B3_FLORIAN MANTIONE_mai et juin 2025

Les indiscrétions

Grosse fatigue

Semaine du 1er septembre 2025

À l’affiche

Parce qu’elles et ils le valent bien

Florence Lévy-Cadenel, Fédération nationale de l’habillement Occitanie 

Florence Lévy-Cadenel, Fédération nationale de l’habillement Occitanie 

Fondatrice de Jeans Center à Nîmes, elle est élue présidente de la fédération nationale de l’habillement (FNH) région Occitanie, informe cette dernière sur son site internet. Elle succède à Marc Fridman, patron du magasin Levi’s du centre-ville toulousain, suite à son départ à la retraite. Florence Lévy-Cadenel est par ailleurs présidente de Terre de Commerce, une fédération nîmoise regroupant 39 associations et 3.000 commerces, membre élue à la CCI Gard et membre du bureau du Medef Gard (président : Steeve Calligaro). La FNH en Occitanie représente 1 928 boutiques indépendantes et 5 871 salariés.

Éric Fouillot, Didier Katzenmayer, vers une UIMM Occitanie

Éric Fouillot, Didier Katzenmayer, vers une UIMM Occitanie

La fusion entre les deux UIMM d’Occitanie, présentée le 26 août à Beauzelle (31), est « une fusion attendue, organisée et voulue, glisse Éric Fouillot (UIMM Méditerranée Ouest), en marge de la REF du Medef, le 28 août. Personne ne nous guide dans cette fusion. Il y a une complémentarité entre les deux territoires. Elle ira dans le sens de tous nos adhérents, sur l’Occitanie. On a des choses à s’apprendre les uns les autres ». Les implantations à Toulouse et Montpellier, dans les deux métropoles, seront maintenues, avec leurs présidents « représentés au sein du conseil d’administration de l’UIMM nationale », précise Éric Fouillot.  

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Les enjeux spécifiques à l’Occitanie ? « Côté Toulouse, les secteurs-clés sont l’aéronautique, le spatial et la Défense. En Méditerranée Ouest, j’espère que l’État va maintenir les objectifs annoncés du développement des énergies renouvelables offshore. Les retombées prévues sont énormes sur le territoire. »  
Pourquoi opérer cette fusion maintenant ? « Le processus est lancé depuis déjà 5 ans, mais il y a eu des coups d’arrêt, entre le Covid, les changements de présidents... » La fusion sera effective au 1er janvier. Les statuts de la future UIMM Occitanie sont en cours de finalisation. Un président sera élu dans la foulée.  
> Plus d’infos sur cette fusion en « Décodage ».  
Précision : Les Indiscrétions se sont émues, le 25 août, de la localisation de la conférence de presse relative au projet de fusion entre les deux UIMM (Méditerranée Ouest et Midi-Pyrénées Occitanie), à Beauzelle, au nord de Toulouse, le 26 août (en « Conseil RP », ici). Rappelons que la conférence de presse initiale, en juillet, devait se tenir à Béziers, donc bien entre les deux métropoles, et que cette conférence avait été annulée pour des raisons extérieures à l’UIMM (incendies). Dont acte.  

Benoît Derigny, Manpower France

Benoît Derigny, Manpower France

À nouveau un « mode pause » pour les entreprises, comme après la dissolution de l’Assemblée nationale de juin 2024 et l’incertitude qui s’en était suivie ? C’est la crainte de Benoît Derigny, président de Manpower France, interrogé à la REF 2025 (Medef). « On observe une situation de l’intérim qui s’améliore sur les derniers mois, sur les quatre derniers mois, après un début d’année compliqué, et les six derniers mois 2024, très compliqués. À partir de juin 2024, suite à la dissolution, l’économie a mis en mode pause les investissements et les embauches, face à un contexte d’incertitudes économiques. On n’avait plus de gouvernement, le projet de budget faisait état d’importantes économies, et la question qui se posait était en substance : ‘Qui va payer ?’ Si on transpose cette situation de 2024 à la situation actuelle, c’est peut-être ce que l’on va revivre. Il faut à nouveau faire un budget pour 2026, il faut économiser 45 à 50 milliards d’euros, et la question ‘Qui paye ? ’ revient à nouveau. Le ‘mode pause’ devrait être réenclenché par les acteurs économiques. C’est d’autant plus dommage que la tendance était plus favorable ces derniers mois. Moins l’incertitude économique durera, mieux c’est pour tout le monde. Une entreprise, qui réalise un budget comme l’Etat, ne peut pas se construire sans un peu de visibilité. »

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Les secteurs économiques qui ont, selon lui, retrouvé des couleurs : « L’agroalimentaire, l’aéronautique, la Défense, le matériel du transport, la rénovation dans la construction, les TP, un peu l’automobile. »  

Il fait état d’une pénurie de talents sur « toute une série de métiers, notamment des métiers qualifiés et techniques de l’industrie (soudeurs, tuyauteurs, chaudronniers…) et du transport. On a une structure démographique telle, et un déficit de formation initiale et continue, qui fait qu’il y a des opportunités. »

Pascal Pintre, quitte Blue Invest  

Pascal Pintre, quitte Blue Invest  

Rentrée mouvementée à l’agence de développement économique Blue Invest in Sète Cap d’Agde Méditerranée (Bassin de Thau, Hérault), avec le départ de son directeur général et figure de proue, le Sétois Pascal Pintre. C’est lui qui est à la manœuvre depuis la création de Blue, en 2021. Un recrutement va être lancé pour désigner un nouveau directeur. Le budget de Blue Invest s’élève à 600 k€.  

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Pendant cette période, « 650 entreprises ont été accompagnées, une centaine d’entre elles ont été implantées ou sont en cours d’implantation, représentant la création de plus de 1.000 emplois, indique Blue Invest le 28 août. Le Club des entrepreneurs, né en 2023, regroupe aujourd’hui 250 entreprises membres. » Pascal Pintre, ex-directeur de l’aéroport de Béziers (34), reste sur le territoire, et devrait prendre des missions à Hérault Méditerranée.  
Les deux co-présidents de Blue Invest sont les deux présidents de Hérault Méditerranée et Sète Agglopôle, respectivement Sébastien Frey (LR) et Loïc Linares (PS) à Sète Agglopôle.  
> Blue Invest était partenaire de la soirée Agencehv, le 2 juillet au Cap d’Agde. Retour sur l’événement en cliquant ici.

Sonia Paulhe, Conseil départemental du commerce 31

Sonia Paulhe, Conseil départemental du commerce 31

Elle est élue présidente du Conseil départemental du commerce de Haute-Garonne, apprend-on le 26 août. Elle est installée au poste de présidente pour la période 2025-2028 à l’issue de l’assemblée générale tenue le 18 juin dernier. Présidente de la Maison de la Peinture, une entreprise toulousaine familiale spécialisée dans la décoration, la peinture et les revêtements de sol, elle succède à Denis Lafon, en poste depuis 2015.

La composition du bureau juste ici

Vice-présidents : Anthony Mandirac (Maison Sarment), et Laurent Dordain (Midica). Secrétaire : Sandrine Rossignol (La Fédération des associations de commerçants, artisans et professionnels de Toulouse). Trésorière : Emma Thirion (centre Commercial Rouffiac-Tolosan). 

Christophe Madalle, quitte la Ville de Nîmes

Christophe Madalle, quitte la Ville de Nîmes

Christophe Madalle n’est plus le directeur général des services de la Ville de Nîmes, apprennent Les Indiscrétions, ce 1er septembre. Près d’un quart de siècle de collaboration salué en quelques lignes, expliquant que le lien de confiance entre le DGS et Jean-Paul Fournier (maire LR de Nîmes) s’était « sensiblement érodé ». Comprenez qu’il y avait de l’eau dans le gaz depuis quelques mois. Une dissension ouvertement rendue publique, dans la droite lignée des tensions des derniers mois sur la scène politique nîmoise. Christophe Madalle occupait notamment le poste de DGS depuis 14 ans, après avoir été directeur de cabinet. Il reste en poste jusqu’à fin septembre, avant de laisser sa place à Nicholas Blanc qui assurera l’intérim, dans l’attente d’un successeur.

Charles-Emmanuel Kuhne, Icade Promotion

Charles-Emmanuel Kuhne, Icade Promotion

Produire des logements accompagne aussi la réindustrialisation. Interrogé sur les allées de Roland Garros à la REF du Medef, le DG d’Icade Promotion alerte sur des « mises en chantiers au plus bas » et « un taux d’abandon d’opérations record, jusqu’à 30 % sur certains trimestres », ce qui aggrave la crise du logement et pose un problème sociétal. « C’est un enjeu majeur pour l’économie et l’emploi direct et indirect. Des entreprises ne peuvent pas se développer du fait des problématiques de logements pour les salariés. » L’une des réponses d’Icade est « d’accélérer la construction de la ville sur la ville, la réhabilitation d’actifs, la régénération de centres commerciaux. Icade est un acteur crédible, avec des fonds propres suffisants pour porter des opérations de long terme, qui ne verront le jour que dans 3 à 10 ans »
> Sur le même sujet : « Reconversion d’entrées de ville : Icade acquiert trois hypermarchés Casino à Montpellier et dans le Gard », Les Indiscrétions du 31 mars, à croquer ici.

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Des parcs d’activités nouvelle génération comme PIOM à Mauguio (34) sont à l’étude dans d’autres régions. « Ces produits répondent à des besoins d’ETI, qui ont la volonté d’être propriétaires, avec des outils adaptés, et dont les implantations actuelles sont parfois rattrapées par l’urbanisation. » Parmi les projets tertiaires marquants, deux exemples en région lyonnaise : futur siège de Handicap International (à Villeurbanne) et Filhet-Allard (assurance), à côté de Part-Dieu.  
> Sur le même sujet : « PIOM : Advitam by Icade veut faire des petits à l’échelle nationale », Les Indiscrétions du 8 juillet 2024, à lire en cliquant ici.

