La construction hors site en zones de turbulence (sources proches)

1 septembre 2025

Présentée comme une solution d’industrialisation de la construction bois, « la construction hors site fait rêver le client, parce qu’elle est plus rapide en termes de délai de construction. Mais c’est une solution moins rentable, qui revient plus cher au final, glisse un acteur occitan de la construction. Des ajustements reviennent plus cher en fonction des territoires. On a des entreprises et des artisans qui ne savent pas mesurer et poser les panneaux tels qu’ils arrivent d’usine. En Alsace, c’est carré. Dans le Sud, il arrive assez souvent qu’il y ait beaucoup d’erreurs. Et au final, cela génère des surcoûts et des délais supplémentaires. En Occitanie, beaucoup d’usines de construction hors site ne tiennent pas. »
Rodolphe Maufront, responsable construction Bois-Charpente à l’UMB-FFB, reste tout aussi sceptique face à l’engouement pour le hors-site. « On parle de préfabrication comme d’une nouveauté, mais cela existe depuis les années 50. La reconstruction d’après-guerre reposait déjà sur ce principe. » Les promesses de baisse des coûts ne se sont jamais concrétisées. « Aujourd’hui, les usines de modulaire ferment, car la rentabilité n’est pas au rendez-vous », confirme-t-il.
Il distingue plusieurs niveaux de préfabrication : composants, murs pré-remplis, modules 3D. « Ce n’est pas la solution à tous les problèmes. Le mode constructif le plus pertinent dépend du chantier : parfois du modulaire, parfois du 2D, parfois une exécution sur place. »

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