Cykero veut rendre désirables les appareils électroniques reconditionnés 

22 septembre 2025
Cykero
©Cykero

L’allemand Cykero, spécialiste du reconditionnement d’appareils électroniques avec batterie (smartphones, tablettes numériques, ordinateurs, montres connectées, Airpods…), implante son technocentre à Castelnau-le-Lez, dans la zone Eurêka. Avec l’ambition d’en faire à terme « la capitale européenne du reconditionné de qualité », déclare Bichoï Metias, cofondateur et président de Cykero, installé à Montpellier depuis juillet.  
Une installation transitoire sur 400 m² au MIBI accueille le transfert du site de Maisons-Laffite. Cykero s’implantera ensuite fin 2026 dans un bâtiment de 4.000 m², réalisé par Cirrus (Grabels – 34). La capacité va monter progressivement « de 10.000 appareils reconditionnés par mois à 40.000, puis jusqu’à 200.000 à l’horizon 2030 ». Les effectifs, de quelques dizaines dans un premier temps, atteindront 160 salariés à cet horizon, sur divers profils, « ingénieurs, développeurs informatiques, vendeurs techniciens qualifiés pour requalifier les appareils les plus complexes… ». La métropole héraultaise a été choisie « pour son écosystème d’innovation, sa position géographique entre Espagne et Italie, son cadre de vie et sa main d’œuvre qualifiée », résume-t-il. 

Pop-up store place de la Comédie. Cykero créera un show-room pour « rendre le reconditionné désirable, et en faire un objet de mode, dont on ne se cache pas ». Une implantation éphémère est annoncée au 10, place de la Comédie, à partir de la fin de l’année. L’industriel veut récupérer des cuirs invendus, localement (la CCI 34 travaille au sourcing) et auprès de LVMH. Cykero souhaite les retravailler pour créer des accessoires (pochettes, étuis, bracelets…).  
Bichoï Metias et Romain Palanques ont co-créé Cykero en 2020. Avec une réussite immédiate : en 2024, l’entreprise réalise 27 M€ de chiffre d’affaires, après 12,5 M€ en 2023.  

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Cykero affirme se démarquer par un reconditionné qualitatif. « Le marché ne brille pas par sa transparence. Il y a de tout et n’importe quoi. Par exemple, si deux microphones dysfonctionnent sur un smartphone, des concurrents revendent. Nous, non », martèle Bichoï Metias. Autre exemple d’engagement : la communication de l’état réel de la batterie, alors que, selon lui, « beaucoup d’acteurs trafiquent le logiciel pour indiquer un faux niveau de batterie, ce qui équivaut à une fraude. Acheter malin ne fait pas tout. Il faut des garanties ». 
Autre argument plaidant pour une implantation à Montpellier, les aides financières apportées par les collectivités pour attirer Cykero, d’un montant d’1,1 M€ – 800.000 € pour la Région Occitanie et 300.000 € pour la Métropole -, mais aussi l’accompagnement opérationnel. « En tant que scale up, nous avons besoin de visibilité. Nous avons eu accès rapidement à un terrain, à un permis de construire correspondant à notre cahier des charges, et à un bureau d’atterrissage pour attendre la livraison du technocentre, dans environ 15 mois », décrit-il. 

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