Carole Delga, Serge Zaka, Rencontres de la Gauche 2025

Carole Delga, Serge Zaka, Rencontres de la Gauche 2025

C’est dans un contexte politique national explosif, après le vote de confiance sollicité par François Bayrou le 8 septembre, et le mouvement de grève annoncé le 10 septembre, que se tiendront les Rencontres de la Gauche, rendez-vous annuel organisé par Carole Delga, présidente socialiste de la Région Occitanie, ce 27 septembre à Bram (11). Personnalités programmées : Julie Martinez, directrice générale de France Positive, Alain Bauer, professeur de criminologie au Cnam, Philippe Martinez, ancien secrétaire général de la CGT, ou encore Serge Zaka. Ce dernier, agroclimatologue, et ingénieur agronome, a notamment partagé de nombreuses données météorologiques sur ses réseaux sociaux cet été, pendant les nombreux incendies et périodes de fortes chaleurs qui ont touché la France.  
> Sur le même sujet : « À Bram, la gauche cherche une voie hors LFI », Les Indiscrétions du 30 septembre 2024, à lire ici.

Matthieu Ourliac, club d’investisseurs pour reprendre des PME 

Matthieu Ourliac, club d’investisseurs pour reprendre des PME 

Le président du Medef Béziers Ouest Hérault et du Groupe Caminarem (services RH) annonce aux Indiscrétions, lors de la REF du Medef à Paris, la création d’une société d’investissement (Nexeos Capital), réunissant une quinzaine d’entrepreneurs biterrois et dédiée au financement de la reprise d’entreprises. L’idée est de combler un trou dans la raquette, et de « faciliter la reprise d’entreprises du territoire. Nexeos se positionnera sur des petites sommes. Les fonds d’investissement aident sur des gros montants. On ciblera des prises de participation à moins de 500 k€, systématiquement minoritaires. Nos associés profitent du réseau local qui se retrouve dans le tour de table », détaille-t-il. Tailles de TPE-PME ciblées : de 500 k€ à 3 M€ de valorisation. Des dossiers sont déjà l’étude. « Nexeos Capital sera sélectif dans l’instruction des dossiers. Il ne s’agit pas de faire du mécénat », prévient Matthieu Ourliac. Nexeos se rémunèrera sur les performances des entreprises à la revente, l’objectif étant de revendre les parts minoritaires au repreneur principal à la fin de la dette senior.  

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Pourquoi maintenant ? « Il y a beaucoup de PME à reprendre. Et il faut faire de la pédagogie avec la finance. Les Français ne sont pas du tout acclimatés à ces sujets. C’est dommage de se priver d’une reprise d’entreprise, pour quelques milliers d’euros que l’on n’a pas sur son compte, et par rapport à un secteur bancaire qui, de manière tout à fait normale, prend ses précautions. »  
Matthieu Ourliac réoriente l’activité du Groupe Caminarem, confronté à une crise aiguë de l’intérim. Il a déjà créé Nexeos Développement fin 2024 (Les Indiscrétions du 2 décembre 2024, à lire ici).

Agathe Boidin, Femmes du Medef 

Agathe Boidin, Femmes du Medef 

La dirigeante de Pacific Pêche (distribution d’articles de pêche, Saint-Jean-de-Védas, 34) annoncera, le 10 septembre lors de la REF Montpellier (Medef), le plan d’actions 2025-2026 du programme « Femmes du Medef » (Medef Hérault Montpellier). Plus d’infos en cliquant ici.

Maxime Gil, Actu Nîmes  

Maxime Gil, Actu Nîmes  

Le groupe d’actualité en continu Actu.fr s’implante dans le Gard. Après Toulouse en 2015, Montpellier en 2019, et Perpignan en 2021, Actu Nîmes fait son apparition dans le paysage médiatique de la région Occitanie, annonce Pascal Pallas, directeur Occitanie pour le site Actu.fr, sur LinkedIn ce 1er septembre. Maxime Gil est nommé à la rédaction en chef du site. Notamment passé par Actu Paris et Actu Toulouse, il aura la mission de développer le 4ᵉ site Actu en Occitanie.  

Hélène Chahabian, Le Grau-du-Roi / Terre de Camargue

Hélène Chahabian, Le Grau-du-Roi / Terre de Camargue

Elle est la nouvelle directrice de cabinet de la communauté de communes Terre de Camargue et de la Ville du Grau-du-Roi (maire : Robert Crauste), annonce-t-elle dans un post LinkedIn du 6 juillet. Auparavant, Hélène Chahabian a notamment occupé les postes de secrétaire générale à la Métropole de Lyon, et de directrice de cabinet à la Ville d’Écully (69). En petite Camargue, elle remplace Amaury Gaillard qui quitte ce poste mutualisé. Ce dernier, joint par Les Indiscrétions, confirme l’information : « Retour à des aventures parisiennes pour moi », écrit-il.  

Plus de À l’affiche

Stéphanie Domange, Royal Canin

Stéphanie Domange, Royal Canin

Elle est nommée présidente Europe du groupe Royal Canin (nourriture pour chiens et chats, groupe Mars, PDG : Cécile Coutens), basé à Aimargues (Gard), informe-t-elle dans un post LinkedIn ce 28 août. Stéphanie Domange évoluait déjà au sein du groupe Mars, en tant que cheffe de clientèle Europe & Eurasie centrale depuis 2023. Royal Canin emploie 8.000 salariés pour un CA d’1,2 Md€.

Damien Alary, figure socialiste du Gard  

Damien Alary, figure socialiste du Gard  

Figure socialiste du Gard et de la Région Occitanie, Damien Alary s’est éteint, ce 27 août, à l’âge de 74 ans, des suites d’un cancer des cordes vocales. Il luttait contre la maladie depuis de nombreuses années. Il a été président de l’ancienne Région Languedoc-Roussillon en 2014 et 2015, et était investi en politique depuis le milieu des années 1970, après une rencontre avec Michel Rocard. Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, salue la mémoire d’un « homme de partage et de fidélité à ses valeurs, qui a travaillé pendant près de quarante ans pour la solidarité, le progrès et la justice sociale. Sa voix comptait dans le combat de la République et contre l’extrême-droite ». À la présidence de BRL (eau et environnement, entre 2016 et 2021), « il a transformé BRL en un outil avant-gardiste de la gestion de l’eau », complète-t-elle 

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En 1979, il est élu à 28 ans maire de Pompignan, son village natal, niché au cœur des Cévennes. Il conserve ce mandat pendant 20 ans, et a aussi été conseiller général du Gard, député, président du conseil général du Gard, et conseiller régional. L’homme, qui fut chargé d’études à l’aménagement rural de la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt du Gard, était rompu aux enjeux d’installation des jeunes agriculteurs, de fusion de caves coopératives et de problématiques foncières locales, rappelle Les Échos

Anne Marty, Domaines Skiables de France  

Anne Marty, Domaines Skiables de France  

Le congrès annuel de Domaines Skiables de France (présidente : Anne Marty), chambre professionnelle des opérateurs de domaines skiables français, se tiendra au stade Ernest-Wallon de Toulouse les 2 et 3 octobre. Cet événement rassemble chaque année près de 800 personnes : entreprises de remontées mécaniques et de domaines skiables, fournisseurs, partenaires, élus, institutionnels…  

Le saviez-vous ? L’équipe des Indiscrétions ne fait pas que Les Indiscrétions !

Animations, événements, rédactions, agence de presse…

La rédac’ se mouille

On aime

« Ce que vous faites, c’est exceptionnel, car on est sur des métiers ‘qui n’existent pas’. » Autant je me méfie (systématiquement et par principe) des compliments, qui s’apparentent souvent à des leurres piégeux, autant celui-ci, venant de Guillaume Mollaret, confrère nîmois indépendant (Le Figaro, Le Canard Enchaîné, Challenges, Le Quotidien du Médecin), je prends. Guillaume a aussi été président du Club de la Presse du Gard. Bref, en matière d’agence de presse et d’actualité des médias, il sait de quoi il parle.  

On n’aime pas

Mais que fait la police, et où est la morale ? On n’aime pas la rave party lunaire organisée ce weekend dans les Corbières, exactement dans le secteur ravagé par le mégafeu de cet été. « Ils viennent danser sur nos cendres… Il y a des gens qui ont tout perdu. Là où les fêtards se trouvent, il y a des vignes, tout est foutu et eux, ils vont danser là. Tout ça pour faire des followers (abonnés sur les réseaux sociaux, ndlr) », s’étrangle le chef triplement étoilé Gilles Goujon, dont le restaurant, L’Auberge du Vieux Puits (Fontjoncouse), a failli partir en fumée lors des incendies.  

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Décodage

On perce le coffre-fort

picto municipales - Les indiscretions

La mare aux municipales

La date des élections municipales connue

Par décret, le Conseil des ministres du 27 août fixe les élections municipales aux 15 et 22 mars prochains. À un peu plus de six mois de l’élection, les candidats entrent en période préélectorale, et certaines règles s’imposent à eux en matière de communication et de financement notamment. L’article L.52-1 alinéa 2 du code électoral indique notamment que les exécutifs des communes et des intercommunalités n’ont plus le droit de faire la promotion des actions de l’équipe sortante candidate.

J’en apprends plus sur les rouages de la période préélectorale ici 

Le site Public Sénat indique ce 24 août que les candidats dans les villes de plus de 9.000 habitants sont tenus d’alimenter un compte de campagne dans lequel apparaîtront les dons et dépenses du candidat. Les dons, sont eux, strictement encadrés : les entreprises n’ont pas le droit de donner, les partis politiques et les colistiers peuvent donner sans plafond. Les particuliers sont limités à 4.600 €, à condition d’avoir la nationalité française. 

À Montpellier, les Verts se divisent (déjà et encore) 

Dans une lettre ouverte adressée à Jean-Louis Roumégas, député écologiste de l’Hérault et candidat déclaré à l’élection municipale de mars 2026 à Montpellier, Manu Reynaud, président du groupe des élus Écologistes de Montpellier (majorité de Michaël Delafosse, maire actuel), s’interroge sur les raisons de sa candidature à l’élection municipale. En le tutoyant. « Aujourd’hui, tu annonces ta candidature contre une majorité de gauche plurielle qui t’a soutenu sans réserve en 2024 (lors des élections législatives, note), il y a à peine un an ». Ce dernier d’ajouter que Jean-Louis Roumégas est le seul député écologiste de France à briguer une fonction de maire. « De plus, nous partageons, en tant qu’écologistes, un principe fondateur : le non-cumul des mandats. Tu as d’ailleurs voté la loi qui a permis qu’aujourd’hui en France, il ne soit plus possible d’exercer en même temps un mandat de maire et un mandat de député. »
En 2020, les divisions entre écologistes avaient fait le jeu de Michaël Delafosse (PS), élu à l’issue d’une triangulaire face à Philippe Saurel (DVG) et Mohed Altrad (SE). Les trois candidats étiquetés écologistes avaient engrangé un total de 16,28 % des voix, largement suffisant pour accéder au second tour dans le scénario d’un candidat unique. 

