé sur le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, Robert Ménard relativise : « Il n’est élu que pour quatre ans, mais il a compris une chose : le monde est redevenu brutal, et seul le rapport de force compte. » David Revault d’Allonnes complète. « L’Europe ne peut plus se contenter d’être une puissance normative. Elle doit redevenir une puissance d’influence. » Tous deux appellent à une Europe plus assertive, moins “repentante”, plus confiante dans ses atouts. « Arrêtons de nous autoflageller ! », martèle Robert Ménard.
Les maires, bastion de confiance. Enfin, à l’heure du désamour entre les Français et leurs représentants, les élus locaux tirent leur épingle du jeu. « Les maires restent les seuls crédibles », veut croire Robert Ménard, lui-même maire et candidat en mars pour un 3e mandat à Béziers. « Mais c’est un métier épuisant, mal payé, et souvent dangereux. » David Revault d’Allonnes acquiesce : « Les maires incarnent encore un lien réel avec les citoyens, là où la politique nationale s’est déconnectée. »
Plus de décodages
Santé : Hapo, la marque d’ErgoSanté, lance un nouvel exosquelette
Conçu et fabriqué à Anduze (Gard) par Hapo, la marque d’ErgoSanté, le Hapo BR repose sur un principe antigravitaire pour soulager la pression lombaire. Présenté au salon Préventica Bordeaux (6-8/10), ce nouvel exosquelette passif s’adresse à tous ceux qui sollicitent leur dos au travail. « Le Hapo BR allonge la colonne vertébrale pour réduire la pression au niveau lombaire et soulager le dos », confie Bérenger Le Tellier, docteur en biomécanique et directeur d’Hapo, aux Indiscrétions. Léger, sans moteur ni batterie, il se met en place en une minute et se retire en vingt secondes. « Nous faisons le choix du passif plutôt que du motorisé, précise le directeur. Nos exosquelettes fonctionnent avec des ressorts en fibres de verre, sans batterie : ils sont plus légers, plus fluides et mieux acceptés sur le terrain. »
Depuis 2018, Hapo conçoit des exosquelettes non motorisés pour prévenir les troubles musculosquelettiques. Marque du groupe ErgoSanté, fondé en 2013, elle réunit une cinquantaine de collaborateurs (ingénieurs, biomécaniciens, ergonomes) et revendique plus de 10.000 exosquelettes vendus dans quarante pays. Le groupe réalise un chiffre d’affaires de 30 M € en 2024.
Hapo développe aussi Hapo LEA, une application d’analyse posturale gratuite jusqu’à trente tests par mois. « On filme une personne en train de travailler, la vidéo est analysée et un avatar indique les zones de tension », détaille-t-il. L’outil, conçu d’abord pour la recherche et développement interne, compte aujourd’hui plus de trente mille utilisateurs.
Sur le même sujet : « Hapo va distribuer ses exosquelettes en chirurgie esthétique aux États-Unis », Les Indiscrétions du 17 mars 2025.
Spatial : le toulousain Comat et Space Cargo Unlimited unissent leur force
Proposer des solutions de fabrication en orbite spatiale aux acteurs industriels. C’est la raison pour laquelle Comat (Toulouse ; PDG : Ludovic Daudois), spécialisé dans l’ingénierie spatiale, signe le 16 octobre un partenariat avec Space Cargo Unlimited (Bordeaux ; PDG : Nicolas Gaume), spécialisé dans la fabrication en orbite. L’intérêt pour les industriels ? « La fabrication en environnement spatial offre un avantage décisif, permettant des avancées telles que la croissance de cristaux ultra-purs, la production de matériaux avancés et la découverte de nouveaux processus biologiques », glisse Space Cargo Unlimited.
Inondations : à La Grand-Combe, une digue renforcée et un PAPI 3 prolongé
Le bassin versant des Gardons muscle sa protection face aux crues. Ce 16 octobre, élus et partenaires se retrouvent à La Grand-Combe, dans le Gard, pour inaugurer la digue restaurée et signer l’avenant n° 1 du Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI 3). L’objectif ? Ajuster le plan aux nouvelles réalités financières et prolonger les travaux jusqu’en 2028. Au pied du centre-ville, 315 logements, 8 entreprises et 3 établissements recevant du public sont désormais à l’abri. Les travaux menés cet été, pour 422 k€, permettent d’installer des clapets anti-retour sur les réseaux d’assainissement et de reprendre les maçonneries, précise l’EPTB Gardons. Le chantier a été cofinancé par l’État, la Région, le Département du Gard et l’EPTB.
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Signé en 2022, le troisième PAPI Gardons ajuste aujourd’hui son périmètre (études récentes, hausse des coûts, taux de financement révisés). Le budget total grimpe à 45,36 M €. Le bassin des Gardons, c’est 2 000 km², 50 000 habitants et 2 000 entreprises en zone inondable. Les deux premiers PAPI ont permis de réaliser 208 actions pour 78 M €. Le PAPI 3 poursuit ses chantiers : relocaliser les habitations exposées, réduire la vulnérabilité, restaurer les digues, sécuriser les barrages. Sur le bassin du Grabieux, 28 foyers acceptent le rachat de leur bien pour se reloger hors zone à risque. À Alès, dans le quartier du Moulinet, les démolitions se poursuivent pour 6,5 M €. L’avenant au PAPI 3 intègre la mise à jour du coût de sécurisation du barrage de Sainte-Cécile-d’Andorge : 27,65 M € portés par le Département. S’ajoutent la restauration du système d’endiguement d’Alès (1,8 M €) et l’installation de clapets anti-retour. La contribution du Conseil départemental atteint 1,12 M €, dont 915 000 € pour les systèmes d’endiguement. L’EPTB Gardons fédère 159 communes au sein de 8 intercommunalités.
Sur le même sujet : « Alès : une étude pour restaurer la capacité du barrage de Sainte-Cécile-d’Andorge », Les Indiscrétions du 6 octobre
Facturation électronique : l’aveyronnais SendOC intègre Edilink à son capital
Accompagner les entreprises vers la facturation électronique avec des solutions intégrées et adaptées aux spécificités de chaque secteur. C’est l’ambition affichée par Edilink (Bonneuil-sur-Marne, 94 ; 5,8 M€ CA), expert de la gestion documentaire externalisée, qui prend une participation majoritaire au sein de SendOC (Rodez, 12), plateforme multicanale au service des TPE/PME. « Audit, plan… Il faut anticiper au mieux la réforme obligatoire afin d’être prêt le jour », pousse Denis Assié, dirigeant de SendOC, aux Indiscrétions. L’entreprise aveyronnaise, qui emploie 14 collaborateurs pour 2,3 M€ de CA, accompagne plus de 300 clients dans leur transition numérique.
