À six mois des élections municipales, et en pleine déroute politique nationale, c’est le tube à la mode de l’été pour la gauche : l’Espagne, dirigée depuis 2018 par le socialiste Pedro Sánchez, serait la preuve vivante sur terre qu’écologie, justice sociale et prospérité économique sont conciliables. « Un gouvernement de gauche dirigé par le socialiste Pedro Sanchez qui fait des choix forts pour le pouvoir d’achat, la dignité des gens, conciliant écologie et question sociale », réagit sur Facebook Michaël Delafosse, maire PS de Montpellier début août, s’appuyant sur un article du quotidien Libération qui met en avant « les politiques sociales, écologiques et pro immigration » de Sanchez.
Les commentaires au post du maire de Montpellier ne se sont pas fait attendre :
Audrey Di Natale, nîmoise travaillant à Marseille : « Chiche, calquons nos prestations sociales sur celles de l’Espagne et vous allez voir ce que ça va donner. J’ai vécu 5 ans à Madrid : pas d’APL, couverture médicale minimale (pas de médicaments gratuits, obligation de consulter un médecin agrée par le SNS, indemnisation maladie à partir du 4ème jour à 60 % du salaire de base, etc), âge légal de départ à la retraite à 67 ans… On parle des indemnités de chômage ? (prestación contributiva por desempleo) : les 6 premiers mois 70 % du salaire moyen précédent, 60% ensuite MAIS avec un montant maximum mensuel de 1.225 € !! Et cela peu importe le salaire précédent. Bel exemple pour la France, vous avez raison ! »
Autre commentaire : « L’Espagne est un pays libéral en comparaison avec la France, peu importe qui le gouverne actuellement. Si un politicien français proposait de calquer le modèle social français sur celui de l’Espagne, cela se traduirait concrètement par une proposition d’austérité. »
* « Mais », en espagnol.