À Saint-Girons (09), Sébastien Garcia-Maury sort du bosquet 

Dans la troisième ville ariégeoise, Sébastien Garcia-Maury est le premier à se déclarer candidat. De centre-gauche, l’actuel conseiller municipal… d’Auzat (à 60 km de Saint-Girons) a attendu un soutien du PS qui n’est jamais venu. Ce dernier indique à La Dépêche ce 28 août, vouloir rassembler une liste allant du centre-gauche à la droite. 

Pour rappel, au début de l’été, Olivier Pagès a lancé une consultation citoyenne nommée « À la place du maire » (à croquer ici). Même s’il ne se déclare pas officiellement candidat, ses intentions laissent peu de place au doute à la vue de sa communication sur sa page Facebook : « Jean-Noël Vigneau (maire sortant, note) me voit comme le seul candidat capable de le battre en 2026 », indique-t-il notamment. 

Galeries Lafayette : conférence très politique à Nîmes

Chacun de leurs mots sera scruté. À six mois des élections municipales, Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes (qui ne se représente pas) et Franck Proust, président de Nîmes Métropole et candidat à la mairie, tiennent une conférence de presse, ce 8 septembre à la Coupole de Nîmes, détenue par Socri Reim. Officiellement, ils dévoileront les marques présentes aux Galeries Lafayette Nîmes, de retour cet automne.
> Sur le même sujet : « Municipales 2026 : à Nîmes, la droite se divise pour succéder à Jean-Paul Fournier », Les Échosà lire ici.

Palavas (34) : Sandrine Arnal veut y croire

L’indétrônable Christian Jeanjean, maire depuis… 1989 de Palavas-les-Flots, peut-il être détrôné ? Sandrine Arnal, élue d’opposition classée à droite (comme un peu tout le monde sur le littoral), veut tenter le coup. Cette commerçante, ex-cheffe d’entreprise (restauration) ayant employé jusqu’à 20 personnes, pointe « une usure du pouvoir chez Jeanjean, de nouvelles attentes des habitants, une soif de renouvellement ». Si les prochaines élections municipales se déroulaient en 2033, comme annoncé (du fait des présidentielles en 2032), Christian Jeanjean « aurait alors 91 ans, en cas de réélection en mars 2026 », pointe-t-elle. Elle entend ainsi incarner, à 53 ans, « une alternative crédible, tournée vers l’avenir », face au vieux lion de 83 ans.
Se posant en « challenger », elle stigmatise des dérives, accusant l’élu d’« entre-soi, et d’opacité dans l’attribution des logements sociaux ou de postes d’employés municipaux ».
Parmi ses actions, la lutte contre la submersion marine. « Le maire semble découvrir le phénomène. Il y a un déni dans le rapport nature/ville. Sa conversion est trop récente pour être sincère. » Autres priorités : une ville « plus verte et plus solidaire, moins centrée sur l’accueil des touristes et davantage sur la qualité de vie au quotidien ».


  

Éventuelles élections législatives : le RN pas prêt (source proche)

« Les députés RN, et il y en a beaucoup en Occitanie, ne sont pas prêts à prendre le pouvoir, glisse aux Indiscrétions un entrepreneur occitan, lors de la REF à Paris. Dans les discussions qu’on a avec eux, ils nous disent : « On est presque prêts ». Et « presque prêts », ça veut dire « pas prêts ». »

Projet de nouvelle usine de 25.000 m2 de Catana à Canet-en-Roussillon (66)

Catana (PDG : Aurélien Poncin), fabricant de catamarans basé dans les Pyrénées-Orientales (Rivesaltes et Canet-en-Roussillon) prévoit d’ouvrir une nouvelle usine à Canet-en-Roussillon, indique l’industriel aux Indiscrétions. L’entreprise souhaiterait créer un espace de fabrication pour de nouveaux catamarans, mesurant jusqu’à 80 pieds (environ 25 mètres), alors que les modèles actuellement fabriqués ne dépassent pas les 58 pieds (environ 18 mètres). Pour créer cette nouvelle usine qui s’étendrait sur 25.000 m² de bâti, doublant ainsi la surface des locaux déjà existante, Catana entend investir 20 M€. L’ouverture de cette nouvelle usine s’accompagnerait de 200 emplois. L’usine devrait ouvrir fin 2027-début 2028. Catana emploie 1.400 collaborateurs pour un CA de 200 M€ par an.

Le montpelliérain Renvo veut donner une seconde vie aux éoliennes 

Nicolas Vrecourt et Alexandre Bousquet
De g. à dr. : Nicolas Vrecourt et Alexandre Bousquet, cofondateurs de Renvo ©Sophie Saint Blancat

Développer le marché des éoliennes de seconde main à l’international. C’est l’ambition affichée par Nicolas Vrecourt et Alexandre Bousquet, cofondateurs de Renvo, entreprise montpelliéraine qui met en relation vendeurs et acheteurs d’éoliennes ou de pièces détachées, et assure la gestion des projets (inspection, démontage, transport, reconditionnement, remontage). « Aujourd’hui, les éoliennes sont souvent démantelées sans alternative, alors que leur durée de vie peut dépasser les 35 ans en changeant certains composants (contre 15-20 ans si rien n’est changé), explique aux Indiscrétions Nicolas Vrecourt. Jeter des composants en état de marche, c’est gaspiller une ressource industrielle précieuse. » Sa clientèle se compose des producteurs d’électricité, des acteurs de la maintenance d’éoliennes ou encore d’industriels qui souhaitent maîtriser leurs coûts d’énergie. Renvo supervise actuellement le démantèlement d’un parc de 5 éoliennes en Bretagne. « Trois d’entre elles seront réinstallées intégralement dans le sud de la France, et les deux autres seront revendues en pièce détachées », confie Alexandre Bousquet.

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Alors qu’il faut compter deux jours pour démanteler une éolienne, « il y a un travail administratif à mener en amont qui peut durer 12 à 18 mois », précise Alexandre Bousquet. La particularité du marché français : il y a l’étape reconditionnement qui prend du temps, qui n’est pas obligatoire dans d’autres pays européens où une opération de démantèlement-remontage peut être réalisée en 6 mois maximum. 

L’avantage d’être basé en Occitanie ? « Nous sommes très bien positionnés géographiquement parlant, au cœur de l’Europe, et avec des ports bien équipés à proximité tels que Sète (34), Port-La Nouvelle (11) ou encore Fos-sur-Mer (13) », explique Alexandre Bousquet. Actuellement composée de ses deux fondateurs, Renvo projette de recruter 3 personnes courant 2026 « sur des postes de développement commercial (créer une communauté de seconde main en Europe, générer des contacts, trouver des opérations sur lesquelles travailler…) et sur la gestion de projets (planification d’étude, coordination des sous-traitants, fluidification des opérations…) », confie Nicolas Vrecourt.

L’entreprise montpelliéraine a participé entre 2024 et 2025 à la première promotion de Henera, programme d’incubation lancé par Montpellier Méditerranée Métropole. « Cette incubation nous a apporté de la structuration, et ils nous ont donné les codes de la création d’une société, que nous ne maîtrisions pas », se remémore Nicolas Vrecourt. « Le programme nous a permis d’échanger avec des dirigeants, certes de secteurs d’activités différents, mais avec des problématiques similaires aux nôtres », complète Alexandre Bousquet. 

L’UIMM annonce la fusion de deux de ses entités en Occitanie 

L’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie annonce, ce 26 août, lors d’un point presse à Beauzelle (31), la fusion de deux de ses chambres syndicales territoriales d’Occitanie. Ainsi, l’UIMM MP-Occitanie (président : Didier Katzenmayer) et l’UIMM Méditerranée Ouest (président : Éric Fouillot) ne forment plus qu’une seule entité. 

Régionalisation. Cette fusion intervient dans le cadre d’une dynamique de régionalisation de la part de ces entités. Depuis le précédent mandat déjà, les différents services et permanents travaillent déjà pour la totalité des adhérents de la région. Parmi les prochaines étapes pour finaliser cette fusion : création d’une entité juridique unique et formation d’une gouvernance commune. Le processus de fusion sera acté lors des deux AG extraordinaires qui se tiendront fin 2025. « L’industrie est pourvoyeuse d’emplois bien rémunérés : 20 % supérieur à la moyenne dans les autres secteurs. Elle est aussi actrice du développement des territoires : un emploi industriel crée trois emplois de service et de commerce associés », souligne l’UIMM Occitanie. 

Devenir la 2e chambre syndicale territoriale du pays. Cette fusion doit permettre de renforcer l’UIMM d’Occitanie à l’échelle de la France. De quoi placer la nouvelle entité comme la deuxième chambre syndicale territoriale de la métallurgie de France derrière le GIM (région parisienne). 

Un poids important en région. L’UIMM, en Occitanie, compte 4 entités territoriales avant cette fusion : l’UIMM Méditerranée-Ouest, l’UIMM Midi-Pyrénées Occitanie, l’UIMM Adour-Pyrénées et l’UIMM Gard-Lozère. Au total, 877 entreprises occitanes adhèrent à ces réseaux, englobant 95.123 salariés. L’UIMM possède également 4 sites de formation en région. À noter que 80 % des adhérents sont des entreprises de moins de 20 salariés. 

Veolia et Béziers Méditerranée lancent les études pour une usine de dessalement d’eau de mer

L’agglomération de Béziers Méditerranée (président : Robert Ménard) choisit Veolia pour la gestion de son service public de l’eau jusqu’en 2039, apprennent Les Indiscrétions ce 31 juillet. 130.000 habitants sont concernés. Le contrat, d’une valeur de 138 M€, sera effectif à partir du 1er janvier 2027.

Bientôt la première usine de dessalement de France sur le territoire biterrois ? Ce contrat prévoit le lancement des études pour faire émerger la première usine de dessalement d’eau saumâtre de France, pour une mise en service en 2032, pour sécuriser l’approvisionnement en eau de l’agglomération Béziers Méditerranée.