Le CHU de Montpellier veut se doter d’un nouvel hôpital de jour à Saint-Eloi
Le CHU de Montpellier lance un avis pour la conception et construction d’un hôpital de jour sur le site de Saint-Éloi. Avec une enveloppe prévisionnelle de 14,3 M€, le projet prévoit une surface de plancher de 4.300 m². Le dépôt des candidatures est ouvert jusqu’au 19 novembre, 12h. Plus d’infos ici.
Nîmes : GRDF renforce le réseau gaz pour 300 k€
GRDF achève le 16 octobre dans la capitale gardoise un chantier de 300 k€ de renforcement du réseau gaz entre l’Ancienne Route d’Avignon et le Chemin de l’Aérodrome, « avec la pose d’une canalisation sur une longueur totale de 1.460 mètres », indique GRDF. Particularité du chantier, l’utilisation de la technique de l’enrubannage des canalisations en polyéthylène directement sur place. « Cette technique consiste à recouvrir les canalisations d’une gaine géotextile hautement résistante. Les tuyaux sont ainsi protégés des pierres présentes dans le sol », explique GRDF. Concrètement, l’enrubannage permet de réduire de 37 % les émissions de CO2.
TBS Education inaugure un campus à Casablanca pour 6 M€
Avec une superficie totale de 3.400 m², dont 1.253 m² dédiés à l’enseignement, 143 m² de bibliothèque, 803 m² d’espaces communs et 376 m² de terrasses, le nouveau campus de TBS Education (DG : Stéphanie Lavigne) à Casablanca (Maroc) est inauguré le 16 octobre. Le montant de l’investissement s’élève à 6 M€. Le campus, sous la direction de Sami El Omari, accueille 400 étudiants dès cette année.
France 2030 : 14 entreprises occitanes distinguées aux concours d’innovation
Sur les 147 lauréats distingués avec un soutien de 74 M€ à l’occasion des concours d’innovation dans le cadre de France 2030, 14 entreprises sont basées en Occitanie. Dans la catégorie « i-PhD », un projet occitan est retenu : CNRS Innovation (Montpellier), porté par David Sanchez, pour la détection des virus à un stade précoce.
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Dans la catégorie « i-Lab », les lauréats sont Tacita Dynamics (Toulouse ; François Dorgeret), qui commercialise une solution visant à réduire les vibrations ; Dolinnov (Montpellier ; Grégoire Serra) qui développe un nouveau traitement contre les douleurs chroniques sévères ; DeepPulseNeuro (Montpellier ; Stéphane Corp), qui innove concernant la prise en charge de l’épilepsie avec un monitoring cérébral endovasculaire ; Celest Science (Montpellier ; Léo Lemordant) qui veut anticiper et atténuer l’impact des extrêmes climatiques sur l’agriculture, l’assurance et la finance ; Lymph Tech (Pompertuzat, 31 ; Vincent Nis), qui développe un traitement permettant de régénérer un système vasculaire ; Terratis (Montpellier ; Clelia Oliva) qui vise à réduire la nuisance des moustiques tigres et d’insectes nuisibles en agriculture ; Stealth (ex-Nomos ; Montpellier ; Darwin Wu) qui transforme les digestats en engrais biosourcé ; Spima Therapeutics (Montpellier ; Mohamed Haitham Ayad) qui développe une nouvelle génération de peptides spécifiques ; Sitera (Montpellier ; Christine Placet) qui propose une innovation de rupture pour le traitement des maladies neurodégénératives à fort besoin médical.
Enfin, les entreprises distinguées dans la catégorie « i-Nov » sont : BOTdesign (Toulouse) qui déploie une plateforme web européenne d’augmentation des données artificielles pour les laboratoires pharmaceutiques, biotechs et les industriels du dispositif médical ; Morfo (Montpellier) qui vise à industrialiser la chaîne d’approvisionnement en semences natives tropicales ; Fittingbox (Toulouse) qui développe un nouveau scanner permettant de réduire les émissions de CO2 de l’ensemble de la chaine de valeur de la chaussure ; WaltR (Toulouse) qui développe un système de suivi des émissions et des opérations pour les aéroports, puis les ports maritimes.
Depuis 1999, les concours d’innovation ont récompensé 4.893 entreprises.
Assurances : Certificall lève 1 M€
La startup Certificall, spécialisée dans la preuve numérique pour le secteur des assurances et basée à Toulouse, annonce le 20 octobre boucler une levée de fonds de 1 M€ afin de renforcer sa position sur le marché européen, apprennent Les Indiscrétions. La levée de fonds est menée par TomCat, Groupama et InsurAngels. « L’augmentation de la fraude en 2021-2022 n’était qu’un début. Depuis deux ans, les IA génératives sont de plus en plus pointues et accessibles à tous. Aujourd’hui, notre priorité est de bloquer la fraude à la source. Avec Certificall, chaque photo ou vidéo devient une preuve fiable et juridiquement recevable dès sa capture. », souligne Guillaume Laurent, président et co-fondateur de Certificall.
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La société compte plus de 150 clients pour 20.000 utilisateurs. Dans leur portefeuille client : Groupama et Eiffage Energies. L’entreprise produit un constat en moyenne en 90 secondes, et a déjà certifié plus de 2 millions de photos dans les domaines de l’assurance, du BTP, de l’immobilier et du transport.
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Une info passée au crible
À mi-mandat, Carole Delga et sa majorité sondent les Occitans sur le terrain
Sur les parkings de supermarché, dans les galeries commerciales ou les universités, sur les marchés, les festivals, les évènements sportifs, les salons emploi…, mais aussi par du porte-à-porte : avec ses élus de la majorité régionale, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie et de Régions de France, a voulu « partir à la rencontre des habitants dans leur vie quotidienne », convaincue qu’il est temps de « faire de la politique autrement. Nous voulons avoir une autre relation au peuple. Nous ne nous enfermons pas dans des hémicycles capitonnés et ne restons pas dans l’entre-soi », explique-t-elle à la presse le 24 octobre à Montpellier, aux côtés de plusieurs élus de sa majorité.

