Après que son entreprise NG a été liquidée fin 2024, le promoteur immobilier héraultais Cédric Gonzalez prend un aller simple pour Dubaï, afin d’y tenter une nouvelle aventure, toujours dans l’immobilier, indique-t-il sur ses réseaux sociaux. À la question « Pourquoi partez-vous ? », il répond aux Indiscrétions : « La question à se poser est plutôt : ‘Pourquoi rester ?’ Pourquoi continuer à faire ce métier en France, alors qu’il est totalement mort. Comment tenir l’équation économique d’une opération, quand il faut produire 60 à 70 % de logements sociaux ou parasociaux ? À Dubaï, je vais juste essayer de faire mon métier. Je parle avec des dizaines de promoteurs immobiliers français, qui partent aussi, ou arrêtent, sont en dépression, craquent, pleurent, licencient, n’arrivent plus à payer leur crédit et leurs salariés, ou qui se mettent salariés chez des promoteurs plus gros qui ont encore un peu d’argent. C’est la pire crise qu’on n’ait jamais connue, et ce n’est que le début. Si on rajoute la dette du pays, une politique difficilement compréhensible, une tendance générale à l’autocongratulation de gens qui pensent avoir la science infuse… Je pense que notre pays est fichu (il dit « fichu » deux fois, ndlr). Le pouvoir d’achat stagne, les ouvriers et les employés n’arrivent pas à se loger, le travail n’est pas valorisé. Et travailler n’est pas valorisant. Il faut travailler 35 heures et pas plus, sinon vous êtes vu comme un capitaliste, et donc mal vu. Il y a trop de dogmatisme. C’est la chute de l’empire romain. Bon courage à celui qui souhaite le relever. »
> Sur le même sujet : « NG en redressement : le cri de colère du fondateur, Cédric Gonzalez », Les Indiscrétions du 21 octobre 2024, en cliquant ici ; « Le promoteur toulousain Carrère Occitanie en redressement », Les Indiscrétions du 27 janvier, à croquer là.
Cédric Gonzalez, tente Dubaï (et dit pourquoi)
15 juillet 2025