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Un objectif de rendement de réseau, et une réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’objectif assigné à Veolia : un rendement de réseau supérieur à 88,6 %, et jusqu’à 91 % pour la seule ville de Béziers (le rendement de réseau correspond au rapport entre le volume d’eau consommé par les usagers, et le volume introduit dans le réseau). Soit 280.000 m3 d’eau préservés chaque année. La mise en place d’une application mobile permettant de mieux suivre sa consommation est prévue.

Équiper toutes les communes de l’agglo d’un point de contact. Ce contrat prévoit aussi la distribution de 900.000 € de chèques Eau Solidarité aux foyers en situation précaire.

100 M€ réinjectés dans l’économie locale. Ce contrat prévoit de réinjecter 100 M€ dans l’économie locale, dont 80 % auprès d’entreprises locales. Il prévoit la formation de 12 alternants pour 18.000 heures d’insertion professionnelle, la plantation de 10.000 arbres, et la sensibilisation de 8.000 scolaires à la préservation de l’eau. « Nous sommes pleinement engagés pour préserver la ressource, protéger la santé publique, innover au service du territoire et contribuer à la maîtrise du pouvoir d’achat », indique Jean-François Nogrette, directeur général de Veolia France.

La construction hors site en zones de turbulence (sources proches)

Présentée comme une solution d’industrialisation de la construction bois, « la construction hors site fait rêver le client, parce qu’elle est plus rapide en termes de délai de construction. Mais c’est une solution moins rentable, qui revient plus cher au final, glisse un acteur occitan de la construction. Des ajustements reviennent plus cher en fonction des territoires. On a des entreprises et des artisans qui ne savent pas mesurer et poser les panneaux tels qu’ils arrivent d’usine. En Alsace, c’est carré. Dans le Sud, il arrive assez souvent qu’il y ait beaucoup d’erreurs. Et au final, cela génère des surcoûts et des délais supplémentaires. En Occitanie, beaucoup d’usines de construction hors site ne tiennent pas. »
Rodolphe Maufront, responsable construction Bois-Charpente à l’UMB-FFB, reste tout aussi sceptique face à l’engouement pour le hors-site. « On parle de préfabrication comme d’une nouveauté, mais cela existe depuis les années 50. La reconstruction d’après-guerre reposait déjà sur ce principe. » Les promesses de baisse des coûts ne se sont jamais concrétisées. « Aujourd’hui, les usines de modulaire ferment, car la rentabilité n’est pas au rendez-vous », confirme-t-il.
Il distingue plusieurs niveaux de préfabrication : composants, murs pré-remplis, modules 3D. « Ce n’est pas la solution à tous les problèmes. Le mode constructif le plus pertinent dépend du chantier : parfois du modulaire, parfois du 2D, parfois une exécution sur place. »

La biotech PannTheraPi accélère dans le traitement contre une forme sévère d’épilepsie

©PannTheraPi
©PannTheraPi

Mieux agir contre les épilepsies résistantes, en bloquant un canal dans les tissus malades et qui déclenche les crises. C’est l’innovation portée par la biotech nîmoise PannTheraPi, désormais aux portes de l’étude clinique pour son candidat-médicament ciblant la dysplasie corticale focale, une forme rare et résistante d’épilepsie.

Alors que le dossier de pré-soumission auprès de l’Agence nationale de sécurité du médicament a été finalisé pour discuter du protocole de l’essai clinique, la biotech cherche à lever 10 M€. Sur ces 10 M€, « nous avons déjà sécurisé 6 M€, dont jusqu’à 5 M€ en investissement européen via l’EIC Accelerator », programme de soutien aux PME innovantes européennes, explique Elsa Brillaud, cofondatrice et directrice générale de PannTheraPi. Les 4 M€ encore recherchés ciblent des capitaux-risqueurs, des fonds de gestion ou des particuliers.

L’opération financera cet essai, prévu pour démarrer le premier quadrimestre 2026, et accélérera le développement d’un portefeuille de molécules visant des maladies neurologiques et psychiatriques, comme la sclérose en plaque ou les douleurs chroniques.

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La découverte repose sur les travaux de deux cofondateurs, Nathalie Rouach, directrice de recherche au Collège de France, et le neurologue-épileptologue Gilles Huberfeld. Tous deux ont comparé des échantillons de tissus sains et malades, à partir de parties de cerveaux retirés par les chirurgiens aux malades pour tenter de soigner leurs crises d’épilepsie. Il a été observé que le tissu pathologique prélevé… continuait à générer des crises in vitro. « Ils ont découvert une protéine surexprimée dans le tissu malade. C’est un canal qui s’ouvre lorsque surviennent les crises. » La biotech a développé des molécules pour bloquer ce canal dans sa forme activée, et stopper ainsi le déclenchement de la crise.

La gouvernance de la biotech va évoluer, avec le départ annoncé de Luc-André Granier, une fois la levée de fonds terminée.

Crise immobilière, concurrence des micro-entrepreneurs : l’intérim régional plonge dans l’abîme

Le secteur de l’intérim se trouve dans une situation « très complexe, notamment en Occitanie, à cause de la crise immobilière, de l’incertitude, de l’essor des micro-entrepreneurs et de la pression fiscale et réglementaire qui pèse sur notre métier », analyse Matthieu Ourliac (Medef Béziers et Prism’Emploi), lors de la REF à Paris, le 27 août. Le métier est à « – 10 % depuis deux ans, et tend à être supplanté par les micro-entrepreneurs, un statut moins contributif en charges sociales que les intérimaires. C’est un manque à gagner pour l’État ».

Terrains gelés : la guerre du foncier fait rage

« Des promoteurs immobiliers préfèrent conserver des fonciers, dont ils ne font rien du fait de la crise immobilière, et licencier », s’agace un entrepreneur en quête d’un foncier d’activité dans la métropole de Montpellier.

Breguiboul Distribution quitte son fief historique de Montpellier

Breguiboul - Les indiscretions
©Breguiboul

La métropole de Montpellier privilégierait-elle, pour l’image de son développement économique, les entreprises liées à des secteurs ‘à impact’ (santé, ICC, EnR…), au détriment de PME aux activités moins sexy ? Les dirigeants de Breguiboul Distribution, grossiste spécialisé en confiserie, boissons, chocolats et épicerie auprès de 2.500 magasins de proximité, en ont bien l’impression. Depuis plusieurs mois, les trois associés sont à la recherche d’un terrain d’environ 9.000 m2, pour y construire un nouvel entrepôt et un siège social de quelque 4.000 m2 de bâti, afin de répondre aux normes de sécurité, de faire face à la croissance de l’activité et de stocker du biocarburant. L’actuel site, à Saint-Aunès à l’est de Montpellier, est devenu exigu.
Une solution de relocalisation est enfin en passe d’être trouvée, mais à environ 25 km, entre Nîmes et Montpellier. La PME devrait y déménager au second semestre 2027, après le pic de l’activité estivale. L’investissement devrait osciller entre 6 et 7 M€.

« On est freinés dans notre développement ». « Les services de la métropole nous reçoivent, et ne nous disent pas non. Mais ils ne nous offrent pas non plus de solutions. Conséquence, depuis deux ans, nous sommes freinés dans notre développement, explique Meriem Zekri, directrice générale, repreneuse en 2019 de la PME aux côtés de Laurent Lafforgue, et de Benoît Breguiboul, lequel incarne la 4e génération. Pourtant, nous créons des emplois non qualifiés, dont la métropole a besoin vu son niveau de pauvreté, et nous avons obtenu les accords bancaires pour notre projet. » « On a l’impression de se faire balader. Les activités logistiques, qui servent la ville et font vivre des personnes sans formation, ne semblent pas voulus », tranche Laurent Lafforgue. « Breguiboul distribue des chips, des sodas et des bonbons. Or, ce que nous ciblons, ce sont des activités à impact positif », admet, sous couvert d’anonymat, une source interne à la métropole. « Dans la ruralité, nous sommes attendus », s’agace Laurent Lafforgue.

42 emplois. Créée en 1929 par Léon Breguiboul, la PME emploie 42 salariés pour un chiffre d’affaires de 19 M€. Une vingtaine d’emplois a été créée en trois ans, assure la direction, qui explique sa croissance par « une flotte intégrée et une adaptabilité des chauffeurs aux demandes des clients. Les équipes apportent aussi un soin aux palettes livrées », détaille Laurent Lafforgue. Même si le futur site n’est pas très éloigné de l’actuel, la PME redoute que certains ne suivent pas. « On emploie des manutentionnaires, des caristes et des chauffeurs poids lourds. Ce ne sont pas de grosses rémunérations », conclut Laurent Lafforgue.

Oncopole (Toulouse) : une seconde centrale solaire sur le parking relais 

Tisséo Collectivités lance les travaux d’une nouvelle centrale solaire sur le parking relais de l’Oncopole, ce 28 août. L’installation doit entrer en service l’été 2026. La centrale compte 3 504 panneaux photovoltaïques répartis sur 7 001 m², pour une puissance de 1.577 kWc. La production attendue la première année est de 1.922 MWh, soit l’équivalent de la consommation de 450 foyers de deux personnes. Les économies de CO₂ sont estimées à 120 tonnes par an. Environ 300 places de stationnement vont être couvertes par ces ombrières. 

Le coût du projet s’élève à 2 M €, financés par l’entreprise Virya Energy (producteur indépendant d’énergie renouvelable, Paris). L’exploitation est confiée à l’opérateur pour 30 ans par Tisséo Collectivités.

La ferme pilote d’éoliennes offshore EFGL bientôt au complet au large de l’Aude

Les trois éoliennes offshores de la ferme pilote EFGL seront bientôt toutes au large, constatent Les Indiscrétions. Ce 26 août s’est achevé le montage de la troisième et dernière machine, avant qu’elle ne soit déplacée dans une zone d’attente, pour être amenée au large, aux côtés des deux autres. Elle parcourra les 16 km qui la séparent de sa zone d’ancrage définitive dès que la météo sera plus clémente sur la côte audoise. Pour rappel, cette ferme pilote doit permettre de produire un total de 30 MW, soit l’équivalent de la consommation électrique de plus de 50.000 habitants. Cette ferme est la première ferme éolienne flottante de Méditerranée. 