Beaucoup des habitants rencontrés ont été surpris, d’après elle, « qu’on aille à leur rencontre sans but électoral. J’ai souvent entendu : ‘Vous venez nous voir pour quelle élection ?’ Quand on leur expliquait la nature de la démarche – les écouter sur leurs priorités -, ils nous répondaient souvent : ‘Ah mais vous venez pour nous écouter vraiment ? »
Durant trois mois, d’avril à juillet, environ 30.000 personnes ont été rencontrées, à travers 330 rencontres.
Les trois priorités principales exprimées par la population :
. Soins médicaux de proximité : recruter des médecins, soutenir l’hôpital public, relocaliser en Occitanie la production de médicaments.
. Mobilités : rouvrir les lignes de train en dehors des métropoles, aider les territoires à créer des pistes cyclables, arrivée de la LGV à Toulouse, Béziers, Narbonne et Perpignan.
. Vivre-ensemble : sensibiliser les jeunes à l’égalité hommes/femmes et lutter contre le racisme et l’antisémitisme ; Aider à rénover et créer des commerces et services de proximité dans les zones rurales ; Equipements sportifs et culturels de proximité.
Parmi les autres préoccupations recueillies sur le terrain : transition énergétique et biodiversité ; Conditions d’études des jeunes ; Alimentation saine et locale ; Création d’emplois.
Pourquoi cette démarche initiée à mi-mandat ? « Montrer que nous n’avons pas peur du peuple » Elle a replacé cette tournée dans la continuité des concertations menées depuis plusieurs années : « Depuis les États généraux du rail et de l’intermodalité, la grande cause régionale de l’alimentation, le plan Habitat durable ou encore la création d’instances comme le Conseil régional de la laïcité et des valeurs républicaines… Il existe depuis dix ans un continuum de cette démocratie ouverte. »
Parmi les thèmes les plus récurrents, la mobilité arrive dans le trio de tête. « C’est une préoccupation très forte en Occitanie, la région la plus enclavée de France. » La présidente a rappelé la politique offensive menée par la collectivité : « Quatorze millions de billets à un euro sont vendus chaque année. Nous sommes leaders en Europe. » Elle a aussi évoqué la réouverture de la ligne Montréjeau-Luchon : « Je suis lucide sur la densité de ce territoire, même si je le vois avec les yeux de l’amour (étant originaire du Comminges, ndlr). Mais 30.000 passagers en trois mois, c’est une fréquentation très forte, surtout parmi les jeunes, pour se rendre dans les Pyrénées. » Carole Delga a souligné les efforts engagés sur les pistes cyclables : « C’est plaisant de voir qu’elles sont utilisées, y compris en semaine. » Sur la LGV, elle observe : « Il y a une forte attente sur le Biterrois, mais aussi sur l’aire toulousaine, où 89 % des habitants l’attendent. » En matière de transports, « l’offre de la Région n’est pas assez connue. Il faut par exemple mieux faire connaître l’application Fairtiq, améliorer la lisibilité des horaires et la complémentarité intermodale ».
« Bien sûr qu’il y a de la défiance »
Les élus régionaux échappent-ils à la crise de confiance entre les Français et leurs représentants ? « Nous ne sommes pas exempts de la défiance, soyons lucides. Il faut se confronter au réel, et ne pas ergoter sur des plateaux télé sur des sujets comme le wokisme, qui intéressent 0,05 % de la population. »
Il reste encore, 10 ans après la création de l’Occitanie, des progrès à faire sur les compétences de la Région, mal identifiées. « À Cazaubon, dans le Gers, on nous a dit : “La Région… C’est la Région des cars rouges ?” » Cela étant, le montpelliérain Christian Assaf observe une meilleure connaissance des politiques régionales. « Les gens savent qu’on s’occupe des transports, des aides à la rentrée scolaire, des maisons de santé. » Et d’ajouter : « Carole Delga, on sait qui c’est, et ça aide énormément. » Pour lui, « l’identité Occitanie génère une adhésion. Le sentiment d’appartenance à la région est remarquable, alors qu’elle n’a que dix ans. Cette transformation est réussie. »
« Les Français excédés par les immigrés, c’est une manipulation »
« On veut nous présenter les Français comme excédés par les immigrés, c’est une manipulation. La question de l’immigration n’est pas vécue comme la seule cause de l’insécurité, même si c’est un enjeu qu’il faut bien sûr traiter. » Ainsi, sur le marché de la Reynerie (quartier Politique de la Ville, Toulouse), l’élue explique qu’elle s’attendait à être assaillie de questions sur les enjeux de sécurité- « J’avais préparé des fiches », glisse-t-elle. Alors que les échanges ont porté sur, notamment, l’importance de l’ordinateur gratuit au lycée. « Une maman voilée est venue me voir et m’a dit : “Merci pour l’ordinateur. Grâce à vous, ma fille n’aura pas la même vie que moi.” »
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« Les énergies marines plébiscitées dans l’Aude »
Pour Benjamin Assié, élu audois, la tournée a montré la diversité des publics rencontrés : « En face de nous, il n’y avait pas que des gens acquis à notre pensée. Il y a des contraintes fortes, notamment budgétaires, mais des choses peuvent se faire. » Il a cité le dispositif ‘Ma Santé, Ma Région’ : « Il a permis à certains d’avoir à nouveau un médecin traitant. Certains n’en avaient pas depuis dix ans. »
Concernant les énergies renouvelables, il déclare : « Le volontarisme de la Région sur les énergies renouvelables est plébiscité par la population. Moi qui suis Audois, du littoral, je constate que les habitants voient d’un très bon œil le développement de filières qui créent des emplois et des formations. Les éoliennes offshore, par exemple, produiront pour l’équivalent de 126.000 habitants. » Selon lui, « la guerre en Ukraine a fait prendre conscience aux gens l’urgence de la souveraineté énergétique. »
Selon le Tarnais Vincent Garel, président du CRTL Occitanie, la santé reste un sujet central : « Ce n’est pas une compétence régionale, mais c’est une demande très forte des citoyens, dans les territoires ruraux comme dans les villes. »
Aider dans les arbitrages budgétaires
Alors que des arbitrages budgétaires vont devoir être faits, la démarche « nous permet d’identifier les priorités absolues, notamment dans les politiques de transport et de culture. » L’ex-ministre relève des différences d’attentes : « Dans certains territoires, il y a une très forte demande d’événements culturels. À l’inverse, certains territoires très bien dotés n’ont pas besoin d’autres initiatives. Il faut donc renforcer l’effort ailleurs, comme en Lozère. »
Concernant le contexte budgétaire national, il appelle selon elle un effort collectif. « La situation financière de la France est grave : plus de 50 % de la dette n’est pas détenue par des actifs français. Nous sommes à la merci d’autres puissances, dans un monde peu bienveillant. » Et d’ajouter : « Nous (les Régions, ndlr) voulons faire des efforts, à la différence par exemple de l’AMF, mais que ces efforts soient proportionnés. Dans le cadre du budget 2026, nous proposons au gouvernement 2 milliards d’euros d’effort pour l’ensemble des collectivités, et non 4,6 milliards. »
Plus de décentralisation pour plus d’efficacité
Enfin, Carole Delga défend une vision de la décentralisation tournée vers l’efficacité : « Sur la formation, ce sont les régions qui font le lien avec les entreprises. Y compris pour les aides économiques. » Elle a plaidé pour une gestion publique ou privée non lucrative des crèches et maisons de retraite : « Des grands groupes rémunèrent leurs actionnaires au détriment des couches et des repas. Ce sont des dépenses qui vont dans les poches de certains actionnaires. » Et de conclure sur la lutte contre le déterminisme social. « Il faut agir avant la maternelle. L’accès au vocabulaire est déterminant : dans les crèches, il faut former les assistantes maternelles à l’éveil, à la capacité d’apprendre à apprendre. »
Lors de l’assemblée plénière de novembre sera présenté le plan “Occitanie Résiliente”, consacré au réchauffement climatique, à la lutte contre la sécheresse et à l’égalité des chances.
