Municipales 2026 : des potins à nous transmettre ? C’est ici !

1 septembre 2025
picto municipales - Les indiscretions

La mare aux municipales

La date des élections municipales connue

Par décret, le Conseil des ministres du 27 août fixe les élections municipales aux 15 et 22 mars prochains. À un peu plus de six mois de l’élection, les candidats entrent en période préélectorale, et certaines règles s’imposent à eux en matière de communication et de financement notamment. L’article L.52-1 alinéa 2 du code électoral indique notamment que les exécutifs des communes et des intercommunalités n’ont plus le droit de faire la promotion des actions de l’équipe sortante candidate.

J’en apprends plus sur les rouages de la période préélectorale ici 

Le site Public Sénat indique ce 24 août que les candidats dans les villes de plus de 9.000 habitants sont tenus d’alimenter un compte de campagne dans lequel apparaîtront les dons et dépenses du candidat. Les dons, sont eux, strictement encadrés : les entreprises n’ont pas le droit de donner, les partis politiques et les colistiers peuvent donner sans plafond. Les particuliers sont limités à 4.600 €, à condition d’avoir la nationalité française. 

À Montpellier, les Verts se divisent (déjà et encore) 

Dans une lettre ouverte adressée à Jean-Louis Roumégas, député écologiste de l’Hérault et candidat déclaré à l’élection municipale de mars 2026 à Montpellier, Manu Reynaud, président du groupe des élus Écologistes de Montpellier (majorité de Michaël Delafosse, maire actuel), s’interroge sur les raisons de sa candidature à l’élection municipale. En le tutoyant. « Aujourd’hui, tu annonces ta candidature contre une majorité de gauche plurielle qui t’a soutenu sans réserve en 2024 (lors des élections législatives, note), il y a à peine un an ». Ce dernier d’ajouter que Jean-Louis Roumégas est le seul député écologiste de France à briguer une fonction de maire. « De plus, nous partageons, en tant qu’écologistes, un principe fondateur : le non-cumul des mandats. Tu as d’ailleurs voté la loi qui a permis qu’aujourd’hui en France, il ne soit plus possible d’exercer en même temps un mandat de maire et un mandat de député. »
En 2020, les divisions entre écologistes avaient fait le jeu de Michaël Delafosse (PS), élu à l’issue d’une triangulaire face à Philippe Saurel (DVG) et Mohed Altrad (SE). Les trois candidats étiquetés écologistes avaient engrangé un total de 16,28 % des voix, largement suffisant pour accéder au second tour dans le scénario d’un candidat unique. 

À Saint-Girons (09), Sébastien Garcia-Maury sort du bosquet 

Dans la troisième ville ariégeoise, Sébastien Garcia-Maury est le premier à se déclarer candidat. De centre-gauche, l’actuel conseiller municipal… d’Auzat (à 60 km de Saint-Girons) a attendu un soutien du PS qui n’est jamais venu. Ce dernier indique à La Dépêche ce 28 août, vouloir rassembler une liste allant du centre-gauche à la droite. 

Pour rappel, au début de l’été, Olivier Pagès a lancé une consultation citoyenne nommée « À la place du maire » (à croquer ici). Même s’il ne se déclare pas officiellement candidat, ses intentions laissent peu de place au doute à la vue de sa communication sur sa page Facebook : « Jean-Noël Vigneau (maire sortant, note) me voit comme le seul candidat capable de le battre en 2026 », indique-t-il notamment. 

Galeries Lafayette : conférence très politique à Nîmes

Chacun de leurs mots sera scruté. À six mois des élections municipales, Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes (qui ne se représente pas) et Franck Proust, président de Nîmes Métropole et candidat à la mairie, tiennent une conférence de presse, ce 8 septembre à la Coupole de Nîmes, détenue par Socri Reim. Officiellement, ils dévoileront les marques présentes aux Galeries Lafayette Nîmes, de retour cet automne.
> Sur le même sujet : « Municipales 2026 : à Nîmes, la droite se divise pour succéder à Jean-Paul Fournier », Les Échosà lire ici.

Palavas (34) : Sandrine Arnal veut y croire

L’indétrônable Christian Jeanjean, maire depuis… 1989 de Palavas-les-Flots, peut-il être détrôné ? Sandrine Arnal, élue d’opposition classée à droite (comme un peu tout le monde sur le littoral), veut tenter le coup. Cette commerçante, ex-cheffe d’entreprise (restauration) ayant employé jusqu’à 20 personnes, pointe « une usure du pouvoir chez Jeanjean, de nouvelles attentes des habitants, une soif de renouvellement ». Si les prochaines élections municipales se déroulaient en 2033, comme annoncé (du fait des présidentielles en 2032), Christian Jeanjean « aurait alors 91 ans, en cas de réélection en mars 2026 », pointe-t-elle. Elle entend ainsi incarner, à 53 ans, « une alternative crédible, tournée vers l’avenir », face au vieux lion de 83 ans.
Se posant en « challenger », elle stigmatise des dérives, accusant l’élu d’« entre-soi, et d’opacité dans l’attribution des logements sociaux ou de postes d’employés municipaux ».
Parmi ses actions, la lutte contre la submersion marine. « Le maire semble découvrir le phénomène. Il y a un déni dans le rapport nature/ville. Sa conversion est trop récente pour être sincère. » Autres priorités : une ville « plus verte et plus solidaire, moins centrée sur l’accueil des touristes et davantage sur la qualité de vie au quotidien ».


  

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