Transport : Toulouse accueillera les 5e rencontres de l’ORT Occitanie le 14 novembre 

Décarboner significativement, adapter les infrastructures, desservir les territoires, rester compétitifs… Face à ces enjeux du transport, l’Observatoire régional des transports (ORT) Occitanie réunit les acteurs du transport le 14 novembre au centre international de conférences de Météo-France à Toulouse à l’occasion des 5e rencontres de l’ORT Occitanie (plus d’infos ici). Thème : « Transport et climat : convergeons vers un futur soutenable ». 

6e édition de France Design Week : le design funéraire s’invite à Toulouse 

©France Design Week - Les indiscretions
©France Design Week

Le « Design Utile ». C’est le thème de la 6e édition de France Design Week, festival grand public dédié au design français, organisé du 12 au 30 septembre dans les 13 régions françaises, dans les territoires ultramarins (Îles de la Réunion et de la Martinique) et à l’international. 4 temps forts en Occitanie : une journée d’étude sur le design funéraire, intitulée “Design sur la mort, les couleurs et au-delà”, le 12 septembre à l’Université de Toulouse Jean Jaurès ; L’inauguration du festival lors de cette journée à Toulouse ; l’exposition SuperbeMarché #2, disponible jusqu’au 8 mars 2026 au MIAM à Sète (disponible ensuite dès le 30 septembre à Montpellier) ; et un parcours de vitrines Occitanes à Albi, Toulouse et Montpellier, avec productions, réalisations, prototypes, de designers… du 12 au 30 septembre. Plus d’informations ici.

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Rythmé par 630 événements dans plus de 150 villes, le festival a rassemblé 215 000 visiteurs en 2024. Il est porté par l’APCI (Agence pour la Promotion de la Création Industrielle) et soutenu par le ministère de la Culture depuis 2020.

L’Association Design Occitanie référence plus de 60 designers sur le territoire, parmi lesquels : Christophe Dumas/Design Resilient (Gers/Toulouse), Katialogue (Perpignan), Olivier Jeanjean (Saussines) ou encore Camille Boyer (Montpellier, Halle Tropisme). 

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Une info passée au crible

Les patrons d’Occitanie se soudent à la REF avant une rentrée difficile

Les patrons d’Occitanie sont venus en force à la Rencontre des entrepreneurs de France (REF) 2025 du Medef, dans un contexte de forte incertitude politique et économique. Avec une conviction : face au marasme ambiant, l’entreprise peut apporter une partie de la solution. Carole Delga a alerté sur le « trop-plein de réglementations ». Reportage pour Les Indiscrétions.  
> Le discours de Patrick Martin disponible sur demande, en nous contactant à amelie@agencehv.com

REF France 2025
Patrick Martin sous le feu des questions des journalistes, dans une RÉF des plus politiques. ©Hubert Vialatte (Les Indiscrétions)

« Jeu décisif, l’heure des choix » : c’est le titre approprié, vu la conjoncture politique nationale et le vote de confiance sollicité par François Bayrou le 8 septembre, de la Rencontre des Entrepreneurs de France (Medef), organisé les 27 et 28 août pour la première fois dans les allées de Roland Garros, Porte d’Auteuil à Paris. L’Occitanie y a débarqué en force, avec quelque 250 inscrits, soit la plus importante délégation de France, hors Ile-de-France. « Les remontées de terrain montrent une situation difficile mais une grande détermination à tout faire pour relancer la machine, et se battre contre le sentiment d’insécurité économique, la valeur travail et le refus du blocage du pays », déclare Samuel Hervé, président du Medef Occitanie. Petite musique qui a couru d’une discussion à l’autre : les patrons, et les entreprises de manière générale, sont une solution efficace pour résoudre les crises. « Et on doit se faire entendre davantage dans le débat public », concède Samuel Hervé. Comme les quatre entrepreneures, invitées d’Agencehv, l’ont fait en juillet au Cap-d’Agde lors de la soirée Réseau Agencehv (à croquer ici).  
 
« L’interprofessionnel, le plus difficile ». Hommage rendu par Didier Katzenmayer (UIMM MP Occitanie) à Samuel Hervé : « Dans les branches professionnelles, on est tous dans nos couloirs de nage : bâtiment, chimie, métallurgie… Tu dois réconcilier ces mondes-là. L’interprofessionnel, c’est ce qu’il y a de plus difficile », glisse-t-il au micro.  

Samuel Hervé et Didier Katzenmayer lors de la REF 2025.
Samuel Hervé, président du Medef Occitanie aux côtés de Didier Katzenmayer (UIMM MP-Occitanie). ©Hubert Vialatte (Les Indiscrétions)

« Les entreprises jouent un rôle politiquea avancé Frédéric Dabi (IFOP). Elles le jouent sur la laïcité, sur la santé, sur les mobilités… Elles ont plus de crédit que l’État sur des sujets comme le climat. Les entreprises ont désormais une forme de majesté, davantage que les politiques, dont la parole ne porte plus. »

17 versions de discours. Patrick Martin, président du Medef, a insisté dans son discours d’ouverture (qui a compté pas moins de 17 versions !) sur le rôle des partenaires sociaux dans les chantiers à venir – démographie, transition climatique et numérique, financement de la protection sociale… « Des convergences peuvent émerger entre nous, car nous sommes en prise directe avec le terrain », Selon lui, « la France ne produit pas assez, elle végète et se déclasse. Le fossé se creuse avec nos voisins en termes de production et de productivité. C’est dramatique. Les acteurs économiques hésitent à investir, face aux incertitudes. On ne peut pas taper fiscalement sur les entreprises et leur demander de se projeter dans l’avenir. »

Petit cours d’économie basique devant un parterre de journalistes, lui demandant ce que les entreprises pourraient faire de plus pour le pays : « Les chefs d’entreprises investissent, embauchent, dégagent des marges de manœuvre pour augmenter les salaires et innover. C’est de cette façon que les entreprises peuvent contribuer encore plus à la prospérité du pays. Cela n’enlève rien au fait que les entreprises françaises, et vous pouvez retourner le sujet dans tous les sens, demeurent, même si cela s’est amélioré ces dernières années, les plus taxées au monde. »

Selon Patrick Martin, « la situation des entreprises est très préoccupante. Elle est même aujourd’hui critique dans certains secteurs, le bâtiment, la chimie, la sidérurgie, le commerce non-alimentaire et son amont industriel, les vins et spiritueux, l’intérim, ou encore l’hôtellerie-restauration ».  
Il prône, à l’échelle européenne, un « meilleur équilibre entre puissance économique et objectifs écologiques, à travers le principe de neutralité technologique. Il faut corriger des réglementations certes bien intentionnées mais mortifères pour des secteurs comme la chimie, le commerce de détail, l’énergie, l’agriculture… N’oublions pas que 93 % des émissions de gaz à effet de serre proviennent d’autres continents. Il y a un risque de détruire notre industrie en imposant des standards excessifs. Qui veut faire l’ange fait la bête. C’est ce que nous sommes en train de faire en Europe, et il faut que ça cesse. Le Medef serait à Bruxelles le lobby le plus influent, selon l’OMC. Personnellement, je m’en réjouis ! » 

De gauche à droite, Frédéric Dabi (IFOP), Brice Soccol (spécialiste mouvement territorial), Carole Delga et Samuel Hervé.
Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, entre Frédéric Dabi, Brice Soccol et Samuel Hervé. ©Hubert Vialatte (Les Indiscrétions)

Carole Delga : « Le principal frein, c’est le trop-plein de réglementations ». «  Sur le climat, il y a un désarroi, alerte Frédéric Dabi (IFOP), dans son intervention devant la délégation d’Occitanie, le 27 août. Le discours ambiant, après la sécheresse, les incendies et les discours, relève du ‘c’est foutu’. Les gens pensent que le politique ne pourra pas améliorer la situation. » 
« Dans les reproches que l’on peut faire aux politiques, expliquant un taux d’abstention de plus en plus élevé de des votes populistes, c’est que les politiques ne connaissent pas la réalité de la vie (des entreprises et du quotidien des gens), et c’est leur impuissance, constate Carole Delga, présidente de la Région Occitanie. Prouver qu’on connaît la réalité des gens, et montrer qu’on a une capacité à transformer la vie, c’est un défi ! » 
L’enfer administratif est dans le viseur de Carole Delga. « Le principal frein, c’est le trop-plein de réglementations. Pour obtenir la moindre autorisation, c’est parfois des semaines de combat. Ce n’est pas le métier d’un chef d’entreprise. Par exemple, en France, il y a une surtransposition des réglementations européennes. En Espagne, pourquoi peut-on réutiliser les eaux usées traitées, alors qu’en France, on utilise de l’eau potable pour nettoyer les caniveaux ? », s’agace-t-elle.  
S’exprimant sur la situation à Perrier, sans citer le nom de l’entreprise : « Il n’y a pas eu de clarification en France de la réglementation qui s’applique. Sans clarification, c’est la norme européenne, la plus stricte, qui s’est appliquée, ce qui met en péril 1.000 emplois. »  

Dans le bâtiment, une solidarité entre acteurs qui voit le jour. En pleine tempête, les acteurs du bâtiment se serrent les coudes. « Les banques sont plutôt en soutien en négociant des découverts et des financements, les fournisseurs laissent des délais de paiement plus importants, confie un acteur. Même les services de l’État accordent des décalages de TVA. Ce n’est pas formalisé, mais il y a une volonté collective de la part des acteurs. Pour bénéficier de ce mouvement, il faut que les chefs d’entreprises aient le courage d’aller parler aux Impôts, aux fournisseurs, aux partenaires bancaires. Car quand on a le nez dans le guidon, on refuse parfois de voir la réalité. »  

REF Montpellier le 10 septembre. Patrick Martin est annoncé le 10 septembre lors de la REF du Medef Hérault Montpellier, au Domaine des Grands Chais à Mauguio. Deux jours après le vote de confiance à l’Assemblée nationale, nul doute qu’il aura de nouveaux messages à faire passer.

Sang neuf

Nos jeunes d’Occitanie ont du talent

Dounia Naouni, l’entrepreneuse narbonnaise qui photographie le Paris-Saint-Germain

À 26 ans, Dounia Naouni, patronne de la PME Shoot&Share (photomatons sur les événements) basée à Montpellier et créée en 2022, a déjà connu plusieurs vies. Aujourd’hui, elle est à la tête d’une entreprise de 8 salariés et travaille régulièrement pour le Paris Saint-Germain, Pepsi ou la Française des Jeux.