Sang neuf
Nos jeunes d’Occitanie ont du talent
Viticulture : Avant-Garde Wine, le rouge pour parler aux jeunes

À Nissan-lez-Enserune (Hérault), deux jeunes Audois réinventent le vin rouge pour une génération qui s’en détourne. Julien Bascou (à droite sur la photo) et Arthur Gourdon, fondateurs d’Avant-Garde Wine, veulent « rendre le vin à nouveau désirable pour les jeunes ». Leur constat : « Les jeunes boivent de moins en moins de vin. En terrasse, on voit plus souvent des bières que des verres de rouge, observe Julien Bascou. Une bière, c’est facile à comprendre. Elle est blonde, brune ou ambrée, et c’est presque tout ce qu’il faut savoir ». Âgé de 26 ans, Julien Bascou, diplômé d’un master en management des entreprises viticoles à Bordeaux, a consacré le sujet de son mémoire à la déconsommation de vin. De son côté, Arthur Gourdon, 30 ans, est vigneron-négociant et sort d’une école de commerce de Bordeaux, avec plusieurs expériences à l’étranger (Australie, Angleterre, États-Unis).
Début 2025, ils lancent Club, une cuvée Syrah-Cinsault taillée pour les moins de 30 ans – « la couleur la plus boudée », sourit-il. À ce jour, 8.000 bouteilles vendues sur 15.000 produites, avec une distribution régionale, parisienne et alsacienne, chez 30 distributeurs différents. Leur vidéo de lancement, postée sur les réseaux sociaux, dépasse les 60.000 vues. Une nouvelle méthode pour s’adresser à la nouvelle génération, qui porte ses fruits : « Avec cette vidéo, des cavistes et autres distributeurs nous ont appelé pour vendre nos bouteilles, ça a bien fonctionné, lâche Julien Bascou. La filière du vin a un besoin absolu de parler aux jeunes, en utilisant leurs codes. Si on ne se réinvente pas, on court à notre perte ».
Pour l’heure, le projet n’est pas viable pour les deux associés qui continuent de travailler à côté. « Nous cherchons un stagiaire, de juin à septembre 2026, pour se joindre au projet et continuer à le faire grandir », ajoute Julien Bascou. Prochaine étape : un blanc pour 2025 et une expérimentation audacieuse – la « vière », mariage de vin et de bière « J’en ai goûté à Wine Paris, et j’ai été conquis. On va tenter d’en faire un aussi », avoue-t-il.
La HV Touch
Conseil RP
Dans un rapport publié avec le soutien du Forum sur l’information et la démocratie, un collectif d’économistes appelle à « la mise en place de politiques publiques ambitieuses pour soutenir les médias d’intérêt public », indique la newsletter du SPIIL (syndicat auquel adhèrent Les Indiscrétions). Le rapport s’appuie « sur une revue de littérature très documentée pour recenser les services rendus à la société par le travail des journalistes. Or, ces externalités positives sont insuffisamment prises en compte par la société. Cette défaillance de marché justifie la mise en place d’une véritable politique industrielle, matérialisée par des investissements accrus dans l’économie de l’information. Le rapport propose ainsi une série de mesures, pouvant être mises en œuvre à la fois à l’échelle nationale et internationale : subventions directes distribuées selon des règles transparentes et de préférence par une autorité indépendante de l’État, taxation des grandes plateformes, soutien renforcé aux petites entreprises locales, ou encore traitement préférentiel des organismes à but non lucratif ». Le rapport est à lire en cliquant ici
La phrase
« Une imprimerie de Montpellier s’est déplacée au Vigan (30), pensant avoir tout le foncier voulu pour faire face à son développement. Mais depuis un an, du fait du Zan (zéro artificialisation nette), elle ne trouve pas de solution foncière, et est coincée dans son développement. Ce, alors qu’on se trouve dans un territoire qui compte 20 % de chômage… »
Patrice Canayer (Région Occitanie), le 17 octobre lors du congrès national des EPL (entreprises publiques locales) à Montpellier.
On s’en fout
Une fois, c’est amusant. Mais pendant 30 minutes d’interview au téléphone, il faut avoir l’estomac arrimé avec du fil de lin. C’est l’expérience vécue l’autre jour, avec, au bout des ondes, une militante de l’écriture inclusive. « Les femmes.hommes (…), les habitantes.habitants (…) les participantes.participants (…) », et ainsi de suite. Pendant 30 minutes. Et j’ai peu parlé. Dur, vous en conviendrez. Surtout qu’il me fallait rester concentré sur le fond du sujet.
Je ne pouvais pas interrompre le.la interlocuteur.trice (et voilà que je suis contaminé) : le journalisme incite à la réserve et à la stricte neutralité – sauf dans votre « On s’en fout », ultime fenêtre de liberté.
