« Le tourisme d’Occitanie doit s’armer en termes de communication de réaction, et pas uniquement de promotion, confie le co-président de l’UMIH Occitanie aux Indiscrétions. Le traitement médiatique national envers les côtes méditerranéennes est effrayant. En creux, les reportages disent : ‘Vive l’Atlantique et sa fraîcheur, la Méditerranée, c’est pour les bouseux qui s’entassent aux portes des incendies. ‘Libération’ qui affirme que nos territoires sont ‘le nouveau Las Vegas’ (en référence au désert du Nevada, ndlr), c’est une honte. Je les renvoie à la Grèce, l’Espagne ou le Maroc : il y fait bien plus chaud qu’ici, et ils continuent à se développer. Arrêtons le repli sur soi et la flagellation permanente, et tendons vers une communication positive.
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Je prône une refonte complète du modèle, par une rationalisation de l’argent public, en réduisant le mille-feuille, entre offices de tourisme, agences départementales, CRTL, Pays… Tout cela coûte très cher en masse salariale, et pas en actions de promotion. Salarier des techniciens compétents, qui réfléchissent à un tourisme qui ne fait pas parler de lui, ne sert à rien.
Face à la concurrence internationale, il faut créer une machine de guerre, dotée d’un budget de 50 M€ annuels dédiés à la promotion, en mettant sur pied une politique de destination globale, et pas de ‘petits pois’ (micro-destinations). La révolution passe aussi par l’IA et le numérique. Quand je vois qu’Argelès ou Collioure refont leurs offices de tourisme physiques… Cet argent devrait partir dans la commercialisation ! »