Dounia Naouni, créatrice de Shoot & Share.
©DR

En 2017, elle obtient son baccalauréat scientifique à Narbonne, et part à Montpellier pour tenter une Première année commune aux études de santé (PACES). Par deux fois, elle ne parvient pas à rentrer dans le numerus clausus (nombre d’étudiants admis en deuxième année). « J’en garde quand même un bon souvenir, ces deux ans m’ont appris une belle manière de travailler, et sans cela, je n’aurais pas pu entreprendre tout le reste », souligne-t-elle aux Indiscrétions. De retour à Narbonne, elle entame un BTS commerce international qu’elle termine à Perpignan, avant d’intégrer l’INSEEC, à Lyon. Elle effectue son alternance au sein de l’entreprise Lucangeli (vente d’huile d’olive bio, Nice, 06). Elle valide son Bachelor et a l’idée de créer des plateformes photos et vidéos 360° adaptées à l’événementiel. « En y réfléchissant, je remarque que les plateformes déjà existantes ne s’adaptent pas aux PMR, ne sont pas adaptées aux groupes… Je réfléchis à quelque chose de nouveau, avec un designer 3D de Marrakech que je trouve sur Fiverr (plateforme où des personnes proposent leurs services à partir de 5$, d’où le nom « Fiverr », note) », explique-t-elle. Ensemble, les deux donnent vie au modèle de plateforme photo imaginée par Dounia. « Puis, alors que mon entreprise n’était même pas créée, j’envoie un message LinkedIn au tout nouveau responsable salle expérience du PSG. Je lui dis que j’ai une idée, et qu’il faut qu’on en parle. Par chance, il me répond rapidement, et je fais mon premier match dans les travées du Parc des Princes en décembre 2022 », sourit-elle. « J’ai aussi une certaine fierté de me dire que mes premières factures au PSG étaient domiciliées à Saint-Jean-Saint-Pierre (quartier populaire de Narbonne (11), note). Depuis, l’entreprise a déménagé à Montpellier, poussée par sa croissance », livre-t-elle.  

À partir de là, tout s’accélère pour l’entrepreneuse narbonnaise : avec son entreprise qu’elle décide d’appeler Shoot&Share, « en anglais, j’espère toucher plus de monde », elle participe à la finale de la Ligue des Champions 2025 à Munich, au festival Les Déferlantes, contribue à une vidéo de Mr. Beast (youtubeur numéro 1 mondial, note)… « Je rentre à peine d’Udine (Italie) où le PSG a joué sa finale de Supercoupe d’Europe, et je pars à Toulouse pour le Rose Festival (29-30 août, ndlr) », ajoute-t-elle. Aujourd’hui, dans son portefeuille clients, elle compte Pepsi, le PSG, l’Olympique de Marseille, Côte d’Or, le groupe Accor (hôtellerie), les croquettes Ultima, Sodebo, « et je commence à entrer dans le milieu de la cosmétique, avec Sephora à la rentrée », se réjouit-elle. Dans le Narbonnais, elle travaille également avec le groupe Gérard Bertrand.  

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À l’avenir, Dounia réfléchit à installer au moins un bureau à Paris pour augmenter sa mobilité. Elle recrute à plusieurs postes : assistant de direction, chef de projet, graphiste, designer 3D, et un régisseur. « Aujourd’hui, nous recevons jusqu’à 4 demandes par jour, j’essaye de ralentir la croissance, mais tout va très vite. En février 2025, nous avions dépassé le chiffre d’affaires de 2024 ». Désormais, la cheffe d’entreprise souhaite s’ouvrir au Moyen-Orient, « parce que j’ai l’avantage de parler arabe et anglais », précise-t-elle, et elle rêve s’ouvrir au milieu du cinéma. « J’essaye depuis de nombreuses années de faire quelque chose avec le Festival de Cannes et tous les à-côtés, ou encore Netflix ».

La HV Touch

Conseil RP

Une dizaine d’appels en une heure, autant de SMS et de messages whatsapp, venant de trois attachées de presse différentes, pour une seule et même interview (celle du directeur de Manpower France, à lire en « À l’affiche ») : il n’y a pas à dire, les agences RP parisiennes savent y faire pour mettre la pression sur les journalistes pour tenir leurs objectifs. C’était lors de la REF à Paris, ce 28 août. À force d’appels, j’ai trouvé un créneau pour l’interview.  

La phrase

«  Pour recréer de la confiance auprès des citoyens, il faut un récit, basé sur la production, que ce soit la production industrielle ou énergétique. Tout en montrant qu’on peut concilier les enjeux, sans opposer les différentes communautés et les acteurs. On vit un moment (politique, ndlr) de surenchères. Il faut garder la tête froide. Le pays est en difficulté budgétaire. L’environnement géopolitique est très mouvant. La solution, c’est la France de la production et l’Europe de la production, face aux États-Unis, à la Chine, à la Russie. Pour y parvenir, de la nuance est requise. La nuance prend plus de temps mais la division, c’est la perte de sens. »

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, face à la délégation du Medef Occitanie, le 27 août à la REF 2025 du Medef, à Roland-Garros.

On s’en fout

Ça fait des journées harassantes, ce déplacement de deux jours, les 27 et 28 août à la REF (Rencontre des Entrepreneurs de France), organisée cette année à Roland Garros, aimable complexe tennistique parisien. Des levers à 4h30 du matin, pour finir, avec la délégation patronale Occitanie, dans un pub de Saint-Germain à minuit passé, à discuter IA, valeur travail, foot et François Bayrou. Sans même le temps de publier une vidéo à sa gloire sur les réseaux sociaux : quel échec. Un rythme en pente raide, mais au moins, on est tout de suite dans le bain de la rentrée. L’actualité politique et économique, anxiogène à souhait, y contribue. On a connu des REF plus apaisées.  

Chauffés à blanc et au vin blanc, les dirigeants naviguent entre ras-le-bol – « De plus en plus de patrons vendent leur affaire, et partent en Thaïlande ou ailleurs » ; « J’en ai franchement marre. Dès que je peux, je bazarde pour aller vivre à la campagne » – et discours plus que jamais offensif. « Di Crescenzo Premier ministre ! », clament certains, au passage du Toulousain Alain Di Crescenzo, président de CCI France. L’intéressé sourit, tout en déclinant poliment cette nomination improvisée issue de ses rangs. « Et pourquoi ne ferions-nous pas grève, nous aussi, le 10 septembre ?, lâche une dirigeante. Les patrons ont d’autres angoisses que celles des salariés, mais au final, les problématiques sont partagées. C’est cruel, ce qu’on est en train de vivre, aussi bien du côté des salariés que des chefs d’entreprises. Aujourd’hui, beaucoup sont perdus et ne savent pas où ils vont. » Le lendemain, un directeur de thermes me confie son aptitude à déceler les mensonges sur les CV et les diplômes, et ses méthodes pour faire passer à table les candidats (internes, pour une promotion, ou externes, pour un recrutement) trop malicieux. Savoureux.  

Pour rester sur les bonnes résolutions de rentrée, je résiste à la valse des desserts. Et je joue de mon double-rôle, à la fois journaliste indépendant et employeur (Agencehv comptant 4 salariés). On s’en fout ? Pas si sûr.  

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Nos copains ont des idées

En tant de crise, savoir rester attractif

Augustin Valero
Augustin Valero, directeur associé de Florian Mantione Institut RH ©DR

En cette rentrée économique explosive, Augustin Valero dévoile les métiers en tension en Occitanie, avec des bonnes pratiques pour les PME. Il s’inquiète d’une instabilité politique qui semble s’inscrire dans la durée.

En temps de contraction de l’activité économique, reste-t-il des métiers en tension, c’est-à-dire qui peinent à recruter ? La réponse est : oui ! C’est le cas par exemple dans l’informatique, le développement logiciel, les chefs de projet informatique ou la cybersécurité. Dans le BTP, pourtant durement touché par la baisse de son marché, les besoins de recrutement sont là, et les postes peinent à être pourvus : ingénieurs, dessinateurs dans les bureaux d’études, projeteurs, conducteur de travaux.
En revanche, beaucoup d’agents immobiliers et de directeurs d’agences se remettent sur le marché de l’emploi, après l’arrêt brutal de projets de construction et la fragilisation de certaines franchises. Alors que la gestion immobilière, avec l’évolution des syndics et l’intégration de l’IA dans les process, reste attractive.

Les fonctions commerciales sont également des postes difficiles à pourvoir. La vente en ligne s’impose de plus en plus, mais lorsqu’il s’agit d’aller sur le terrain, les candidats se font plus rares ! Dans la région, nous observons aussi des tensions sur les postes d’experts-comptables, de cadres de santé dans le médico-social, et, selon les territoires, les ingénieurs dans l’industrie et l’énergie.

Ces tensions s’expliquent par le manque de compétences disponibles, mais aussi par la manière dont les entreprises recrutent. Le rapport de force a bel et bien changé. Les candidats se demandent : « Que m’apporte cette entreprise ? Que va-t-il se passer quand je la quitterai ? Aurai-je acquis de nouvelles compétences, une meilleure image sur le marché du travail ? »
La marque employeur n’est plus un slogan : c’est une condition de survie pour le recrutement. Cela passe par une autre façon de vivre l’entreprise, en termes de flexibilité, de formation… Si les grands groupes se sont appropriés ces enjeux, les PME accusent un retard. Beaucoup restent sur un modèle ancien : un poste est à pourvoir, donc je publie une offre. Or, il ne faut pas attendre d’avoir un besoin urgent pour se mettre en chasse. Vous prendrez entre un à deux mois pour trouver le bon profil, soit une réactivité insuffisante. Le recrutement doit être une stratégie continue : anticiper, cultiver un vivier de talents même en l’absence de besoins immédiats, investir dans la formation, offrir des perspectives… Et communiquer dessus !