Par extension, j’ai appris avec soulagement la parution de « L’Encyclopédie des euphémismes contemporains – Et autres manipulations militantes de la langue », sous la direction de Sami Biasoni (éditions du Cerf). Un ouvrage relevant du service public, où sont raillés, entre autres tournures de phrase abrutissantes et absurdes, « l’appropriation culturelle », « fluidité de genre », « masculinité toxique », « discrimination positive », « déconstruction », « ultralibéralisme », « bienveillance », « parité », et, peut-être le pire de tous en termes de vacuité, « vivre-ensemble ».
Je vous rassure : le concept d’écriture inclusive est dans le viseur de ce bijou non technologique, à offrir à Noël. La définition, rédigée par le professeur agrégé Xavier-Laurent Salvador, est aussi savoureuse que subtile : « Écriture inclusive : animée par l’exclusion de tous ceux qui ne pensent pas comme eux, cette orthographe contre-intuitive est un phénomène de marquage symbolique d’un engagement politique. C’est une forme d’anti-Villers-Cotterêts qui vise à peser sur la langue de toutes les administrations : les écoles, les universités et les entreprises sont concernées. »
Piqûre de rappel pour vous garder avec moi jusqu’à la fin : Villers-Cotterêts, c’est cette ville inintéressante de l’Aisne, connue historiquement pour l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), qui fit du français la langue utilisée par la justice.
Ça pousse
Ils et Elles bâtissent nos villes
La future Halle des mobilités de Toulouse décroche son permis de construire

À Toulouse, la future Halle des mobilités, qui va s’étendre sur 12.400 m², obtient son permis de construire, apprennent Les Indiscrétions le 16 octobre. Porté par la Région Occitanie (présidente : Carole Delga, PS), ce projet vise à répondre « au triplement de la fréquentation de la Gare Matabiau à l’horizon 2032, soit 150.000 voyageurs quotidiens », rappelle la collectivité. Le bâtiment abritera « des services aux voyageurs, la Maison de l’Orientation régionale, une vélostation de 1 000 places, un ensemble de bureaux, et des surfaces commerciales. » Début des travaux à l’été 2026 pour une livraison fin 2028 afin de « coïncider avec la livraison de la ligne C du métro et anticiper l’arrivée de la LGV Toulouse-Bordeaux », projette la Région Occitanie, qui mobilise 114 M€ pour la construction de cette halle avec l’aide de l’État et de Toulouse Métropole. L’architecture est assurée par l’agence danoise Bjarke Ingels Groupe.
À Argelès-sur-Mer (66), la Maison de la Mer inaugurée

C’est sur la commune catalane d’Argelès-sur-Mer qu’est inaugurée la Maison de la Mer, portée par la municipalité (maire : Antoine Parra). Le projet, moyennant une enveloppe de 5,9 M€ pour 1.682 m² de surface de plancher, a été dessiné par le cabinet d’architecture montpelliérain Ateliers A+. Labellisée Bâtiment Durable Occitanie niveau Argent, la Maison de la Mer offre un hall est des espaces communs sur 125 m², 650 m² sont dédiés au siège du Parc naturel Marin du Golfe du Lion, 907 m² sont consacrés à la Capitainerie du Port, et enfin, une salle panoramique de 480 m² permet d’accueillir 450 personnes.
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Parmi les entreprises qui ont travaillé sur l’infrastructure : Durand & Fils (gros œuvre), Asten (étanchéité), SPM (menuiseries extérieures), SAS Quinta (menuiseries intérieures), SARL JS Carrelage (revêtement sols), Axima Concept (CVC, plomberie), Sogama (géothermie), Edison (électricité)…
Toulouse : l’Opéra National du Capitole se dote d’un site unique à 26,5 M€

Un site unique de production et de stockage baptisé l’Atelier afin de rassembler toutes les activités techniques et préparatoires. C’est le projet qu’inaugure l’Opéra National du Capitole ce 20 octobre à Toulouse, dans le quartier Montaudran. L’investissement s’élève à 26,5 M€, financé par Toulouse Métropole (89 %) et la Région Occitanie (11 %). Le bâtiment s’étend sur 10.000 m² et abrite « une halle de dépôt de décors de 5.000 m², une tour de montage des décors de 400 m², un dépôt pour les costumes et perruques de 2.000 m², les ateliers couture et essayage de 600 m², les salles de répétition et studios du Chœur du Capitole de 600 m², des quais de chargement et de déchargement, les locaux techniques et bureaux, et les espaces d’accueil et de réunion », détaille l’Opéra National du Capitole. La toiture de l’infrastructure est équipée de 2.800 m² de panneaux photovoltaïques d’une puissance totale de 500 kWc, soit l’équivalent de la consommation annuelle électrique de 116 foyers.
À Saint-Gilles (30), l’usine de Soprema inaugurée

Le groupe alsacien Soprema inaugure à Saint-Gilles (Gard) sa première usine 100 % décarbonée. Un investissement de 50 M€ pour produire des panneaux isolants en polyuréthane sur un site de 26.000 m².
Une usine bas carbone et autonome en énergie. Implantée dans la ZAC Mitra, l’usine comprend une halle de production, trois halles de stockage et un pavillon administratif. L’investissement s’élève à 50 M€. À terme, 80 emplois directs devraient être créés. Le site fonctionne à 100 % avec une énergie décarbonée. Il récupère la chaleur produite par les machines et dispose de 20.000 m² de toitures photovoltaïques en autoconsommation, assurant son autonomie énergétique en journée.
Éclairage naturel et isolation renforcée. Le bâtiment est coconçu par le cabinet montpelliérain Ateliers A+. La conception intègre éclairage naturel et isolation renforcée, pour une empreinte carbone minimale. L’inauguration s’est déroulée le 23 septembre en présence de Pierre-Étienne Bindschedler, PDG de Soprema, du maire Eddy Valadier, du président de Nîmes Métropole Franck Proust et du conseiller régional Henry Brin.
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Au marché
Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.
APPELS D’OFFRES
Occitanie
L'IRD délégation Occitanie lance un avis pour les travaux d'extension du bâtiment principal.
Aménagement 🏗️
Occitanie Est
Territoire 34 lance un avis pour la mission de topographique et de géomètre pour l'aménagement de l'écoquartier Pierres Vives à Montpellier.
BTP 👷♀
Occitanie Est
Nîmes Métropole lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour l'aménagement hydraulique du cadereau d'Uzès.
