L’arrêté municipal pris par Jean-Paul Fournier, maire (LR) de Nîmes, refusant à la société Nemau – dirigée par Rani Assaf, président du Nîmes Olympique – le permis de construire pour la création d’un nouveau stade de football, entouré d’un nouveau quartier, est confirmé comme étant légal par la cour administrative d’appel de Toulouse, informe cette dernière sur son site internet le 22 avril.
« Le futur ensemble commercial devant développer une surface de vente nouvelle de 4.695 m², un permis de construire valant autorisation d’exploitation commerciale était nécessaire », explique la cour. Cette dernière justifie cette décision par « une offre commerciale de son projet qui ne constituerait qu’une offre de proximité limitée à la satisfaction des seuls besoins des habitants du nouveau quartier et des personnes y travaillant », abordant également des effets négatifs sur le commerce du centre-ville, ainsi qu’une circulation délicate aux abords du site.
En novembre 2022 et septembre 2023, la commission nationale d’aménagement commerciale, saisie par des associations de défense des commerçants, avait déjà rendu successivement deux avis défavorables contre ce projet, rappelle La Gazette de Nîmes. Le projet englobait la création du nouveau stade, créé sur le site du stade actuel des Costières, comprenant 4 tribunes couvertes et pouvant accueillir 15.000 personnes, avec un toit-terrasse permettant de faire le tour de l’enceinte et de s’y restaurer. Quant au quartier l’entourant, il devait regrouper des bureaux, hôtels, restaurants, écoles, logements et commerces. La livraison du stade était prévue pour 2025, et celle du quartier autour en 2026, avec un investissement qui était chiffré à 200 M€.