On ne voit plus le bout de l’instabilité

Instabilité politique, annonces anxiogènes, baisse des financements publics… Les signaux économiques négatifs se multiplient depuis un an. Le vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre, et la perspective d’une censure du gouvernement Bayrou, inquiètent les entrepreneurs. Les startups peinent de plus en plus à lever des fonds, par exemple dans le domaine des mobilités. Si les investisseurs misent moins sur l’économique, c’est parce que la vision moyen et long terme fait défaut. Les temps politiques et économiques sont de plus en plus différents. On l’a senti lors de la REF (Rencontre des Entrepreneurs de France) du Medef à Paris la semaine dernière – Montpellier accueillera sa propre REF le 10 septembre à Mauguio (34).
Le plus inquiétant est que l’on ne voit pas le bout de cette instabilité. Je ne vois aucune proposition politique pour développer l’activité des entreprises. La proposition de supprimer deux jours fériés, c’est du bricolage ! Qui détériore de surcroît la relation entre salariés et patrons.
Dans ce contexte dégradé, les dirigeants ralentissent leurs projets de développement et leurs recrutements. Le phénomène touche aussi les candidats potentiels : les salariés en poste y restent. Ils font preuve de moins d’audace, ce qui casse la dynamique.
Les pouvoirs publics doivent envoyer des signaux clairs. Tant que l’on ne donnera pas aux acteurs économiques les moyens et la confiance pour aller de l’avant, la situation restera bloquée.

Prochaine « Tribune partenaire » de Florian Mantione Institut RH : semaine du 6 octobre

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Ça pousse

Ils et Elles bâtissent nos villes

Roquemaure (30) : 6,3 M€ dans un nouveau centre de secours du SDIS

sdis gard
©DR

Le projet du futur centre de secours de Roquemaure, dans le Gard rhodanien, est dévoilé ce 28 août, au lieu-dit « La Saumière », situé route de Nîmes, informe le SDIS du Gard. Ce dernier représente un investissement de 6,3 M€ pour une surface bâtie de 1.680 m² sur un terrain d’1,3 hectare mise à disposition par la commune. La maîtrise d’ouvrage est confiée au promoteur immobilier montpelliérain Himmog et l’architecture est assurée par Ateliers A+ (Montpellier). Ce nouveau bâtiment doit remplacer la caserne actuelle, installée rue Carnot depuis 1982 dans un édifice datant des années 1960, devenu inadapté aux besoins opérationnels. Malgré des travaux d’agrandissement en 2007 et en 2023, les locaux restent trop exigus, difficiles d’accès et partiellement vétustes, indiquent les pompiers.  
À Roquemaure, les 70 sapeurs-pompiers, professionnels et volontaires, réalisent environ 1.000 interventions par an, pour une population défendue de 12.500 personnes.  

Pour permettre l’accès au futur site, la commune de Roquemaure et le conseil départemental du Gard, gestionnaire de la route départementale concernée, signent une convention de co-maîtrise d’ouvrage. Le bureau d’études TECTA, basé à Baillargues, est chargé de concevoir ces aménagements routiers. 

J’en apprends plus ici

« Être près de l’autoroute, c’est un gain de temps non-négligeable pour atteindre les communes et zones où un sinistre se déroule », assure auprès d’Ici le colonel Thierry Carret. « Ce sera un bâtiment fonctionnel et qui restera frais l’été, avec une isolation thermique à l’intérieur », précise Gilles Gal, architecte en charge du projet, à Objectif Gard. Les délais de construction sont estimés entre deux et trois ans. 

La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire général sous-préfet du Gard, Yann Gérard, du conseiller départemental du canton de Roquemaure Patrick Scorsone, du président du conseil d’administration du SDIS du Gard Alexandre Pissas, de la maire de Roquemaure Nathalie Nury, et du colonel Thierry Carret, directeur départemental par intérim du SDIS.  



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Au marché

Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.

APPELS D’OFFRES

Occitanie

BTP 👷‍♀

Occitanie Est 

Montpellier Méditerranée Métropole lance un avis pour les travaux de réalisation de cheminements piétons cycles entre Montpellier Gare Sud de France et l'Agglomération du Pays de l'Or. 

Territoire 34 lance un avis pour la mission de CSPS pour l'extension d'Alco 2 à Montpellier. 

Montpellier Méditerranée Métropole lance un avis pour les travaux d'installation d'équipements de signalisation lumineuse tricolore et contrôle d'accès sur son territoire. 

SA3M lance un avis pour la refonte de la chaufferie du CHU et raccordement au réseau de chaleur Nord Alco. 

La Ville de Valras-Plage lance un avis pour la mission de maitrise d'œuvre d'aménagement urbain, voirie et réseaux divers (VRD). 

La communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris lance un avis pour la mission AMO pour réhabilitation d'un espace dunaire urbain : canalisation du public et solutions fondées sur la nature, sur 2 sites situés sur la commune d'Argelès-sur-Mer. 

Le syndicat mixte de la Tet – Bassin Versant lance un avis pour l’accord-cadre sur des investigations géophysiques, géotechniques, piézométriques et études associées. 

La société d’équipement de la région montpelliéraine lance un avis pour la réalisation de l'exutoire du bassin de rétention des lots 224 et 225 de la Zac Euromédecine. 

TaM lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour des travaux de reprise des revêtements, de remplacement des appareils de voie et des rails. 

Le Crous Montpellier-Occitanie lance un avis pour la réfection des réseaux (EU-AEP-GAZ-FIBRE) de la cité universitaire Moulin à Vent à Perpignan. 

La commune des Angles lance un avis pour la mission de maîtrise d'œuvre pour des travaux de réhabilitation de l'ancien bâtiment de La Poste et de son logement attenant. 

La mairie de Béziers lance un avis pour le projet de construction d'une école dans un ancien chai viticole, mission de programmation architecturale et d'assistance à maitrise d'ouvrage. 

La commune de Saint-Gilles lance un avis pour le réaménagement de ses voiries rurales. 

Occitanie Ouest 

VNF Toulouse lance un avis pour l’accord-cadre de maîtrise d'œuvre relative à la réalisation de travaux de restauration de berges sur le canal du Midi et ses embranchements. 

La Ville de Toulouse lance un avis pour le concours pour l'attribution d'un marché négocié de maîtrise d'œuvre : réhabilitation et transformation en bassin nordique de la piscine Chapou. 

Toulouse Métropole lance un avis pour les travaux de création d'une voie verte le long de la M63g. 

La communauté d'universités et établissements de Toulouse lance un avis pour les prestations de maîtrise d’œuvre et d’assistance à maîtrise d’ouvrage concernant des opérations d’aménagement urbain sur le Campus de Rangueil. 

La SPL Arac Occitanie lance un avis pour la restructuration et la rénovation énergétique du Lycée Jean Vigo à Millau. 

La commune de Canals (82) lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour l'extension et l'aménagement de l'école. 

La mairie de Lavit-de-Lomagne (82) lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour la réhabilitation d'un bâtiment communal en une micro-crèche et 2 logements. 

Communication 📣

Eau / Assainissement 💧

Occitanie Ouest 

La communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées lance un avis pour les services d'élaboration d'un diagnostic, schéma directeur d'eau potable et PGSSE. 

L’ASA d’irrigation d’Orthez lance un avis pour la modernisation des équipements d'irrigation. 

Éclairage public 💡

Occitanie Ouest 

La direction interdépartementale des routes du Sud-Ouest lance un avis pour le renouvellement de l'éclairage du tunnel de Foix et de l'éclairage de renforcement du tunnel de Saint Béat-Lez. 

Environnement 🌳

Occitanie Est 

La SEM ARAC Occitanie lance un avis pour une étude de pollution. 

Formation 📚

Occitanie Est 

L’EID Méditerranée lance un avis pour une formation de télépilote de drones. 

Services 📋

Occitanie Est 

Le conseil départemental de l’Hérault lance un avis pour la fourniture et l’entretien de la signalétique des bâtiments départementaux. 

Le SDIS 66 lance un avis pour la fourniture d'habillement et d'équipement de protection individuelle pour les sapeurs-pompiers. 

Occitanie Ouest 

Le Département de Tarn-et-Garonne lance un avis pour la fourniture de matériaux de construction. 

Le centre hospitalier des Vallées de l’Ariège lance un avis pour l’entretien des espaces verts du Chiva et de ses sites externes. 

ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ

La mairie de Castelnau-le-Lez attribue le marché de service de nettoiement des espaces publics à Société Méditerranée de Nettoiement. Valeur totale du marché : 4 598 000 euros.

La commune de Saint-Gilles attribue le marché de nettoiement et propreté urbaine à SAS Silim Environnement. Valeur totale du marché : 2 400 000 euros.

La régie municipale d'électricité de Toulouse attribue le marché de conception-réalisation d'une centrale de production d'électricité photovoltaïque sur ombrières sur les parkings du Zénith de Toulouse à Ineo Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon et Heliowatt. Valeur totale du marché : 5 257 730,76 euros.

Le Grand Narbonne attribue le marché de conception-réalisation portant sur le réaménagement et la rénovation de l'équipement sportif Espace de Liberté à Narbonne au groupement SOGEA SUD BATIMENT/LEONARD ARCHITECTURE/BE2T/ADRET/CD2I/SERIAL ACOUSTIQUE/PER INGENIERIE/SPIE BUILDING SOLUTIONS/HERVE THERMIQUE. Valeur totale du marché : 18 453 345,96 euros.

La commune de Jonquières Saint-Vincent attribue le marché de construction d'un groupe scolaire à Jullian et Cie et Gaia Travaux Spéciaux. Valeur totale du marché : 5 664 433 euros.

La communauté d'agglomération Béziers Méditerranée attribue le marché de travaux de renforcement de l'alimentation en eau des communes du Sud à Brault Travaux Publics, Subterra et au groupement Captraro&Compagnie / All Automation / Campagnol. Valeur totale du marché : 5 673 728 euros. 

Plus de marchés ici

La SPL 30 attribue le concours restreint de maîtrise d'œuvre pour la réhabilitation et l'extension des programmes d'hébergement et fonctions supports dans le cadre de la mise en œuvre opérationnelle du schéma directeur pour la mutation du Centre Sportif du Gard à Méjannes-le-Clap au groupement COCO ARCHITECTURE (mandataire) / BETREC IG / COBAT-BRUGEL MARC / COBAT RODOLPHE CUNY / FONDASOL / SEIRI / ATBE / AUDITORI HOME ACOUSTICIENS / INGECOR / PETILLON Paysage & Urbanisme (Atelier TOMBOLO) / FACILE ERGONOMIE. Valeur totale du marché : 6 165 000 euros. 