Le Conseil départemental de l'Hérault lance un avis pour la mission de maîtrise d'œuvre pour les travaux d'inspections et de rénovation des ouvrages du circuit de vidange du barrage du Salagou.
La Ville de Montpellier lance un avis pour les travaux d'entretien et de rénovation des bâtiments communaux.
La commune de Narbonne lance un avis pour les travaux généraux sur les réseaux secs.
Béziers Méditerranée lance un avis pour le concours restreint de maîtrise d'œuvre sur esquisse pour la construction d'une salle d'escalade à Béziers.
La communauté de communes du Grand Pic Saint Loup lance un avis pour la construction d'un pôle technique intercommunal.
La Ville de Nîmes lance un avis pour les travaux de rénovation et de requalification de voirie.
La Ville de Bagnols-sur-Cèze lance un avis pour les missions de contrôle extérieur relatives aux travaux de construction de la passerelle Maïa sur la Cèze.
Le CHU de Montpellier lance un avis pour la conception et construction neuve d'un hôpital de jour/ consultations pôle cancérologie, médecine interne sur le site Saint Eloi.
La mairie de Fleury-d'Aude lance un avis pour les travaux de rénovation de l'hôtel de ville.
Nîmes Métropole lance un avis pour la mission de maîtrise d'œuvre pour la restructuration du système de traitement de l'air du centre nautique Nemausa.
La TaM lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour la construction d'un nouveau dépôt tramway.
Occitanie Ouest
Toulouse Métropole lance un avis pour des prestations de maîtrise d'œuvre pour des aménagements multimodaux sur les points noirs de circulation bus.
Le syndicat mixte Decoset lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour la construction d'une déchèterie.
Toulouse Métropole lance un avis pour les travaux d'entretien et de réparation des ouvrages d'art.
Toulouse Métropole lance un avis pour les travaux d'aménagement paysager du terrain Médard.
Toulouse Métropole lance un avis pour les travaux de réfection sur la voirie structurante en produits bitumineux.
Le Crous Toulouse-Occitanie lance un avis pour la conception et réalisation de la réhabilitation et de l'amélioration énergétique de la résidence Les Intégrales.
Le SDEE de la Lozère lance un avis pour la rénovation énergétique du futur siège social.
La SPL Arac Occitanie lance un avis pour les travaux de construction d'un cinéma en centre-ville de Foix.
Le Grand Ouest Toulousain lance un avis d'accord-cadre de maîtrise d'œuvre pour des travaux de voirie, trottoirs, pistes cyclables et travaux accessoires.
Communication 📣
Occitanie Ouest
Le Conseil départemental de la Haute-Garonne lance un avis pour les prestations de communication (conseil, conception et travaux graphiques).
Déchets 🗑️
Occitanie Est
Le syndicat mixte entre Pic et Etang lance un avis pour l'analyse des sols pour la surveillance de l'impact des rejets autour de l'unité de valorisation énergétique de Lunel-Viel.
Nîmes Métropole lance un avis pour l'exploitation de la déchèterie de Caveirac.
Montpellier Méditerranée Métropole lance un avis pour l'exploitation et la gestion des déchèteries.
Occitanie Ouest
Le syndicat mixte Decoset lance un avis pour AMO pour les installations de gestion des déchets.
Le SDEE de la Lozère lance un avis pour le traitement de déchets non dangereux récupérés en déchèteries.
Eau / Assainissement 💧
Occitanie Est
BRL DAP lance un avis pour la mission de maîtrise d'œuvre complète relative aux travaux d'extension du réseau hydraulique régional sur le territoire de Loupian.
Le Pays de l'Or lance un avis pour l'entretien préventif et la maintenance des postes de relevage des eaux pluviales du territoire de l'agglomération.
La Ville de Canet-en-Roussillon lance un avis pour l'entretien du réseau d'eaux pluviales.
Occitanie Ouest
Le syndicat mixte ouvert de Cahors Sud lance un avis pour les travaux de fiabilisation de la station de traitement des eaux usées de la zone d'activités Cahors Sud.
La communauté de communes Centre Tarn lance un avis pour les travaux de réhabilitation de la station d'épuration des Fournials.
Énergie ⚡
Occitanie Est
La Ville de Lattes lance un avis pour les audits énergétiques des bâtiments de la ville.
Occitanie Ouest
Le SDEHG lance un avis pour la construction d'unités photovoltaïques destinées à de l'autoconsommation individuelle ou collective (puissance inférieure à 250 kWc).
Immobilier 🏟
Occitanie Est
La SPL 30 lance un avis pour la réhabilitation de l'ancien Ehpad de Saint-Ambroix en Maison de santé pluridisciplinaire.
L'EPF d'Occitanie lance un avis pour la mission de maîtrise d'œuvre pour la déconstruction de l'ensemble immobilier « Espérou – Pic Saint Loup » dans le quartier de la Mosson à Montpellier.
Loisirs 🎲
Occitanie Ouest
La communauté de communes Aux Sources du Canal du Midi lance un avis pour la concession de service pour l'exploitation de la base nautique et sportive de l'Espace Sports et Nature du lac de Saint Ferréol.
Services 📋
Occitanie Est
La Ville de Nîmes lance un avis pour la maintenance et fourniture d'alarmes incendie.
La mairie de La Grande-Motte lance un avis pour la fourniture, pose et maintenance du système de vidéo protection et du contrôle d'accès des bâtiments communaux.
Occitanie Ouest
Toulouse Congrès lance un avis pour la maintenance multi-technique du centre des congrès Pierre Baudis.
Le centre hospitalier d'Auch lance un avis pour la concession de service public concernant l'exploitation de service de restauration, boutique, distributeurs automatiques et services de télévision et internet.
Le Département du Tarn lance un avis pour la maintenance des systèmes de sécurité incendie.
Toulouse Métropole lance un avis pour la maintenance des ouvrages et équipements de protection contre les inondations.
Urbanisme 🏙️️
Occitanie Est
Nîmes Métropole lance un avis de mission d'ordonnancement, de pilotage, et de coordination du projet de renouvellement urbain (OPC-U).
Occitanie Ouest
Toulouse Métropole lance un avis pour accord-cadre pour des prestations de maitrise d'œuvre pour la requalification et la transformation des espaces publics autour de la place Bouillères.
ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ
Sète Agglopôle Méditerranée attribue le marché de prestations d'entretiens d'espaces verts et de nettoyage de l'espace public intercommunal à ID Verde et Stranic. Valeur totale du marché : 1 600 000 euros.