Le Sdis 66 attribue le marché d'étude de faisabilité pour l'aménagement et l'agencement global du site de Perpignan Nord à A2MO. Valeur totale du marché : 24 600 euros. 

Le SDEHG attribue le marché de grands travaux à ETPM, Citeos, Ineo... Les autres titulaires sont à consulter ici. Valeur totale du marché : 15 894 150 euros. 

La mairie de Tarbes attribue le marché de prestations de nettoyage de bâtiments et parkings au Groupe APR et à MPA Nettoyage. Valeur totale du marché : 320 000 euros. 

La commune de Villecomtal-sur-Arros (32) attribue le concours restreint de maitrise d'œuvre pour la construction et la réhabilitation de bâtiments et d'espaces publics permettant la vie intergénérationnelle au cœur du village à UNI Architecture. Valeur totale du marché : 207 163,5 euros. 

Le Grand Narbonne attribue le marché de travaux de création, réhabilitation de branchements et réparations de fuites, casses, sur les réseaux EU, EP et AEP au groupement SAUR/CISE TP, à Cats, SDRA.TP... Les autres titulaires sont à consulter ici. Valeur totale du marché : 12 000 000 euros. 

Le Syndicat mixte du bassin Célé Lot Médian attribue le marché d'étude et maîtrise d'œuvre pour la conception des ouvrages de protection contre les inondations de Lafarrayrie, Sainte-Claire et la protection du village de Ceint-d'Eau à Artelia. Valeur totale du marché : 350 070 euros. 

Le Conseil départemental de l'Hérault attribue le marché d'entretien des espaces verts des sites et domaines à Cedre Espaces Verts et ID Verde. Valeur totale du marché : 3 800 000 euros. 

La Ville de Canet-en-Roussillon attribue le marché du plan de rénovation dans les écoles de la ville à Athaner Batiment Renovation, Conforalu, Climatisation Et Chauffage Ibanez... Les autres titulaires sont à consulter ici. Valeur totale du marché : 321 441,36 euros. 

L’agenda

Vos événements en Occitanie.

Lundi 8 septembre :

Afterwork "lundis CCI" sur le thème "L'IA et son impact sur la société" à Sète. Informations ici et inscription là.

Mardi 9 septembre :

Rencontres économiques Montpellier - Maroc, organisées par Montpellier Méditerranée Métropole à l'Opéra Comédie. Plus d'infos et inscription ici.

Mercredi 10 septembre : 

Rencontres des Entrepreneurs de France organisée par le Medef Hérault Montpellier au Domaine des Grands Chais à Mauguio (34). Tout savoir ici.

Jeudi 11 septembre : 

« Cafés de la Création : Devenir entrepreneur », organisé par le Crédit Agricole du Languedoc, de 9h à 11h30 au Café Riche (place de la Comédie, Montpellier). Plus d'infos et inscription ici.

Mardi 16 septembre :

« La rentrée des réseaux », organisée par la CCI Hérault, de 14h à 20h à l'Hôtel du Département de l'Hérault (Montpellier). Plus d'infos et inscription ici.

1re « Rencontre territoriale pour la rénovation énergétique des bâtiments publics », organisée par la Maison de l'architecture Occitanie Méditerranée, à l'ENSAM. Plus d'infos et inscription ici.

Conventions d'affaires organisées par FAIR au pôle Réalis à Montpellier pour mettre en relations des entreprises engagées et des financeurs solidaires/à impact. Plus d'infos ici.

Jeudi 18 septembre :

Débats d'Élixir : « Comment appréhender les nouvelles tendances ? », organisé par Midi Events dans le Gard (lieu à définir). Inscription ici.

Rentrée solennelle de Montpellier Management à partir de 18h30 à l'Espace Richter. Inscription ici.

Les rendez-vous de l’eco “Le financement haut de bilan” organisés par ADOCC, de 9h30 à 12h30, à la Maison de Ma région (Auch). Informations ici et inscriptions là.

Afterwork Montpellier In Space "Le vivant dans l'espace" organisé par Aerospace Valley à la CEMD (Montpellier). Plus d'infos ici.

Vendredi 19 septembre : 

Rentrée économique de la CPME Gard, à 8h, au Ciel de Nîmes (place de la Maison Carrée, Nîmes). Plus d'infos et inscription ici.

Du lundi 22 au samedi 27 septembre :

La mêlée numérique, festival du numérique de l'innovation en Occitanie à Toulouse. Tout savoir ici. Inscription gratuite là.

Jeudi 25 septembre :

Table ronde “Le financement Haut de bilan”, organisée par AD'OCC, de 10h à 12h30, à la Pépinière Gigamed à Bessan. Inscription ici.

Les rendez-vous de l’eco “Le financement haut de bilan” organisés par ADOCC, de 9h30 à 12h30, à la pépinière d’entreprises Gigamed (Bessan). Informations ici et inscriptions là.

Vendredi 26 septembre :

7ᵉ édition du salon des Communes et des Intercommunalités de l'Hérault au Parc des Expositions de Béziers. Tout savoir ici.

Du dimanche 28 au mardi 30 septembre : 

Green Destinations Congrès organisée par Montpellier Méditerranée Métropole et le CRTL au Corum de Montpellier. Les informations ici et la billetterie là.

Plus d'événements ici

Jeudi 2 octobre : 

Rentrée d'Agri Sud-Ouest Innovation organisée par Montpellier Méditerranée Métropole sur le thème "Comment l'IA transforme concrètement les filières agricoles et agroalimentaires ?". Plus d'informations ici.

Jeudi 2 et vendredi 3 octobre :

Congrès annuel de Domaines Skiables de France au stade Ernest-Wallon à Toulouse. Tout savoir ici.

Vendredi 3 octobre : 

Colloque de Transmission-Reprise, de 9h à 18h au Domaine du Grand Puy à Montpellier. Plus d'informations ici.

Jeudi 9 octobre : 

Débats d'Élixir : « Comment s'affranchir de la loi Évin ? », organisé par Midi Events au siège de Midi Libre (Saint-Jean-de-Védas). Inscription ici.

Lundi 13 octobre :

L’Hexagone Tour, organisé par Interstis en tant que lauréat France 2030, fait étape à Toulouse à 9h30 à La Cité. Inscription ici.

Mardi 14 octobre :

Le RDV des Relayeurs “Transmission reprise d'entreprise”, organisé par la CCI du Lot, de 10h30 à 14h, à Figeac (46). Plus d’informations ici et inscriptions là.

Jeudi 16 octobre : 

« Les rencontres de l’innovation technologique du CEA à Bagnols-sur-Cèze », organisées par Ad'Occ. Plus d'infos ici, et inscription là.

« Réno vers le futur », organisé par Envirobat Occitanie à La Forêt Électrique (Toulouse). Plus d'infos et inscription ici.

Mardi 21 octobre :

Table ronde « Toulouse et l'industrie, l'amour toujours ? », organisée par le Club des industriels de la région toulousaine, à 18h30 au Manoir du Prince à Portet-sur-Garonne (31). Plus d'infos ici.

Vendredi 7 novembre :

4ᵉ édition du salon des Communes et des Territoires de l'Aude à Limoux. Plus d'informations ici.

Colloque « L'œnotourisme : de la préservation à la valorisation, un levier pour fédérer les territoires viticoles », organisé par l'Anev à Toulouse. Plus d'infos ici.

Jeudi 13 novembre : 

Débats d'Élixir : « L'eau : une ressource vitale pour le vin », organisé par Midi Events au siège de L'Indépendant. Inscription ici.

Jeudi 13 et vendredi 14 novembre :

Forum Dev&Co 2025, organisé par le CNER, AD’OCC, Blue Invest et l’Agence de Développement et des Transitions, à partir de 8h, au Corum à Montpellier. Plus d’informations ici et inscriptions là.

Vendredi 14 novembre :

5e Rencontres de l'ORT Occitanie sur le thème « Transport et climat : convergeons vers un futur soutenable », de 9h30 à 13h au Centre international de conférences de Météo-France (Toulouse). Plus d'infos là.

Lundi 17 novembre :

Afterwork réseautage "lundis CCI" sur le thème à Sète. Informations ici et inscription là.

Jeudi 27 novembre : 

Débats d'Élixir : « L'oenotourisme est-il la solution ? », organisé par Midi Events aà Pays d'Oc (34). Inscription ici.

Jeudi 18 décembre : 

Débats d'Élixir : « La recherche est-elle optimiste ? », organisé par Midi Events au siège de Midi Libre (Saint-Jean-de-Védas). Inscription ici.

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Newsroom

L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :

JOURNALISME

Pour Les Échos :

  • Enquête sur l’impact du narcotrafic dans le développement des commerces 'de façade'.
  • Aude : après les incendies, comment les entreprises s'adaptent-elles ?

Pour ToulÉco :

  • Contribution au supplément Immobilier

BoisMAG :

  • Enquête « la construction bois », parution en septembre.

 

RÉDACTIONS

Occitanie News (Région Occitanie) : pour septembre 2025 , articles sur la filière de la défense et sur la création documentaire en Occitanie. La newsletter Occitanie News de juillet est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.

Profils Systèmes : quatre reportages pour le prochain magazine Signature : Hôtel Horizon Massane (Baillargues) ; Bâtiment Etic (Cambacérès, Montpellier) ; Transformation d'une bastide provençale en villa contemporaine ; La stratégie du couple Tuffery (jeans).

Magazine l'Occitan : pour septembre 2025, co-rédaction avec Métropolitain et Laurent Blondiau d'un magazine papier portant sur l'actualité économique de la région.

HV EVENT

« Mobilités : l’heure de l’action », courant novembre au Domaine du Grand Puy à Montpellier. En partenariat avec la Banque des Territoires Occitanie et Vinci Autoroutes.  

 

ANIMATIONS

10 septembre : REF Montpellier, à Mauguio (34) avec l'interview de Patrick Martin, président du Medef.

16 octobre : débat Robert Ménard / Julien Dray (Cercle Mozart Montpellier).

13 et 14 novembre : Forum Dev&co-CNER (Fédération nationale des agences de développement économique), Corum de Montpellier. Coanimation avec Priscille Lacombe.

Ad’Occ, tournée 2025 ‘Entreprenez en Occitanie’ :
. 18 novembre à Alès (30)
. 20 novembre à Perpignan (66)

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