Sète Agglopôle Méditerranée attribue le marché de travaux de voirie à Eurovia Languedoc-Roussillon et Eiffage Route Grand Sud. Valeur totale du marché : 12 760 000 euros.
Le syndicat mixte d'énergies du Département de l'Hérault attribue le marché de géoréférencement et diagnostic des installations d'éclairage public à BBASS et CB Détections. Valeur totale du marché : 1 200 000 euros.
Tisséo Collectivités attribue le marché d'AMO pour la conversion du domaine bus à l'énergie électrique à Iming Services. Valeur totale du marché : 1 141 800,4 euros.
Le Département de l'Aveyron attribue le marché d'études hydrauliques et dossiers de "Loi sur l'eau" à Agerin. Valeur totale du marché : 320 000 euros.
La mairie de La Grande-Motte attribue le marché de travaux de remise aux normes de l'éclairage et relamping du Parc des Sports à SA Bondon. Valeur totale du marché : 109 990,5 euros.
Toulouse Métropole attribue le marché de travaux de dépollution chimique sur le territoire à Seche Eco Services et Colas France. Valeur totale du marché : 12 000 000 euros.
La Ville de Sète attribue le marché public global de performance des installations thermiques, aérauliques et électriques des bâtiments communaux y compris la gestion technique centralisée à Dalkia. Valeur totale du marché : 11 008 948,97 euros.
La communauté de communes du Grand Orb attribue le marché de traitement des ordures ménagères, des encombrants et des déchets ménagers spéciaux à Béziers Méditerranée, Paprec France et Triadis Services. Valeur totale du marché : 4 948 000 euros.
Plus de marchés ici
Territoire 34 attribue le marché de mission de maîtrise d'œuvre pour la construction de l'extension d'Alco 2 à Fontès Architecture. Valeur maximale du marché : 9 500 000 euros.
Le Conseil départemental du Gard attribue le marché de travaux pour réparations, entretien courant et interventions d'urgence sur le réseau routier départemental pour la période 2025-2029 à SE Entreprise Michel, Eiffage Route Grand Sud Méditerranée, SAS Laupie, SAS Exploitation et Lautier Moussac. Valeur totale du marché : 3 492 677,95 euros.
La Ville de Cahors attribue le marché de fourniture de matériels d'éclairage public pour la maintenance du parc existant à Agora Technologies, L'éclairage technique Eclatec SA et Novea Energies. Valeur totale du marché : 240 000 euros.
L'IMT Albi attribue le marché de maintenance et exploitation des installations de génie climatique et de génie électrique HT à Dalkia. Valeur totale du marché : 3 500 000 euros.
La communauté de communes du Grand Pic Saint Loup attribue le marché de construction d'un pôle technique intercommunal à Société Méridoniale du Bâtiment, Structures Bois Couverture, SAS Labastere 34... Les autres lauréats sont à consulter ici. Valeur totale du marché : 6 315 114,77 euros.
Toulouse Métropole attribue le marché de travaux d'aménagement de l'île du Ramier à Toulouse à Entreprise Malet et Constructions Metalliques Richard. Valeur totale du marché : 445 641,83 euros.
La Ville de Nîmes attribue le marché de terrassement, infrastructure, réseaux de l’opération de Renouvellement urbain du quartier Pissevin Valdegour au groupement CISE TP (mandataire) et CROZEL TP (co-traitant). Valeur totale du marché : 3 798 916,38 euros.
Oppidea attribue le marché de maîtrise d'œuvre d'exécution des espaces publics pour la réalisation des travaux d'aménagement sur la ZAC Oncopole à Urbalink. Valeur totale du marché : 250 000 euros.
La direction mobilité de Nîmes Métropole attribue le marché de travaux d’infrastructure pour les compétences ZAE, Mobilité, Traitement et Collecte des Déchets Ménagers au groupement Lautier Moussac / Eurovia. Valeur totale du marché : 23 104 000 euros.
L’agenda
Mercredi 29 octobre :
Conférence régionale “Les risques de bascule dans la pauvreté des familles monoparentales”, organisée par le Commissaire à la lutte contre la pauvreté auprès du préfet de Région Occitanie, de 8h30 à 16h, à l’Université Paul Valéry. Inscriptions ici.
Lundi 3 novembre :
Lancement du plan d'action pour les territoires méditerranéens, organisé par Coeur d'Occitanie à 17h à l'Abbaye de Fontfroide (11). Plus d'infos ici, et inscription là.
Mardi 4 novembre :
Les Rendez-vous de l’éco « Changement climatique, agriculture et paysages : opportunités ou catastrophes ?», organisés par la Faculté d’économie de l’Université de Montpellier, à partir de 18h, sur le campus Richter. Plus d’informations ici.
Du 4 au 6 novembre :
Le Salon Européen des Tendances Touristiques 2025, au Parc des Expositions à Montpellier. Le programme complet ici.
Mercredi 5 novembre :
Restitution de l'étude prospective « Gard 2030 » par la CCI Gard à la Maison des Entreprises (111 Chemin de la Tour de l'Évêque, Nîmes). Plus d'infos et inscription ici.
Jeudi 6 novembre :
Table ronde « Mobilités, l'heure de l'action », organisée à 8h par Agencehv aux côtés de Vinci Autoroutes, Banque des Territoires et SNCF Gares&Connexions, au Domaine du Grand Puy (Montpellier). Inscription gratuite ici.
Journée Robotic Horizon, organisée par Leader Occitanie, à partir de 9h30 à Saint-Privat-des-Vieux (30). Inscriptions ici.
Rencontre Réseau Convergence, organisé par Habitat Social en Occitanie, à 9h30 à Montpellier (Espace Diderot - 13 rue du Carré du Roi). Plus d'infos ici.
Les 2e Rencontres du développement économique en Terre de Camargue, organisées par la communauté de communes Terre de Camargue, de 9h à 17h, au domaine de la Jasse du Daladel à Saint-Laurent d'Aigouze.
Conférence « L’entrepreneuriat féminin : les enjeux d’une reprise d’entreprise réussie », organisée par le collectif Femmes du Medef Hérault Montpellier, à 19h au sein de l'entreprise Pacific Pêche (Saint-Jean-de-Védas, 34).
Vendredi 7 novembre :
4ᵉ édition du salon des Communes et des Territoires de l'Aude à Limoux. Plus d'informations ici.
Colloque « L'œnotourisme : de la préservation à la valorisation, un levier pour fédérer les territoires viticoles », organisé par l'Anev à Toulouse. Plus d'infos ici.
Plus d'événements ici
Jeudi 13 novembre :
Débats d'Élixir : « L'eau : une ressource vitale pour le vin », organisé par Midi Events au siège de L'Indépendant. Inscription ici.
8e forum de l'Économie circulaire en Occitanie, organisé par Cycl'Op au Palais des Congrès de Gruissan (11). Plus d'infos ici.
Entreprenez en Occitanie : les rencontres dans le Tarn, organisées par Ad’Occ, de 13h à 17h, à l’Hôtel d'entreprises Albi Innoprod, Albi (81). Plus d’informations ici.
Jeudi 13 et vendredi 14 novembre :
Forum Dev&Co 2025, organisé par le CNER, AD’OCC, Blue Invest et l’Agence de Développement et des Transitions, à partir de 8h, au Corum à Montpellier. Plus d’informations ici et inscriptions là.
Vendredi 14 novembre :
5e Rencontres de l'ORT Occitanie sur le thème « Transport et climat : convergeons vers un futur soutenable », de 9h30 à 13h au Centre international de conférences de Météo-France (Toulouse). Plus d'infos là.
Lundi 17 novembre :
Afterwork réseautage "lundis CCI" sur le thème à Sète. Informations ici et inscription là.
Mardi 18 novembre :
Entreprenez en Occitanie : les rencontres dans le Gard, organisées par Ad’occ, de 9h à 12h30, à Le Hup, Alès (30). Plus d’informations ici.
Entreprenez en Occitanie : les rencontres en Ariège, organisées par Ad’Occ, de 13h30 à 17h30, à la Salle Espalioux à Pamiers. Plus d’informations ici.
Jeudi 20 novembre :
Entreprenez en Occitanie : Les rencontres dans les Pyrénées-Orientales, organisées par Ad’Occ, de 9h30 à 12h30, à la Maison de Ma Région à Perpignan. Plus d’informations ici.
Jeudi 20 et vendredi 21 novembre :
“Expédition Créative”, organisé par AD’OCC, au Domaine de Combelles à Rodez (12). Appel à candidatures ici.
Rencontre “Transfo Digitale Day”, organisée par Ad’Occ à La Cité de Métiers et de l'économie de Demain (Montpellier). Inscriptions ici.
Mardi 25 novembre :
Remise des Trophées du MOCI à la Cité de Toulouse, dans le cadre de l'Occitanie Export Tour, organisé par la CCI Occitanie. Programme ici.
Salon de l’entreprise & de la franchise, de 9h à 18h, au Centre de Convention du MEETT à Toulouse. Plus d’informations ici.
Jeudi 27 novembre :
Débats d'Élixir : « L'oenotourisme est-il la solution ? », organisé par Midi Events aà Pays d'Oc (34). Inscription ici.
Mardi 9 décembre :
Mozart de la réussite, organisé par Le Cercle Mozart des Terres du Rhône et de la Méditerranée, à partir de 18h30, au Palais des Congrès H2 (Nîmes). Inscriptions ici.
Jeudi 18 décembre :
Débats d'Élixir : « La recherche est-elle optimiste ? », organisé par Midi Events au siège de Midi Libre (Saint-Jean-de-Védas). Inscription ici.
2026
Lundi 9, mardi 10 et mercredi 11 février :
Salon SIPRHO, à partir de 9h, au Parc des Expositions de Montpellier (34). Plus d’informations ici.
Jeudi 19 mars :
21e édition d'Occitanie Invest, organisé à La Cité à Toulouse. Plus d'infos et inscription ici.
Mardi 12 et mercredi 13 mai :
Space Summit for a Resilient Future (Sommet de l'espace pour un futur résilient), organisé par Novaspace avec le soutien de la Région Occitanie, au Centre des Congrès Pierre Baudis à Toulouse. Plus d'infos ici.
Newsroom
L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :
JOURNALISME
Pour Les Échos :
- Création à Montpellier d’un Centre d’excellence translationnel dédié à l’innovation contre les maladies inflammatoires et auto-immunes
- Portrait de Florelle Visentin-Klein (Océanis Promotion / Uxco Group)
- Washin perce sur le marché des laveries connectées
- Catana investit à Canet-en-Roussillon
- Après des années de combat, Modulauto en passe de réussir son pari sur l’autopartage
- Le poids économique du marché de Mauguio (34)
Enquêtes pour Les Échos :
- Les stations balnéaires du Languedoc face aux défis du 21e siècle
- EnR : comment l’écosystème montpelliérain s’adapte dans un contexte d’incertitude
Pour ToulÉco :
- Interview longue d'Olivier Nicollin (Groupe Nicollin)
- Interview off de Mathias Malzieu
- Article sur la biotech Greenphage (solutions antibactériennes naturelles, 34)
BoisMAG :
- Enquête « négoce bois et produits dérivés », parution en décembre.
RÉDACTIONS
Occitanie News (Région Occitanie) : pour novembre 2025 , articles sur la filière numérique en Occitanie et sur le Salon Made in France. La newsletter Occitanie News d'octobre est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.
Profils Systèmes : quatre reportages pour le prochain magazine Signature : Hôtel Horizon Massane (Baillargues) ; Bâtiment Etic (Cambacérès, Montpellier) ; Transformation d'une bastide provençale en villa contemporaine ; La stratégie du couple Tuffery (jeans).
Magazine l'Occitan : pour septembre 2025, co-rédaction avec Métropolitain et Laurent Blondiau d'un magazine papier portant sur l'actualité économique de la région.
3M : 11 articles sur les atouts EnR de la métropole de Montpellier, pour Le Mas Média (Pierre Bruynooghe).
HV EVENT
« Mobilités : l’heure de l’action », le jeudi 6 novembre à 8h au Domaine du Grand Puy (Montpellier). En partenariat avec la Banque des Territoires Occitanie et Vinci Autoroutes. Inscription ici.
ANIMATIONS
13 et 14 novembre : Forum Dev&co-CNER (Fédération nationale des agences de développement économique), Corum de Montpellier. Coanimation avec Priscille Lacombe.
Ad’Occ, tournée 2025 ‘Entreprenez en Occitanie’ :
. 18 novembre à Alès (30)
. 20 novembre à Perpignan (66)



